Test – Grow : Song of the Evertree

Partager sur les réseaux sociaux :


Afin de prendre un petit peu de repos après la campagne éprouvante d’Age of Empire IV, j’ai décidé de me lancer sur un jeu qui me paraissait plus petit et plus simple à jouer. Mon choix s’est donc porté sur Grow : Song of the Evertree qui sortait le mercredi 17 novembre sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch et PC. Après quelques deux semaines de test, je me suis rendu compte que le jeu allait me demander beaucoup plus de temps que ce que j’avais en tête … Et ce qui paraissait être un petit jeu enfantin s’avère en fait être très prenant et intéressant. Sans plus tarder, je vous laisse découvrir mes impressions sur Grow : Song of the Evertree !

L’univers de Grow: Song of the Evertree

Certains d’entre vous ont déjà joué à My Sims, le jeu de construction d’Electronic Arts. Ce dernier, sorti sur Wii, Nintendo DS et Microsoft Windows en 2007, n’a pas un accueil très chaleureux. Et bien Prideful Sloth a voulu remettre le système au goût du jour avec son jeu. Imaginez un pays où tout le monde vit en harmonie avec la nature. Chacun des habitants de ce monde est relié à la nature au travers du Chant. L’arbre Éternel, un arbre gigantesque et magique fourni les ressources nécessaires aux populations en plus du chant. Tout se déroule pour le mieux, les villageois sont heureux et disposent de suffisamment de ressources pour grandir jusqu’à bâtir une ville : Alaria.

Là encore, grâce au travail des Alchimistes, des sortes de jardiniers qui peuvent exploiter l’essence produit par l’Arbre Éternel et son énergie, l’équilibre est maintenu et la ville prospère. Jusqu’au jour où le mal attaque Alaria. Les fans de jeux de mots de mauvais goûts pourraient même trouver là un nom de maladie. Quoi qu’il en soit, ce mal rend les zones difficilement exploitables et des ronces aussi démoniaques qu’énormes forcent peu à peu les habitants à fuir leur ancienne ville. Tous ? Non, bien sûr, un alchimiste résiste encore et toujours face à l’envahisseur romain. Après une bonne nuit de sommeil, vous vous réveillez avec un objectif : planter la nouvelle graine du monde et faire revivre l’arbre éternel.

Ce qui relève jusqu’à présent d’un simple miracle est peut-être réalisable pour vous. En effet, vous êtes le tout premier être à se reconnecter au chant et à réussir à faire pousser quelque chose à la surface de l’arbre monde. Des aventures merveilleuses vont vous ouvrir les portes à mesures que vous  essayerez de repousser le mal et de retrouver la grandeur d’antan d’Alaria.

Le farming …

Et la toute première chose à faire pour repousser ce mal sera de farmer. Dans le jeu comme dans la vraie vie ! Afin d’obtenir des ressources, il vous faudra entretenir votre petit bout de terrain. Chaque graine du monde va littéralement créer un petit monde sur l’arbre éternel. Au début attaqué par le mal, il vous faudra le repousser en coupant, arrachant, cassant les mauvaises herbes, pousses maléfiques ou bloc de pierres. Quand le début du jeu vous fait croire que les journées vont s’enchaîner rapidement, vous aller rapidement déchanté si vous souhaitez compléter tous vos objectifs.

En effet, les mondes sur l’arbre éternels grandissent ! Et à mesure que ceux-ci deviennent plus grands, vous devrez mettre en œuvre encore plus de moyens pour récupérer les essences que vous convoitez tant. Pour cela, il vous faudra user de tous vos outils. Planter des graines et les arroser permettra de faire pousser plantes, arbres et buissons. La hache et le marteaux vont permettre de couper ou réduire en miette des arbres et des cailloux. La canne à pèche et le filet à insectes récolteront les espèces vivantes de votre environnement. Rajoutez à cet attirail une serpe et vous avez les outils du parfait apprenti alchimiste. Il ne manque plus qu’un peu de magie pour que le jeu devienne encore plus féerique : le Chant. À l’aide de votre voix, vous allez pouvoir décupler le travail de floraison de la nature.

Une fois ces essences récoltées, il vous sera possible de créer tout plein de choses. Parmi celles-ci, on trouve de toute nouvelles graines de monde ! Ainsi, une fois que vous aurez fini de remettre votre premier monde à neuf, il vous sera possible d’en refaire encore toute une flopée et bien évidemment de farmer encore plus !

… Mais à quoi il sert ?

Comme vous l’avez compris, il vous faudra donc travailler la terre sans compter. Mais tout ça pour quoi, dans quel but allez-vous vous éreinter toute la journée ? Si vous voulez retrouver la splendeur de l’Alaria d’antan, vous allez bien devoir continuer un moment. En plus de permettre de créer toute sorte de nouvelles graines du monde à l’aide de l’essence, vous récupérerez également du myora. Comme le mako dans Final Fantasy VII, le myora est l’énergie de l’arbre éternel. Avec celle-ci, il vous sera possible d’effectuer divers travaux. Que ça soit pour déblayer un tas de pierre, construire une nouvelle maison ou fabriquer votre première auberge, il vous faudra du myora. Parfois, certains bâtiments vous demanderont également de posséder des essences précieuses voir carrément rares.

Une fois ces bâtiments construits, vous allez pouvoir les personnaliser … Et les faire habiter ! En effet, vous pourrez repeindre l’extérieur de la maison avec trois motifs différents. Il sera même possible d’afficher sur la porte que la maison cherche un colocataire ou encore que le travail recrute activement. Une fois chacun de vos bâtiments construits, il va donc bien évidemment falloir le peupler. Et c’est là que les choses se corsent de nouveaux. Chaque futur citoyen a des aspirations et sa propre personnalité. Aussi, vous ne pourrez pas mettre deux personnes aux caractères diamétralement opposés sous le même toit ! Et gare à mettre une personne à un poste qui ne lui convient pas. Celle-ci s’ennuiera rapidement, et cela se ressentira sur le bonheur du quartier …

Afin que tout le monde soit heureux, il vous faudra donc faire le bon nombre de maisons, trouver un moyen pour que chacun ait un métier où il se plaît le plus et sans aucun doute refuser d’éventuels nouveaux citoyens.

Mais que faire pour se divertir sur Alaria ?

Quand on voit les journées de votre petit personnage, on ne peut qu’être inquiet de sa santé ! Entre le boulot de jardinier récolteur de ressource, d’alchimiste créateur de monde, de maire du village, il faut bien que vous souffliez par moment ! Pour cela, votre jeune héros va se balader dans les différents recoins de la carte. Que ça soit chez les Eternels, ce peuple proche des Mogs, ou dans les grottes d’Alaria, vous allez pouvoir passer de longs moments à découvrir le monde qui vous entoure. Attention toutefois à ne pas en faire trop, passer une certaine heure, votre personnage s’évanouit de fatigue. Il se retrouve alors transporter dans son lit pour passer une bonne nuit de sommeil…

Si toutefois, vous décidez d’explorer votre ville un jour plutôt que de monter dans les branches de l’arbre, alors vous allez pouvoir faire des trouvailles très intéressantes. C’est ici que se cachent les différentes parties du chant qui ont déserté l’arbre éternel avec l’arrivée du mal. Aussi, il vous faudra fouiller des grottes et des donjons remplis d’énigmes à la découverte de différents coffres et autres trésors. Parmi ceux-ci se trouvent les recettes des graines parfaites. Ces dernières vous permettront de créer un monde unique en son genre et bien souvent meilleur que vos tentatives hasardeuses.

On notera toutefois ici la volonté de Prideful Sloth de vous laisser complètement libre. Les graines parfaites sont tout à fait faisables même sans les recettes ! La preuve en est un trophée qui semble toutefois très compliqué à atteindre sans tricher en regardant sur internet ou rechargeant une sauvegarde. Avis aux chasseurs de trophée, la partie s’annonce difficile ! Le reste des trésors seront quant à eux plutôt classiques. Vous débloquerez différents éléments pour embellir vos maisons ou vos personnages.

L’environnement graphique de Grow: Song of the Evertree

Parce que oui, vous allez réussir à embellir le jeu. Tout d’abord vous aurez sans doute pu noter au vu des images que le jeu se veut “mignon”. Le terme abordé est beau, les personnages ont l’air sensibles, il vous est possible de faire votre vie exactement comme vous l’entendez. Et cela commence dès la personnalisation de votre caractère ! Comme dans bon nombre de jeu, vous allez pouvoir personnaliser complètement votre personnage. Il est possible donc d’avoir une fille, un garçon ou encore un être mixte. La présence d’un humain asexué est à mon goût louable et permet d’inclure une population bien souvent ignorée dans les jeux-vidéos. Pour moi Prideful Sloth marque un super point ici. Ce qu’on pourra toutefois leur reprocher est le générateur aléatoire. Quel que soit le sexe que vous choisissez, ce dernier pioche dans tous les éléments possibles.

Vous pouvez donc vous retrouver avec un homme à l’allure d’une femme et vis-versa. J’aurai plutôt eu tendance à imaginer deux tenues distinctes et ce troisième genre afin de piocher dans les  deux. Et là on l’on retrouve une possibilité de choisir son genre, on retrouvera la même chose pour son orientation un peu plus tard dans le jeu. Vous aurez possibilité d’avoir une relation avec différents personnages clés de l’histoire. On vous laisse découvrir jusqu’où cette dernière peut aller par vous-mêmes !

Reste donc le dernier point, celui qui est toujours le plus compliqué à juger : la bande son. Quand dans bon nombre de jeu, celle-ci me parait difficile parce qu’elle reste vraiment en second plan et n’occupe qu’une partie minime de ce que je vis dans le jeu, sur Grow, ce n’est pas la même chose. Ici, le son est fort et omniprésent. Malgré cela, la mélodie reste très belle et accompagne bien le jeu …

Conclusion

Grow: Song of the Evertree fait parti de la petite liste de jeu auquel je compte bien rejouer une fois ce test publié. L’ambiance est vraiment prenante, il faut plusieurs dizaines d’heures pour réellement arriver au bout de l’aventure, et sans doute deux fois plus pour finir le jeu à 100%. Il vous faudra bien sûr être extrêmement patient et prendre tout votre temps pour cela. Mais comme le montre bien l’emblème des développeurs, la patience vient à bout de toute chose. C’est sans doute un peu ce que ces derniers veulent nous faire comprendre avec ce jeu qui me plaît énormément.

La possibilité de choisir comment l’on souhaite remplir nos journées est vraiment intéressante. Certaines fois, vous serez obligés de partir plus sur l’arbre ou la ville. D’autres fois, il vous faudra explorer votre monde en quête d’une suite. Mais dans tous les cas, vous aurez largement de quoi vous occuper sur Grow: Song of the Evertree. Que vous soyez fans des jeux de farming où que vous souhaitez passer un moment détendu, Grow est parfait. On vous rappelle au passage que le jeu est disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch et PC. Et vu son prix de lancement, vous n’avez pas d’excuse pour ne pas tenter l’aventure ! On serait ravi d’avoir votre avis personnel dans les commentaires ou encore d’en débattre ensemble sur nos réseaux sociaux.

Grow : Song of the Evertree

8.7

Note

8.7/10

POINTS POSITIFS

  • Une alternance des journées
  • Un bon jeu de farming
  • Une liberté des actions
  • Un scénario simple, mais efficace

POINTS NÉGATIFS

  • Certains dialogues étranges
  • Quelques petits bugs encore
Qu'en pensez-vous ?
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0

Luclis

Rédacteur passionné par les RPG et les vieux jeux. Si t'as pas connu la Game Boy Advance et la PlayStation 1, t'as manqué un bon tiers des meilleurs jeux au monde.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire