TEST – Maneater

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Maneater

Depuis l’E3 2018, le jeu développé par Tripwire Interactive (Killing Floor 2) avait de quoi nous surprendre. En effet, au milieu de toutes les annonces de ce gigantesque show, le studio basé à Roswell n’avait laissé personne indifférent. Imaginez-vous aux commandes d’un requin avide de sang et décimant tout sur son passage. Ce ShaRkPG est enfin sorti de l’eau après de longues années de développement et on peut dire que le titre à de quoi conquérir les fans des dents de la mer et les adeptes de RPG ! Mais dans l’océan vidéoludique, majestueux prédateur pourra t-il se faire une place ? C’est ce que nous allons voir tout de suite avec le test de Maneater !

Baby shark, doo, doo, doo, doo, doo, doo !

Au lancement du jeu, on entre directement dans la peau d’un magnifique spécimen qui ne manque pas d’agilité et de talent. Dès les premières secondes, on se rend compte que le jeu ne se veut absolument pas réaliste. Oui, notre requin est capable de faire des sauts extraordinaires à faire rougir Flipper le dauphin eu encore Willy l’orque du film de Simon Wincer et possède même quelques…. capacités bien amusantes ! On part donc à la conquête des océans (et des mers) aux commandes d’un mastodonte pendant quelques instants jusqu’à ce qu’un homme vienne semer la pagaille dans notre petite vie ! Sans rentrer dans les détails pour celles et ceux qui voudraient faire l’aventure, on est ici sur un jeu ou la vengeance, l’humour et l’autodérision sont monnaie courante. Une fois l’élément perturbateur dévoilé, on se retrouve dans la peau d’un bébé requin, qui va devoir tout faire pour grandir afin d’accomplir sa “mission” et faire sa vendetta. Il va donc falloir traquer un certain Pete l’écailleux et pour se faire, il faudra nourrir son requin et remplir des missions afin que celui-ci évolue jusqu’à devenir assez fort pour combattre ce redoutable mercenaire.

Un scénario classique mais avec un côté nanar très appréciable qui navigue parfois entre documentaire animalier, punch-lines et commentaires du narrateur. Car comme il s’agit d’un animal qui ne possède pas la capacité de parler, le titre est réalisé comme si il s’agissait d’un documentaire en commentant nos actions et en permettant d’envoyer çà et là des répliques cinglantes sur notre façon de faire. En plus du narrateur, les joueurs feront la connaissance des plusieurs personnages aux physiques bien distincts et qui feront office de “boss”. Ces différents antagonistes seront votre passe droit pour faire sortir Pete de son trou et pour que ce dernier daigne se montrer, il faudra d’abord tuer ses subordonnées. Encore une fois, le titre nous place dans la peau du méchant de l’histoire : le-requin-mangeur-d’hommes-qui-terrorise-les-vacanciers. Un peu comme un film d’horreur de Steven Spielberg, ce n’est pas l’homme le fautif mais bien l’animal qui prend un malin plaisir à dévorer tout ce qui se mettra en travers de son chemin.

Un ShaRkPG ?

Comme dit plus haut, on est ici sur un RPG en monde ouvert qui en demande qu’à être exploré ! Le jeu se découpe donc en huit zones distinctes qui possèdent toutes leurs propres objectifs et leur biome. Classique du genre, il faudra mener à bien des quêtes principales pour progresser dans l’histoire mais également remplir des objectifs secondaires et ramasser des collectibles pour faire évoluer sa bestiole. Malheureusement, les quêtes deviennent vite répétitives : tuer 10 humains (ou poissons) ici, vaincre un alligator (ou un autre prédateur), ouvrir telle ou telle grille etc … La lassitude survient donc assez vite, même si certains passages se débloquent au fur et à mesure de notre croissance ce qui implique de devoir constamment revenir sur ses pas pour finir une zone à 100%. Même si la progression se veut redondante, le fait de voir son requin évoluer au fil du temps et un réel plaisir et d’ailleurs, ce dernier possède une certaine agilité qui sera souvent la bienvenue. Esquives, coups de mâchoire, coups de queue… sont des bons moyens pour mettre à genoux la faune marine et les humains qui viennent empiéter sur notre territoire ! De plus, il est également possible d’obtenir quelques “pouvoirs” spéciaux afin de rendre les combats encore plus excitants.

Et si tout ce joli mélange donne à Maneater une dimension plutôt fun, une fois encore, le principal défaut du titre se trouve au niveau de la caméra. Celle-ci à tendance à partir dans tous les sens et le focus n’arrange pas vraiment les choses? Résultat, on termine souvent la gueule dans le sable, dans un mur ou dans…rien au lieu de croquer un poisson ou un homme. Et c’est dommage car les combats sont assez dynamiques et requièrent parfois de la précision, chose que Tripwire à semble t-il laissé de côté. Et quand le combat se déroule dans une grotte ou dans un endroit clos c’est une catastrophe ! On misera donc principalement sur les combats en monde ouvert, avec des humains armés jusqu’aux dents pour nous chasser ! C’est à ce moment-là que le fun est à son maximum. En tuant des humains, on remplit une jauge de menace. Une fois celle-ci remplie, cela fera venir des chasseurs, et il faudra remplir une seconde jauge d’infamie, qui fera venir un chef des chasseurs. Il faudra donc esquiver les attaques ennemis, décimer les rangs adversaires tout en prenant soin de se nourrir pour regagner de la santé en mangeant des poissons ou des humains jusqu’à l’arrivé du “boss”. Il faudra ensuite le tuer pour ainsi gagner une amélioration non négligeable pour notre petit prédateur.

Les dents de la mer :

Pour ce qui est du côté RPG, chaque victoire contre un boss (humain ou animal) vous permettra de débloquer de nouvelles capacités pour votre requin afin d’en faire une véritable machine à tuer. Plus rapide, plus fort, plus de santé… il est également possible de le customiser avec des objets spéciaux pour le rendre encore plus dangereux. Une fois équipée, la capacité peut aussi être améliorée via divers nutriments à collecter sur les divers poissons, en récoltant quelques coffres ou en finissant la plupart des quêtes. Un système relativement complet (pour ce genre de jeu) qui nous incitera à explorer chaque recoin et à remplir toutes les missions pour pouvoir créer le plus grand monstre marin ! Et si au début, il faudra compter une ou deux minutes pour se rendre d’un point A à un point B, au fil de l’eau (oui c’est cadeau), traverser la carte se fera en deux coups de nageoires. Chaque zone est différente, en passant par la décharge de produits toxique au quartier chic avec ses terrains de golf et ses maisons de rêve et la faune varie elle aussi en fonction de là ou on se trouve.

Autre point négatif, la durée de vie. Celle-ci est malheureusement bien trop courte pour un jeu de cette envergure. Comptez seulement une dizaine d’heures pour terminer le scenario principal et la plupart des quêtes secondaires. Pour finir, le jeu souffre parfois de quelques bugs d’affichage et d’une légère latence quand il y a trop de détails à l’écran. Pourtant, graphiquement le titre n’est pas extraordinaire mais le tout est plus que correct même si les personnages sont clairement en dessous de l’aspect graphique du requin. On peut également parler de l’ambiance sonore qui n’est pas transcendante mais qui colle parfaitement au thème et terminer avec le doublage français qui laisse parfois à désirer, mais qui a au moins le mérite d’être présent !

 

Conclusion :

Maneater réussi le pari de nous faire passer un bon moment. Le jeu est fun et même si de nombreux problèmes viennent gâcher l’expérience, il a le mérite de proposer quelque chose de nouveau et de sortir des sentiers battus. Son monde ouvert et le fait de pouvoir “pimper” son requin font du titre de Tripwire un jeu qui n’aura aucun mal à trouver son public et qui devrait plaire à tous les fans des films de Steven Spielberg et aux adeptes des RPG. L’ambiance est bien présente, le gameplay est pêchu et même si la caméra fait des siennes, Maneater fait partie de ses jeux qui sont là pour nous faire passer un bon moment. Upgrader son prédateur pour en faire une véritable machine à tuer est un véritable plaisir et passer son temps à terroriser les humains sur les plages est particulièrement jouissif !

Maneater

6.5

Note

6.5/10

POINTS POSITIFS

  • L'ambiance
  • le côté RPG
  • Le monde ouvert
  • Les différents biomes

POINTS NÉGATIFS

  • La caméra
  • La durée de vie
  • Les quelques bugs
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DrFamikon

Amateur de bières et de FPS, grand fan de Pokémon et de Rock !

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