TEST – Trek to Yomi

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Vous savez ce que l’on dit : Quand on tombe à moto, la meilleure chose à faire est de remonter immédiatement en selle. Alors je vous laisse imaginer qu’après le nombre de gamelle prise lors du test de MotoGP 22, j’étais impatient de me relancer dans un autre jeu. Téléchargé le jour de sa sortie (Fini le lendemain), Trek to Yomi m’a intrigué pour son côté japonisé. Après une phase d’extase sur Ghost of Tsushima, que va valoir le petit jeu du polonais Flying Wild Hog ? Le Xbox Game Pass m’a permis de me faire une idée dont je vous faire part de suite.

On vous en parlait pas plus tard qu’hier, Trek to Yomi a eu un gros succès sur le Game Pass. Le système d’abonnement de jeu de Microsoft permet de tester toute sorte de petit opus que l’on n’aurai sans doute pas acheter sinon. Trek to Yomi est une invitation au japon féodale, bien avant que ce dernier ne s’ouvre au reste du monde comme on le connaît. Et bien souvent quand l’on se renseigne sur le japon féodale, un nom apparaît forcément en cinématographie : Akira Kurosawa. Si vous avez été attentif, son nom est déjà apparu dans le test de Ghost of Tsushima. Cette légende du XXe siècle a su gravé l’histoire de son visuel en noir et blanc avec des films comme Les 7 Samouraïs. On ne peut que reconnaître le style dans ce jeu de Flying Wild Hog.

Avant tout, un visuel incroyable

Pour cette fois, je vais inverser le sens dans lequel j’écris généralement mes test tant le visuel est le point essentiel de Trek to Yomi. Comme on le disait juste au dessus, le studio polonais s’est largement inspiré de la façon de filmer de Kurosawa pour tourner ses plans. On se retrouve donc avec un jeu complètement en Noir et Blanc. Petit changement d’horizon dans un monde de consoles ultra performantes affichant toujours plus de détail, Trek to Yomi nous rappelle au base et nous montre que la beauté d’un jeu ne réside pas que dans son Ray Tracing ou encore ses FPS. En plus de son côté bicolore, les développeurs ont rempli leur jeu de danse et de chorégraphie. Le kenjustu des samouraïs est remplis de mouvements très stricts … Qui donne toujours cette impressionnante danse macabre lors des combats.

Que ça soit donc au niveau du décors ou encore au niveau de notre personnage, les graphismes sont très réussis ; à la fois immersifs et oniriques. Pour encore plus nous faire voyager, la direction artistique s’est appuyé sur une bonne son plutôt agréable. Le thème de base est décliné en fonction des niveaux et contribue à nous inclure plus au sein du jeu. Comparatif avec son grand frère Ghost of Tsushima oblige, on aurait pu apprécié des notes de Shamisen, l’instrument japonais reconnaissable parmi cents autres.

Mais que raconte Trek to Yomi ?

C’est bien beau de parler du graphisme, mais qu’y-a-t-il en plus de belles images et d’une bonne musique ? Trek to Yomi reprends une partie complexe de l’histoire du japon : le japon féodale. A cette époque, peu d’étranger s’aventurer sur les terres nipponne. Le code du Bushido, vivait mitoyen avec différents bandits et Rônin. La vie, bien que calme en apparence était parfois sanglante et violente. C’est ce que nous rappelle ce jeu avec une mort (prévisible) dès le premier niveau.

Dans Trek to Yomi, on incarne un jeune samouraï nommé Hiroki. Grand classique des histoires de samouraï, Hiroki va faire l’expérience d’une mort quasi certaine qui l’emmènera sur les territoires de Yomi : l’enfer Shintoïste. Au cours de cette descente aux enfers, on découvre de très nombreux parallèles à la mythologie avec de nombreux objets collectibles. Pour découvrir au mieux l’histoire derrière le jeu, on ne saurait que vous conseiller de chasser ces objets de collections et de lire leur descriptions. Ces derniers rapportent l’histoire d’Izanagi et sa bien aimée Izanami. La mythologie raconte que Izanami mourra en couche. Prêt à tout pour la retrouvée, Izanagi descendit jusqu’au royaume des morts. Quant il eu retrouvé sa tendre épouse, ce dernier fut horrifié de voir qu’elle avait commencer à pourrir …

Ainsi, le jeu nous mène d’une part sur l’apprentissage d’un jeune samouraï à suivre le code du Bushido et préserver son honneur, d’autre part dans le royaume de Yomi, où corruption et morts sont omniprésente. Le parallèle avec l’histoire d’Izanagi est rafraîchissant. Là encore, de nombreuses questions sont soulevées quand à l’honneur dans la mort et l’amour ; pierre angulaire de nombreux films japonais et de l’application du Bushido : la voie du guerrier.

Et comment le fait-il ?

Pour bien jouer avec la caméra, Leonard Menchiari s’est là encore inspiré des classiques du cinéma. On découvre des alternances entre de la 2D et de la 3D. Ce choix tant visuel que technique permet de focaliser l’attention sur des points particuliers et d’oublier le reste du détail. On peut se douter que c’est ce qui a permis aux développeurs de proposer un prix léger pour cet opus. Mais quand l’alternance est rafraîchissante et chamboule nos repères au début, elle fini par devenir monotone. En effet, les passages d’actions ont lieu exclusivement sur les scènes en 2D. De même que 90% de la phase d’exploration se fera sur les passages en 3D. Avec cette technique, au lieu de nous surprendre et de nous accrocher, Flying Wild Hog a au final cassé l’effet impactant qu’aurait pu avoir son jeu.

On en arrive donc sur des phases de combats qui deviennent vite répétitives. Certes, on débloques de nombreuses techniques au fil du jeu; mais la plupart des ennemis peuvent être défait avec la combinaison la plus classique. Après tout, pourquoi s’embêter à jouer des joysticks et se croire à une compétition de Street Fighter II: The World Warrior ? Pour compléter le tout, bien que les objets à collecter permettent d’apprendre l’histoire du japon féodale, on regrettera toujours un peu de ne pas savoir lorsque l’on s’engage sur un chemin secondaire ou sur l’avancement du jeu.

Conclusion

En grand fan de Japon, j’avais hâte de découvrir le jeu mais en même temps un peu peur … Un jeu qui parle de la mythologie shintoïste créé par un américain, développé par un studio polonais et éditer par d’autres américains ? On est loin du casting auquel on pourrait s’attendre pour un sujet aussi particulier que le shintoïsme. Quand de nombreux jeux nous parlent d’Amaterastu, d’Inari ou encore de Susanoo, presque aucun ne fait part de l’origine plus ancienne de Izanagi et Izanami. Pour le coup, c’est une véritable claque culturel que nous propose le Trek to Yomi. Rendue encore plus sombre par le choix de la direction artistique de tout faire en noir et blanc, on peut être amené à trouver le jeu pesant. Comme Limbo en 2010, le côté effrayant de l’absence de couleur est bien utilisé.

Parce qu’au final, en dehors de l’émerveillement artistique et nouveauté culturel, Trek to Yomi a tendance à se répéter. Les niveaux sont malheureusement très linéaires. Les phases d’alternance 2D/3D sont appréciable au début … Mais s’épuisent au bout de cinq heures de jeu. En somme, on regrettera sans doute le fait que l’angoisse ne soit pas au rendez-vous.  On aurait pu espérer voir, pour changer de la routines des niveaux sans sortir le sabre. Ceux-ci auraient redonné du changement à l’œuvre qui ne souffre que de peu de défauts.

Au final, Trek to Yomi récolte une très bonne note. Cette note est également due au prix doux qui change. Les fans de Japon pourront donc se laisser tenter sans trop de crainte. Quant à ceux disposant du Game Pass, ils pourront découvrir une œuvre originale gratuitement. Si vous n’êtes pas encore convaincu, on vous laisse profiter de l’ensemble des images prises en jeu !

Trek to Yomi

19,99
8.2

Note

8.2/10

POINTS POSITIFS

  • Une univers japonnais qui change
  • Proche des classiques de Kurosawa
  • Des ennemies qui changent au fils des niveaux ...
  • Des difficultés bien équilibrées
  • Un jeu à moins de 20€

POINTS NÉGATIFS

  • Un jeu très sombre
  • Des choix peu exploités
  • ... Mais malgré tout des combats répétitifs
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Luclis

Rédacteur passionné par les RPG et les vieux jeux. Si t'as pas connu la Game Boy Advance et la PlayStation 1, t'as manqué un bon tiers des meilleurs jeux au monde.

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