TEST – Samurai Warriors 5

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Samurai Warriors 5

Cinq ans après la sortie du dernier opus de la franchise Samurai Warriors nous avons pu tester Samurai Warriors 5 . Alors autant vous dire que pour une grande fan de musô telle que moi cette phase de test fut vraiment grandiose. Développé par Omega Force et édité par Koei Tecmo, Samurai Warriors 5 s’est fait attendre par les fans de la licence. Aussi connu sous le nom de Sengoku Musou 5 au Japon, Koch Media le distribue chez nous sous le nom, déjà bien connu grâce à ces prédécesseurs, de Samurai Warriors 5. Aussi disponible sur Playstation 4, Xbox One et Nintendo Switch, c’est sur PC via Steam que j’ai eu l’opportunité de tester cette pépite pour vous faire profiter de mon ressenti le jour de la sortie du titre. Voici donc le test de Samurai Warriors 5

L’ère Sengoku : une période sanglante du Japon

Samurai Warriors 5Alors commençons par rappeler ce qu’est un musô pour les lecteurs novices de ce type de jeu. Pouvant se traduire littéralement par guerriers, les musô sont des types de jeu dérivés des hack’n’slash. Ce sont donc ces jeux dans lesquels nous incarnons un ou plusieurs héros. Héros avec lesquels nous devons affronter des hordes indénombrables d’ennemis. C’est-à-dire ce sont des jeux avec lesquels nous pouvons nous défouler et taper sur tout ce qui bouge. Et surtout foncer dans le tas. Voilà donc en quoi consiste Samurai Warriors, et ce depuis les premiers opus de la licence.

Ceci étant, bien que les musô soient des jeux de combats pur ils sont souvent enveloppés d’histoire intéressante bien qu’assez simple. Ici Samurai Warriors 5 nous plonge en plein cœur d’un récit épique de l’ère Sengoku. C’est-à-dire que nous sommes en immersion dans le siècle le plus tourmenté de l’histoire japonaise. En effet l’ère Sengoku s’étant de 1477 à 1568 pour être précis. Durant cette période, le pays du soleil levant est soumis à des turbulences sociales et des conflits politiques et militaires sans précédent. On retrouve d’ailleurs très bien cette atmosphère pesante dès le début de Samurai Warriors 5.

Dès le lancement du titre, la situation du pays est dépeinte au travers d’une cinématique explicative qui place le contexte du jeu. D’ailleurs comme toujours dans la franchise de Samurai Warriors il est important de noter que les cinématiques sont très soignées et captivantes. C’est d’autant plus indispensable car chaque passage du titre est entrecoupé de cinématique et dialogues entre les protagonistes de l’histoire. Jusque là rien de surprenant pour les habitués de la licence, des combats fulgurants sur un fond historique ça n’a rien de nouveau pour Samurai Warriors.

Mais il est important de préciser que, comparé aux autres opus, ici nous avons la possibilité d’avoir des sous-titres en français. Alors bien que la totalité de l’audio soit en japonais c’est quand même bien pratique de pouvoir lire dans notre langue maternelle plutôt qu’en anglais pour pouvoir comprendre les moments clefs de l’histoire. Vous pouvez ceci étant profiter des sous-titres en anglais, allemand ou chinois si l’envie vous prend.

Ici le choix des développeurs du studio est clair. Se concentrer sur une partie de l’histoire japonaise. De manière à ne pas partir dans tous les sens. Comme cela à pu être le cas dans certains autres titres de la licence. Aussi on suit notamment les deux généraux les plus importants de l’ère Sengoku : Oda Nobunaga et Akechi Mitsuhide. Et voilà c’est comme ça que nous atterrissons à la fin des  Guerres d’Onin pour une fabuleuse aventure.

Oda Nobunaga : gouverne tout ce qui est sous le ciel par l’épée

Samurai Warriors 5Beaucoup de changements ont été réalisés entre le dernier opus de la licence et Samurai Warriors 5. Dans un premier temps, le nombre de personnages jouables a été grandement réduit. Et c’est tant mieux parce qu’on s’y perdait un peu avant. Nous sommes donc passer à plus d’une cinquantaine de héros à un peu moins d’une trentaine. Et c’est un sacré atout, car cela permet de mieux s’approprier les différents types de combats de chacun. C’est aussi un point qui change par rapport aux anciens titres. Chaque personnage possède ses propres armes et ses propres attaques. Il va sans dire que cela aide à rendre les sessions de jeux plus attractives et moins lassantes.

On commence donc le jeu avec le chapitre 1 : La voie de Nobunaga. Cela pose alors l’idée générale du titre : Oda Nobunaga est l’épicentre du jeu. En effet nous allons suivre son ascension grandiose sur une courte période historique. Ici Oda Nobunaga est jeune et pimpant, prêt à aller conquérir la quasi totalité du pays du soleil levant. D’ailleurs on découvre Oda avec un character-design soigné et, il faut le dire, bien badass. C’est d’ailleurs un point qu’il faut aborder. Parmi tous les personnages jouables, beaucoup ont déjà été aperçus dans les autres titres de la franchise. Mais on les retrouve d’une manière plus soignée au niveau du design. Franchement ce genre de détails fait plaisir visuellement. Bien évidemment c’est toujours plus intéressant de jouer un personnage que l’on trouve graphiquement et visuellement attractif n’est ce pas ?

Dès le début du jeu, on en apprends également plus sur les relations entre Nobunaga et son second Mataza. Bien que comme je l’ai dit précédemment, beaucoup de personnages seront jouables tout au long du jeu, Nobunaga reste un élément clé de l’histoire. Après tout, quand on connait un peu l’histoire du Japon c’est plutôt vraisemblable. Ce général des armées a passé la plus grande partie de sa vie sur le champ de bataille. En passant, puisqu’on parle de champs de bataille, un point important à souligner : le retour des cartes fermées pour Omega Force. Et oui, fini les monde ouvert comme dans Dynasty Warriors 9. Dans Samurai Warriors 5 on retrouve des cartes d’une taille humaine avec des objectifs à accomplir ce qui nous pousse à toujours éradiquer le plus d’ennemis possible.

Il est vrai que c’est assez redondant à un moment si il suffit juste d’éclater tous les hommes sur son passage. Mais le titre ici arrive à nous garder en haleine de A à Z. En effet chaque carte est dotée d’objectifs à accomplir, ce qui dynamise notre “exploration”. Il s’agit moins d’une exploration de la carte que de juste tout détruire sur notre passage mais comme dans tout bon musô chaque porte ne peut s’ouvrir uniquement lorsque les objectifs sont remplis. Le déroulement d’une carte est donc assez palpitant en fonction des objectifs que nous devons réaliser. Bien évidemment pour le dernier il s’agit presque toujours de vaincre le général adverse. Mais bon après tout c’est que nous recherchons dans ce type de jeu n’est-ce pas ?

Champs de bataille et combats frénétiques digne d’un musô

Maintenant que j’ai explicité le cœur historique du titre, passons maintenant au nerf de la guerre de tout jeu vidéo : le gameplay. Et oui que serait un test si le gameplay et les mécaniques de jeu n’étaient pas abordés ?

Alors je ne pourrais jamais le dire assez mais il s’agit d’un musô, ce qui veut dire que les combats sont au centre du jeu. Et pour les piliers de la licence, on se souvient que parfois la fluidité du jeu pouvait pêcher. Dans Samurai Warriors 5 un certain nombre de changements ont été fait pour simplifier le ressenti du joueur. Alors bien sûr comme tout hack’n’slash, on doit toujours martyriser certaines de nos touches pour faire du dégâts.

Ici chaque personnage possède deux touches d’attaques, qui peuvent être associées pour réaliser de super combos. On distingue aussi les attaques frénétiques qui sont réalisables lorsqu’une jauge est plus ou moins remplie. Ces trois attaques standards sont déjà plus attractives que sur certains autres jeux où le style de combat est constamment le même.  De plus comme je l’ai dit précédemment chaque personnage jouable possède son propre style de combat. Et le plus c’est que nous pouvons équiper nos personnages avec les armes que nous souhaitons. Même si ce ne sont pas leurs armes de prédilections. Mais bon du coup je vous avoue qu’on perd un peu le côté unique des personnages. Au total, il existe plus d’une dizaine de types d’armes différentes et utilisables avec la totalité des personnages.

Aussi après avoir enchainé nos trois attaques classiques pendant un bon bout de temps sur du menus fretin nous pouvons activer des techniques ultime de chaque personnage. Ce mode s’avère très utile. Surtout contre des généraux ou commandants qui sont légèrement plus coriaces à vaincre que des fantassins lambdas. Ici Samurai Warriors 5 réussit un grand pas dans le domaine des musô : rendre les combats dynamiques et sans trop de répétition.

Aussi, il est possible d’utiliser notre cheval pendant les combats. Bien que l’initiative de cette option soit très bien, c’est un très gros bémol au niveau de la fluidité. De mon point de vu il est préférable de tout faire à pieds. Car se déplacer à cheval et combattre sur son dos nous prive de certains des combos les plus destructeurs. Mais lorsque nous voulons traverser très rapidement une grande partie de la carte, pour un quelconque objectif, il s’avère très utile de pouvoir siffler sa monture.

Avant chaque début de bataille il nous est possible de préparer la dite bataille. Et aussi de consulter les paramètres de réussites. Être conscient des critères de réussite de la bataille au préalable est importante. Cela permet de ne pas se retrouver en plein milieu d’un champ de bataille sans savoir quoi faire. Bien que ce soit quasiment impossible car nos objectifs sont constamment rappelés à l’écran. C’est d’ailleurs dans cette phase de préparation que nous choisissons avec quels personnages nous désirons affronter nos ennemis. En sommes il s’agit d’une préparation type assez agréable.

Aussi chaque fois que nous avançons dans le mode histoire nos personnages gagnent de l’expérience. Chaque point d’XP gagné permet de faire monter nos héros au niveau supérieur et ainsi améliorer leur capacité et débloquer de nouvelles attaques.  Chaque héros possède également son arbre de compétence et son niveau personnel  et il est impératif d’augmenter les deux en parallèle si nous ne voulons pas nous retrouver vaincu très rapidement.

J’ai volontairement laissé de côté le mode Citadelle qui s’apparente un peu à un mode de survie. Ce mode annexe est parfois nécessaire pour améliorer certains aspects du mode Musou. Mais hormis les objectifs de la partie ce mode reste dans le même esprit de combats que le reste du jeu. Et je vous invite donc à le découvrir presque complètement par vous même.

Conclusion 

Pour conclure, bien que je ne m’attendais à rien de grandiose suite aux opus précédents, Samurai Warriors 5 m’a bien surprise, et ce dans le bon sens du terme. Omega Force à réussi à pallier les différents problèmes rencontrés lors des titres antérieurs pour nous fournir un jeu de qualité digne d’un bon musô. Avec les différents mécanismes de jeu revu et amélioré, une diversité et un dynamisme des combats et un soin apporté aux graphismes, la licence Samurai Warriors revient sur le devant de la scène des hack’n’slash.

Alors certes certains choix ont été réalisés. Comme par exemple une histoire plus légère et qui se concentre sur une partie plus réduite de l’histoire japonaise. Mais avec toutes les améliorations faites en parallèle l’impression finale est agréable. La prise en main se fait vite. On retrouve certains des héros tant appréciés des opus précédents. Et ce tout en redécouvrant un dynamisme et une fluidité de combat assez pépites. De plus, ces graphismes soignés et colorés sont attractifs et agréables visuellement. Tous ces éléments rendent le jeu séduisant et plaisant à jouer. Cinq ans après la sortie de Samurai Warriors Spirit of Sanada on redécouvre le plaisir de la licence et ce, pour notre plus grand plaisir. 

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Samurai Warriors 5

8.7

Note

8.7/10

POINTS POSITIFS

  • Ses graphismes
  • Sa diversité des personnages jouables
  • Ses cinématiques
  • Ses personnages principaux soignés

POINTS NÉGATIFS

  • Sa concentration sur une courte partie de l'histoire
  • Ses arbres de compétences
  • Son option équitation
  • Ses foules d'ennemis trop flous

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