TEST – Selma and the Wisp

Disponible depuis le 4 avril 2016 sur PC, la Switch a l’honneur d’accueillir SELMA AND THE WISP dans son catalogue depuis le 31 Mai 2019. Mais faut-il craquer pour cette sympathique aventure que nous propose le studio indépendant TOUCAN?

Fear of the dark

Dans sa chambre, une petite fille a peur de la créature cachée sous son lit. Le monstre peut-elle la tuer ? Ne vaudrait-il mieux pas suivre ce « brin » de lumière l’invitant à rentrer dans son armoire plutôt que de rester dans cette chambre pleine de dangers ? La jeune fille suit donc la boule étincelante qui est rentrée dans le meuble. La porte se referme derrière elle… Elle se retrouve alors dans un monde obscur où elle n’aura de cesse de suivre cette lumière. La moindre hésitation, le moindre faux pas, et c’est la mort qui l’attend.

SELMA AND THE WISP vous invite donc à contrôler la boule de lumière à l’aide du stick de votre manette afin de faire progresser Selma, la petite fille, tout au long de 10 chapitres où le danger est omniprésent. En effet l’univers onirique du soft nous confronte à des niveaux plein de danger où le « die and retry » est de rigueur.

Vous commencez au beau milieu d’une forêt et traverserez moult décors dont un niveau ayant pour thème les parcs d’attractions façon « ça ». L’esthétique du jeu est très sombre, quasiment monochrome. Wisp incarne souvent la seule source de lumière permettant d’éclairer des passages plein de danger. Mais, si la boule ne se nourrit pas d’un peu de lumière, ou si elle ne trouve pas un « puits de lumière », sa durée de vie est limitée. Si elle s’éteint, plonger dans le noir, le cœur de Selma risque bien d’exploser.

Die hard

Si elle ne meurt pas d’avoir trop peur, les obstacles fatales qui se dressent sur son passage risquent d’avoir raison d’elle. Et des obstacles, il y en a beaucoup. Ainsi, Selma risque de mourir une bonne centaine de fois avant d’arriver à sa destination finale. Électrocutée, transpercée par une lame géante, brulée vive, empalée ou simplement écrasée par une voiture lancer à vive allure, rien n’épargnera la fillette… Avec à chaque fois, un petit message sympathique qui vient commenter sa mort … De quoi perdre la tête… et cela arrive souvent dans SELMA AND THE WISP. Au sens littéral…Oui le jeu est macabre, et l’aventure est ponctuée de petits clins d’œil à l’univers des séries B.

Avec toute cette thématique et son esthétique, l’œuvre du studio Toucan rappelle bien évidemment le chef d’œuvre du studio danois PLAYDEAD, j’ai nommé, LIMBO. Mais si cette dernière œuvre nous faisait tressaillir à chaque mort, ici les morts s’enchainent mais elles nous touchent moins. Peut être est-ce du à la différence de gameplay. Car, ici, il arrive plus souvent de pester après l’attitude de Selma plutôt qu’à cause d’une erreur de notre part. Et cette différence de gameplay permet de s’affranchir de l’ombre de LIMBO pour être une œuvre à part entière plutôt que d’un clone sans âme.

Le gameplay

Si Wisp, le « brin » de lumière que vous incarnez est bleu, Selma vous suivra aveuglément. Si c’est rouge, elle s’arrêtera. A cela rajoute la touche « explosion de lumière » qui vous permet d’interagir avec votre environnement comme pour faire tomber un arbre ou faire tourner un levier. Ce qui vous permettra de triompher des énigmes du jeu.

C’est aussi simple que cela : Selma n’étant juste qu’une sorte de marionnette dont les fils sont rattachés à Wisp.
Dommage qu’il arrive souvent qu’elle ou Wisp se retrouve coincée sans raison apparente, chose qui n’avait pas été prévue par les développeurs. Seule la mort pourra alors nous délivrer des ces bugs. C’est plutôt rares, mais assez rageant. Toutefois comme les checkpoints sont nombreux, cela ne vient pas trop perturber l’avancée dans le jeu. Et l’épilogue de l’histoire arrive très vite… Trop vite… A peine après 5 heures de jeu pour découvrir une fin sujet à interprétations.
Et comme il n’y a pas de passage avec un gameplay ou un visuel vraiment spectaculaire ou marquant, rien ne vous invite vraiment à attaquer de nouveau le jeu tout juste après l’avoir fini.

La version PC et la possibilité de jouer avec une souris semble être plus intéressante que de jouer avec un stick. Il est en effet décevant que ce portage n’ait pas pu profiter d’un gameplay via l’écran tactile et/ou tirer profit de la fonction gyroscopique des manettes de la SWITCH.

Un dernier mot concernant l’ambiance sonore : Les quelques thèmes choisis font le taf: Crée une ambiance qui colle bien à l’aventure. Dommage que les bruitages ne contribuent pas à rendre l’aventure plus surprenante.

Conclusion:

SELMA AND THE WISP représente une sympathique aventure cauchemardesque sur Switch. Sans atteindre le niveau d’excellence qui en ferait un must have, le parti pris visuel et les thèmes musicaux bien choisis sauront satisfaire les joueurs qui veulent vivre une aventure courte, sans se prendre trop la tête et sans se faire vraiment peur. Tout cela pour une dizaine d’euros. Alors? Avez vous envie de partager les cauchemars de SELMA AND THE WISP ? Chez GeekNplay.fr, nous sommes partiellement conquis.

 

Selma and the Wisp

6.6

Note

6.6/10

POINTS POSITIFS

  • Une esthétique réussie
  • Les références et clins d’oeil.
  • Un gameplay original,mais parfois frustrant...

POINTS NÉGATIFS

  • Des énigmes pas très corsées.
  • Une aventure trop courte.
  • Certains bugs

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