TEST – Okinawa Rush

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Avis Okinawa Rush

Après un léger retard dans sa date de sortie, le titre développé par Sokaikan et édité par No Gravity Games et Pixel Heart s’offre enfin à nous. Si un petit trip baston rétro tout en pixel art vous tente, vous devriez vous dépêcher de vous le procurer sur PC via Steam, sur PlayStation 4 via le PsStore ou sur le Nintendo eShop pour un prix mini. A moins que vous souhaitiez vous procurer le jeu en version boite… Dans ce cas là, il faudra attendre encore un peu. Si toutefois vous hésitez, voici notre test d’Okinawa Rush dans sa version Nintendo Switch. De quoi vous guider dans votre choix.

Avis Okinawa RushAvant de vous parler d’Okinawa Rush, je souhaiterais vous faire un aveu… Je n’ai jamais eu d’Amiga ou d’Atari St. A l’époque où ces machines régnaient sur le monde des ordinateurs je me contentais des adaptations pour Amstrad CPC. Leur potentiel faisait rêver le joueur que j’étais. Fantasmes exacerbés par les images au dos des boites de jeu, dans la presse spécialisée ou dans les (rares) émissions diffusées à la télé consacrées à notre passion. Seuls les adaptations sur les 16 bits de Sega et Nintendo tels que Gods des Bitmaps Brothers ou encore Turrican pouvaient nous donner une idée du gameplay propre à ces machines.

Si j’avais possédé un Amiga, j’aurai pu jouer à un jeu comme Okinawa Rush. Je vous invite donc à prendre place à mes côtés à bord de notre machine à remonter le temps qui vous amène tout droit au début des années 80’s – 90’s. En effet, Okinawa Rush est une ode à cette période.

Un scénario prétexte à la baston

Avis Okinawa RushOkinawa Rush propose un scénario on ne peut plus classique. Alors qu’il revenait d’une petite séance de pêche, votre avatar retrouve sa femme assassinée et ses enfants kidnappés. Derrière ce terrible méfait se cache l’organisation Black Mantis. Une bande de ninjas sans foi ni loi dont le chef, un terrible démon, souhaite récupérer le parchemin où sont expliquées les techniques secrètes dont vous êtes passés maître. Car oui, vous incarnez ici Hiro, un expert en arts martiaux.
Vous n’allez tout de même pas refuser une aventure qui repose sur une vengeance.

A défaut d’incarner le maître, vous pourrez partir à la recherche d’un remède pour soigner le mal qui transforme les honnêtes moines en machines de guerres sans foi ni loi en choisissant Shin, son petit frère. A moins que vous ne souhaitiez incarner la charmante et terrible Meilin avide de réponses depuis que son père s’est métamorphosé en tyran démoniaque.
Assez courte (moins de 2h30 la partie), les aventures de nos protagonistes sont ponctuées de cutscenes très « 16 bits » dont la voix off fait irrémédiablement penser aux plus grands nanars cinématographiques de l’époque. Une vraie récompense pour le joueur. Si vous posséd(i)ez des VHS de Kung Fu vous ne serez pas dépaysés. Okinawa Rush brasse un peu tout le folklore que l’on pouvait trouver dans un vidéostore de l’époque. Du Cri de la Hyène avec Jackie Chan au mythique Opération Dragon avec Bruce Lee en passant par le fantastique Histoire de Fantôme Chinois de Tsui Hark, le titre brasse un peu toutes ces influences Hong Kongaise même si l’action se passe ici à… Okinawa. Terreau du karaté et terrain de jeu propice à la baston dont le folklore se découvre le long des 5 niveaux du soft. Un Japon idéalisé vu avec un regard occidental un peu comme pouvait nous le proposer un nanar comme American Ninja.
Maintenant que le décor est planté, il est temps d’enfoncer la touche « Start » et découvrir ce jeu d’action où la baston règne en maître!

Frappe, saute et bat les tous, valeureux guerrier !

Avis Okinawa RushAssez tourné autour du pot, il est temps de partir se bagarrer ! D’emblée le titre vous propose de choisir entre le mode arcade ou le mode scénario. Comme je ne suis pas complètement maso, je décide de la jouer « sage » en m’immergeant dans le mode histoire du jeu. Ici, nous découvrons différents menus et réglages (personnellement j’ai viré le Crt qui donne un effet tube cathodique).
Avant de me lancer dans le grand bain, je choisis de me rendre dans le dojo histoire de m’exercer un peu et apprendre quelques combos qui me serviront plus tard. Le sac de sable ne me résiste pas et c’est confiant que je lance le 1er niveau du jeu. Courageux mais pas téméraire et souhaitant apprécier le jeu, je reste prudent et décide de lancer le mode « ceinture blanche ».

Finalement, ma couardise n’est pas vaine car le jeu propose une difficulté old school. La prise en main est immédiate avec un bouton pour sauter et un autre pour donner des coups. Mais maitriser les différents combos qui reposent sur les touches directionnelles et les boutons d’actions demandent du temps et on aurait tendance à tout oublier sur le feu de l’action ! Et, de ce côté-là, nous sommes servis. Les ninjas sortent de partout, balancent leurs shurikens à tout va et laissent vite leur place à de monstrueux tengus, Onis ou autres redoutables ennemis. Heureusement, votre guerrier sait parer les coups et les projectiles à l’aide de ses poings, il suffit d’aller dans la direction du danger en respectant le timing. De plus, des armes comme le nunchaku, le bō ou le sabre vous permettront de terrasser plus facilement le danger. Attention à vous montrer prudent vis-à-vis des ninjas arborant un sabre. Ceux-ci ont vite fait de vous « one shot ». Les autres ennemis se contenteront de vous passer à tabac.

Actions, réflexion et explorations

Avis Okinawa RushToutefois, si votre jauge de vie descend vite, vous trouverez toujours de quoi la restaurer tant les items sont nombreux, mais souvent cachés dans les niveaux. Il ne faudra pas hésiter à tout casser un peu partout afin de découvrir de l’argent ou de la bouffe. L’exploration a donc une place importante, non seulement pour avancer mais également pour trouver des vies cachées et les innocents kidnappés. Leur délivrance faisant penser aux enfants de Shinobi ou des barbus de Metal Slug et peut augmenter votre compteur de vie. Car si les ennemis sont monstrueux, les pièges sont réellement mortels. Ils ont beau être indiqué grâce à un « ! », le signal arrive souvent trop tard et votre personnage se trouvera donc souvent embroché ou finissant dans les abimes du niveau. Ainsi même avec 10 vies vous ne pouvez être totalement confiant. D’autant plus que le vrai danger se trouve à la fin du niveau avec les boss ! Particulièrement retords et adeptes de technique létales avancés, vous risquez de voir votre compteur de vies fondre comme neige au soleil. Heureusement, les check points sont nombreux et vous reprendrez votre aventure assez près de l’endroit où vous aurez succombé. Mieux, vous retrouverez la barre de vie du boss là où vous l’avez laissée. Ouf’ !

De l’or pour les braves !

Avis Okinawa RushPlus le niveau de difficulté est élevé, plus les ennemis sont nombreux et difficiles, mais plus le butin récupéré sera élevé. Tout cet or amassé pourra servir à changer de Dojo, l’améliorer, changer d’avatar, de skin ou acheter des objets augmentant vos stats. Même si, finalement, cet aspect n’est pas extrêmement poussé il a le mérite d’exister et vous donne un coup de pouce certains dans votre aventure.
A côté de cela, le soft propose son petit lot de défis pour vous inciter à vous surpasser. Mais là où Okinawa Rush se montre malin c’est dans sa rejouabilité. En effet, un seul run ne suffira qu’à vous montrer son potentiel. Une fois finie une première fois, l’envie de repartir à l’aventure en incarnant un autre personnage est forte. A fortiori lorsque les autres avatars proposent leurs propres histoires et leurs propres dénouements. Il y a un total de 9 fins à découvrir. Faire le tour de l’aventure prendra donc un temps certains. Il est même possible de partager l’aventure avec un(e) ami(e). Enfin, le mode arcade sera là pour tester votre habileté et votre endurance avec ces 3 crédits.
Bref, le jeu vous réserve bien des surprises et c’est avec plaisir que l’on relance une partie. Un peu comme lorsque l’on croisait une borne d’arcade proposant le jeu qu’on aime et dans lequel on laissait 20 ou 30 francs juste pour le fun. N’étais-ce pas là la définition d’un bon jeu ? Procurer du plaisir instantané inscrit dans la durée ?

Conclusion

Le trailer d’annonce d’Okinawa Rush ne ment pas. Le jeu est nerveux, propose une aventure qui n’est finalement pas autant répétitive que le genre pourrait supposer et plus on y joue plus on augmente la difficulté. Ainsi, l’expérience proposée par l’équipe de Sodaiban est semblable à la pratique des arts martiaux qu’il convient de pratiquer pour s’améliorer. Certes, les musiques peuvent laisser dubitatifs. De plus, le gameplay ne change pas foncièrement d’un perso à l’autre et les sauts sont difficiles à maitriser. Enfin, certains bugs peuvent apparaitre ici ou là. Il n’empêche que malgré ces imperfections, Okinaswa Rush devrait ravir les joueurs nostalgiques des années 80’s – 90’s. Avec lui, on pense à Shinobi, Ik+, Yie Ar Kung fu et surtout à Legend of Kage… Si ces titres ne vous parlent pas, peut être que vous passerez également à côté d’Okinawa Rush… Pourtant, le fait de l’essayer pourrait bien vous convaincre ! Ce qui tombe plutôt bien car la démo est disponible sur l’eShop de Nintendo et sur Steam . A noter également que jeu est actuellement en promo à 16,99€ sur la console hybride de Nintendo jusqu’au 27/11/2021.
Alors, convaincus ? Dites-nous tout dans les commentaires ci-dessous ou sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram et Discord.

Okinawa Rush

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8.3

Note

8.3/10

POINTS POSITIFS

  • Un gameplay efficace
  • De nombreux secrets à découvrir
  • Une direction artistique tout en pixel
  • La rejouabilité et les paramètres
  • Un hommage réussi à la pop culture fin 80’s début 90’s

POINTS NÉGATIFS

  • Le mode 2 joueurs mal optimisé
  • Quelques bugs
  • Les personnalisations anecdotiques

yancha

Rédacteur avec pas mal d'XP au compteur ayant grandi avec les bornes d'arcades à l'ère 8 et 16 bits.

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