TEST – MotoGP 22

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Depuis plus d’un an maintenant, les dernières consoles promettent de nous en mettre plein les yeux. Qui n’a pas entendu parlé de ray-tracing et des décors à couper le souffle ? Pour profiter de la puissance de la Xbox Series X, j’ai voulu essayer MotoGP 22. Pour mon premier passage sur circuit avec la saga désormais culte de Milestone, j’ai pu en voir de toutes les couleurs. On vous donne toutes nos impressions sur le jeu de simulation !

Les bases de MotoGP 22

On va le répéter de suite : MotoGP 22 est un jeu de simulation. Il faut bien comprendre par là que la physique du jeu se veut proche de la physique présente sur Terre. Au temps dire que vous allez pas pouvoir laisser l’accélérateur à fond comme sur un Mario Kart. Ici, il vous faudra penser à serrer les freins avant chaque virage. Milestone a voulu se rapprocher réellement très près des sensations réelles du pilotage d’une moto. Cela signifie que chaque mauvaises décélération entraînera une sortie de virage. Et une sortie de virage vous mènera bien souvent à une chute spectaculaire.

Pour éviter cela, il vous est possible de gérer complètement les réglages de votre machine. Tout les réglages que vous pourrez choisir passent par du changement de pièce mécanique. Un freinage plus puissant ? De nouvelles plaquettes. Mais qui dit plaquettes différentes dit également différence de niveau de chauffe et d’efficacité. Ce qui implique de connaître ce point de chauffe et de savoir comment l’atteindre … Ou l’éviter ! On en arrive donc très rapidement à un jeu qui est très technique.

Mais pour vous permettre d’apprendre comme il se doit à monter sur ces monstres de 240 chevaux, vous allez pouvoir passer par plusieurs stades intermédiaires. Bien souvent, on commencera par le plus petit cylindré avec des compétition de Moto3. Ces petites motos se veulent ultra-légère mais également moins véloce. Idéal pour apprendre à prendre ses virages et découvrir les circuits. Si le Moto3 vous ennuie, vous pourrez monter d’un cran vers les Moto2. A mi-parcours, ces petits monstres disposent de 140 chevaux en moyenne pour vous faire toucher dans les virages et bombarder en ligne droite. Enfin, il y a le Graal. La MotoGP. 240 chevaux, 362,4 km/h maximum l’an dernier. Ces bécanes vont bien souvent plus vite qu’un TGV… Et sont donc également plus compliquée à maîtriser.

Ces trois classes de moto sont tirés du championnat officiel de MotoGP. Dans ce dernier, on trouve également la catégorie MotoE, présente depuis maintenant 3 ans. Jusqu’à présent, on avait des moteurs thermiques. Désormais, faites place à l’électrique. Alors oui. Pour grand nombre de motard, une moto, c’est avant tout un son et un moteur qui ronronne. Mais la présence d’un championnat mondiale de moto électriques de pointe peut permettre de faire des avancées majeures sur cette technologie. Alors on peut regretter l’absence de cette gamme de moto qui était pourtant présent en 2020 tant les sensations doivent être différentes à cause des particularité des moteurs électriques.

Le mode le plus emblématique : la Carrière

Au cours de vos parties sur MotoGP, vous allez sans aucun doute vous lancez dans le mode Carrière. Ce dernier vous met plus encore dans la peau du pilote. En plus de devoir gérer vos week-end de course, vous devez également gérer votre équipe. Pour cela, avant de vous lancer dans les stands et de démarrer votre course, vous allez pouvoir choisir quel type de course vous comptez lancer. On reprends les éléments plus au dessus, vous pourrez vous lancer en Moto3, Moto2 ou encore MotoGP. Une fois la puissance définie, vous allez pouvoir choisir le nombre de courses auxquels vous voulez concourir. Cette option permet à ceux qui sont déjà familiarisé avec MotoGP de passer plus rapidement les phases de Moto3 et Moto2. Au minimum, il est possible de faire une saison de 9 courses.

Au cours de cette saison, vous allez donc pouvoir choisir votre agent. ce dernier est responsable de vous négocier un contrat avec les différentes écuries. On pourra potentiellement regretter qu’en début de carrière, les trois contrats de base sont à peu près identiques. Tous les contrats demande à se classer dans les 10 premiers, et vous rapporteront sensiblement la même chose. En plus de celui-ci, vous allez pouvoir recruter deux chefs d’équipe technique. Chacun dispose de différentes compétences et va influencer les avancés que vont pouvoir faire vos équipes techniques. Ainsi, il vous faudra jongler entre les différents profils afin de pouvoir harmoniser votre équipe, mais également compléter les améliorations qui s’adapteront le mieux à votre façon de jouer.

Le mode carrière est pour moi le plus intéressant car il permet vraiment de suivre son évolution sur différentes courses. Que ce soit au sein du même week-end ou encore au cours de la saison, on remarque facilement les différences de niveau entre le début d’une session de jeu et la fin. Comme pour une vraie course, il faut quelques temps pour s’échauffer, puis réussir à garder la concentration tout du long. Personnellement, je trouve que l’IA du jeu est très exigeante. Si à cela vous rajoutez la gestion des pneumatiques, et celle de l’essence, vos courses prendront une toute autre tournure où vous chercherez à économiser votre carburant et vos pneus afin de ne pas tomber à sec au cours du week-end.

Les autres modes de jeu

Vous l’avez sans aucuns doute devinez, il existe également d’autres mode de jeu. En plus du mode carrière, il est possible de se lancer dans des courses libres. Vous vous en doutez, le principe est basique. On choisi un circuit, un cylindrée, une moto, on enfourche le tout avec un pilote et c’est parti pour un week-end. Chaque course libre vous permettra donc de jouer les 3 phases d’échauffement, les qualification, le tour de chauffe puis la course réelle.

Mais ce mode libre peut également être joué à plusieurs. Que ce soit en multijoueur en ligne Cross-Gen ou alors en multijoueur local, vous allez pouvoir vous affrontez avec vos amis. C’est là une petite révolution, parce que le multijoueur en écran partagé avait disparu depuis MotoGP 17. Vous allez donc pouvoir jouer à deux sur le même canapé, et retrouver les courses endiablé de votre enfance. A côté de cela, le Cross-Gen peut paraître un peu dommage de nos jours. MotoGP 22 est sorti sur tous les supports hormis Mac et Linux. Il aurai pu être sympathique de pouvoir profiter pleinement de son côté multi-support pour jouer avec tous ses amis au travers le monde.

En plus de ces deux modes, on retrouve l’impressionnant Nine Season 2009. Si vous êtes un fan de longue date de la MotoGP, vous avez sans doute du voir à la télé certaines de ces courses mythiques. Mark Neale, un cinéaste passionné du monde moto a fait un ensemble de niveau qui rendent hommage à la saison de MotoGP de 2009. En vedette : Valentino Rossi. Ce champion souvent vu comme le meilleur pilote de moto signe sa neuvième première place lors de l’édition 2009. Et l’an dernière, il a également officialisé le fait qu’il arrêter la moto pour passer sur quatre roues.

Le Nine Season 2009, c’est en quelque sorte la consécration de son dernier trophée. Ici, vous allez jouer des morceaux de course, toujours en MotoGP, qui se réfère aux courses disputée par l’italien lors de cette saison. Ce sont en quelques sortes des courses à thème qui vous plonge dans le réalisme au plus haut point. Vous démarrerez avec peu de carburant, ou encore un retard à rattraper. Ces objectifs qui se veulent compliqués vous permettent de vous mettre dans la peau du pilote jusqu’à obtenir la fameuse récompense finale. C’est sans aucun doute l’exclusivité de ce MotoGP, celle qui fait de cet œuvre de Milestone quelque chose de réellement novateur vis à vis des autres opus de la saga.

La modélisation des motos

Comme je l’ai dis au début du test, mon objectif principal était de tester les graphismes proposé par la Xbox Series X. Et bien l’on peut dire que je n’ai pas été déçu. Quand on passe les motos en revues, on pourrait vraiment se croire devant chacune d’entre elles. Les motos paraissent comme réelle tant les effets de lumière et le design de chacune est poussé à son paroxysme. Il en va de même lorsque vous roulez. Chaque bosse fait bouger vos suspensions, les éclairages se reflètent sur les lignes de votre machine, vraiment tout fait réel voir mieux.

Toutefois, on remarque une inégalité assez majeure entre les graphismes poussés sur les motos et ceux basiques sur les décors et les pilotes. Les décors restent simples et peu détaillés. On n’en est pas encore à distinguer chaque brin d’herbe. On ne peut pas non plus s’en plaindre : dans la plupart des cas, vous allez avoir les yeux rivés sur votre moto, sur les quelques qui sont autour de vous et vous profiterez du décors lors du replay de fin de course. Et ce constat se remarque également sur les pilotes : leurs faciès sont parfois peu flatteurs pour ces champions. Là encore, quand on sait que vous allez voir uniquement l’arrière du casque, on peut se dire que ce n’est pas non plus si grave.

Le jeu propose plus de 120 pilotes et vous permet de créer votre propre pilote. Petit point positif, la création de votre personnage est très inclusive. Vous aurez le choix entre un profil masculin et un profil féminin. A celui-ci, on peut choisir comment l’on souhaite se nommer. Ainsi, on peut avoir un homme qui est désigné comme “la pilote” à chaque fois. Quand on parlait sur Grow: Song of the Evertree de trois sexes différents, la façon de faire de motoGP permet d’avoir des personnages physiquement différents quelques soient leur appellation.

Parmi les 120 pilotes officiels, on retrouve 70 pilotes historiques dont le fameux Valentino Rossi. Petit point d’attention toutefois, les pilotes ne disposent pas encore des tenues en vigueur pour la saison 2022. Cela peut s’expliquer par le fait que le jeu est sorti deux mois plus tôt et l’on espère que ces derniers vont sortir bientôt avec une mise à jour.

Conclusion

MotoGP22 est sans aucun doute un jeu qui régalera les fans de la série. À mon goût, il est toutefois très difficile pour un néophyte de commencer par cet épisode. Quand bien même vous resterez avec des paramètres complètement assisté et des machines en mode facile, les temps des ordinateurs sont très serrés. Nous sommes loin du Mario Kart avec près de 10s entre les premiers et derniers. Ici les écarts de temps sont de l’ordre du dixième de seconde. De mon ressenti, la moindre erreur m’a semblé fatale. Il faut bien se rendre compte qu’il s’agit là d’un jeu de simulation qui se veut très proche de la réalité. Ainsi, on ne saurait que recommandé un niveau minimal de connaissance de la mécanique d’une moto.

Côté graphisme, certes les personnages ont un visage parfois étrange, mais vous passerez la plus grande partie de votre temps à regarder l’arrière du casque de votre motard. Et ce dernier, comme la moto en elle même est bien modélisé, les reflets sont précis et efficace et nous fait passer un très bon moment.  En sommes, MotoGP 22 est un jeu vraiment génial pour les vrais fans de simulation. Si comme moi, vous aimez monter à moto mais n’avez jamais foulé un circuit, il se peut que le jeu se montre impitoyable. Le cas échéant, MotoGP 22 peut devenir vite très frustrant avec l’impression de stagner et de ne pas réussir à avancer dans les différentes courses.

Comme toujours, je vous laisse profiter des différentes images prises lors de mes tests.

MotoGP 22

0.00
8.7

Note

8.7/10

POINTS POSITIFS

  • Des motos vraiment sublimes
  • Un mode multijoueur local
  • Un jeu inclusif

POINTS NÉGATIFS

  • Sans doute un poil trop dur pour les néophytes en facile
  • Pas de multi-joueur Cross Plateforme
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Luclis

Rédacteur passionné par les RPG et les vieux jeux. Si t'as pas connu la Game Boy Advance et la PlayStation 1, t'as manqué un bon tiers des meilleurs jeux au monde.

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