TEST – Persona 5 Royal

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Persona 5

Après des années d’exclusivité Sony, la série de jeux Persona fait enfin ses débuts sur Xbox One, Xbox Series, Nintendo Switch et PC avec Persona 5 Royal. Chronologiquement, il s’agit du sixième opus de la série Persona édité par Sega (et non par Deep Silver) en Occident, comprenant quelques ajouts supplémentaires au titre d’origine, dont une localisation en français. Véritable bijou, cette nouvelle itération permet aux fans de JRPG de se plonger dans l’aventure sur la plateforme de leur choix pendant plus de 130 heures. Vous voulez en prendre plein les yeux ? Et bien ça tombe bien car nous avons ici LE JRPG de l’année !

Un peu d’histoire :

Persona 5 RoyalComme dit dans l’introduction, Persona 5 Royal est une version améliorée de Persona 5, sorti exclusivement sur PlayStation 3 et PlayStation 4 en septembre 2016 au Japon et en avril 2017 en Amérique du Nord et en Europe. Presque tout dans le JRPG d’Atlus a été affiné, peaufiné et étendu de manière significative et positive. Pendant plus de 130 heures d’aventure, les joueurs alternent entre deux mondes : le monde réel et le Métavers. Ce dernier est un univers parallèle où la véritable nature de la psychologie d’une personne s’incarne et les désirs profonds se matérialisent sous la forme de trésors. Le « vol de cœur » dans le Métavers permet d’enlever à la vraie personne ses désirs, la poussant ainsi à ne plus ressentir le besoin de cacher ses crimes et à se dénoncer publiquement.

Tout en restant dans la non-violence physique, les Voleurs Fantômes de Cœur poussent des criminels à se réformer d’eux-mêmes. Au-delà de la dénonciation de criminels, un des thèmes principaux du jeu tourne autour des responsabilités qui accompagnent ce pouvoir. Les héros étant capables de voler des cœurs, supprimant ainsi les désirs pervers des vraies personnes et supprimant le besoin de cacher ses perversions, ils sont également capables de tuer les alter ego du Métavers, ceci détruisant intégralement le psyché de la personne ciblée, causant une “rupture psychique” provoquant la mort. Souvent au long de l’histoire, la question de l’abus de pouvoir pour des voleurs inarrêtables est relancée au fil de l’intrigue.

L’univers de la licence Persona en général se base sur les travaux de Carl Jung (un médecin psychiatre suisse) et plus précisément sur la théorie de la persona et du moi. La persona est, selon cette théorie, le masque que l’on porte dans la société, la personnalité que l’on veut refléter auprès des autres, néanmoins elle ne représente pas notre for intérieur. Le but dans les Persona est de libérer ce for intérieur que l’on est censé ne connaitre qu’inconsciemment, assumer qui l’on est vraiment dans la société, faire tomber le masque. Cette épreuve est d’ailleurs imagée par la « réhabilitation » que doit mener le héros est justement par le fait de libérer son moi véritable de sa geôle : « la chambre de velours ».

Une version presque parfaite :

Persona 5 RoyalNous allons commencer par nous pencher sur la présentation et parler de chaque petit aspect de Persona 5 Royal, des graphismes aux sons en passant par les dialogues. Dès les premières secondes, la claque visuelle est au rendez-vous. Les décors ont été inspirés par les anime et chaque personnage que vous rencontrez est différent et distinct. Du premier ami que vous vous faites en passant par le reste de l’équipe que vous finirez par réunir, le chara design est superbe et chaque personnage possède son propre tempérament et son franc parler. L’animation des déplacements, que ce soit dans la vie quotidienne, à l’école et dans les trains, ou dans l’autre monde est parfaite.

Le contraste entre votre vie d’écolier et celle de porteur de Persona, jusqu’à la conception des Personas elles-mêmes, l’apparence des ennemis et l’évolution du monde, est tout simplement génial. La conception sonore est également excellente et, même si vous décidez de vous lancer dans le jeu avec les voix japonaises originales (cela semble plus authentique), des doublages anglais sont disponibles. Le jeu des voix est également superbe, tout comme le design du reste de l’environnement sonore. Jusqu’ici, tout va bien, et Persona 5 Royal est sérieusement impressionnant. Il l’est tout autant lorsque nous nous plongeons dans l’histoire, car c’est ce qui fait l’essence même d’un bon jeu.

Après une introduction très bien pensée, place à l’aventure ! Dès les premières minutes, le jeu se veut intuitif, les explications sont claires et les différentes explications permettent de mettre un pied à l’étrier sans avoir à patienter pendant des heures. L’intrigue mise en place est parfaitement bien écrite et une fois la partie commencée, il est difficile de s’arrêter. Deux parties bien distinctes composent Persona 5 : le jour, nous sommes un étudiant aux manières douces, chargé d’aller à l’école, d’étudier et de tisser des liens avec nos amis. Et cette partie est bien réalisée, donnant un aperçu de ce qu’est la vie d’un lycéen japonais.

La visite de la bibliothèque nous permettra d’accroître nos connaissances, ce qui débouchera sur de nouvelles capacités. Il en va de même pour le reste de nos activités : nous pouvons augmenter notre charme, par exemple, et ainsi accéder à de nouveaux dialogues dans les conversions avec les gens. Il y a beaucoup de choses à faire dans le monde réel, qu’il s’agisse de visiter des bains publics ou des lieux emblématiques, de s’entraîner ou de rencontrer des amis. Tout semble avoir un but et il est difficile de tout faire sans y passer des heures et des heures.

Le Métavers :

Persona 5 RoyalDans la seconde moitié du jeu, nous nous infiltrons dans l’autre monde grâce à une application. Cette application, le Metaverse Navigator, permet aux utilisateurs de pénétrer dans le Métavers de Tokyo, où des individus particulièrement méchants et influents possèdent des palais grotesques. Gardé par des démons (qui sont pour la plupart inspirés de la mythologie du monde réel de nombreuses cultures, matérialisés dans ce monde par cette croyance partagée), c’est un piège mortel pour le passant moyen. Mais en tant que protagoniste principal, nous avons la possibilité de puiser dans cette puissance démoniaque en acceptant le masque que la société nous a forcé à porter.

L’éveil de ce pouvoir nous permet également de revêtir les habits d’un gentleman cambrioleur des temps modernes, et de prendre le nom de code Joker, assorti à un long manteau de cuir et à des gants. Après une mise en bouche spectaculaire, le jeu nous propose d’alterner entre les deux mondes en prend des allures de JRPG purement classique, chaque donjon étant un nouveau casse-tête à travers les cerveaux les plus retors de la ville.

Il vous faudra presque une année entière pour parcourir l’histoire. Dans le jeu, bien sûr. Dans la vie réelle, il vous faudra largement plus de 100 heures si vous incluez l’épilogue post-jeu de cette édition. Vous commencez l’école en avril et un système de calendrier vous permet de suivre chaque jour. Cela renforce le sentiment d’aller toujours de l’avant, que ce soit pour voir ce que chaque nouveau donjon vous réserve, ou simplement pour profiter des nombreux temps morts du jeu où vous pouvez simplement passer du temps avec vos amis. Cela renforce leurs pouvoirs en combat, ou vous donne des buffs, selon qu’ils sont membres du groupe ou non. Lorsque nous entrons dans l’autre monde, nous portons tous des masques, et ceux-ci nous donnent le pouvoir non seulement d’invoquer des amis pour attaquer, mais aussi d’accéder à une variété de nouveaux mouvements. Prenons l’exemple de notre personnage.

Lorsque nous commençons, nous obtenons une Persona du nom d’Arsène, qui représente l’esprit de rébellion en nous. Notre personnage, Joker, possède un masque très spécial. Lorsque nous combattons, si nous parvenons à mettre à terre tous les combattants actifs de l’équipe ennemie, nous pouvons entrer dans une phase de “Hold Up” (oui, c’est comme ça que ça s’appelle) et à partir de là, nous pouvons choisir de parler aux monstres. Si nous parvenons à les convaincre de se ranger de notre côté, ils seront absorbés par le masque et nous pourrons alors utiliser leur pouvoir au combat à partir de ce moment-là. Comme vous pouvez l’imaginer, choisir la bonne Persona pour chaque combat est vital, et peut vous rendre la vie beaucoup plus facile.

Conclusion :

Persona 5 Royal est tout simplement un jeu quasi parfait. On a envie de voir les grandes lignes de l’histoire se dérouler et il est difficile de lâcher sa manette une fois la partie commencée. Pendant plus de 125 heures, nous évoluons (comme nos personnages) dans un univers étrange et réaliste et nous découvrons le quotidien des étudiants japonais. Les donjons, les batailles et même les sorties dans les fast-foods sont autant d’activités qu’il est possible de faire et il y a tellement de choses à dire sur le système de combat qu’il est difficile de passer à coté de ce chef d’œuvre. Se frayer un chemin dans un palais, capturer de nouvelles Personas et repartir avec le trésor est une expérience presque époustouflante. Persona 5 Royal est un RPG profond, magnifique et qui ne demande qu’à être joué.

Persona 5 Royal

9

Note

9.0/10

POINTS POSITIFS

  • L'immersion que procure le titre
  • Les graphismes
  • De nombreux ajouts
  • Des personnages charismatiques
  • La durée de vie

POINTS NÉGATIFS

  • Très chronophage
  • On cherche encore un point négatif
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DrFamikon

Amateur de bières et de FPS, grand fan de Pokémon et de Rock !

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