TEST – Life is Strange: True Colors

Partager sur les réseaux sociaux :


Life is Strange True Colors

Parmi la liste des grosses sorties de ce mois ci, on pouvait trouver le plutôt connu Life is Strange. C’est avec ce que l’on pourrait appeler un troisième volume que cette anthologie revient. Mais savez-vous vraiment qui se cache derrière le masque d’Alex Chen ? Et quel est l’histoire qui nous est compter dans Life is Strange: True Colors ? On a pu obtenir le jeu de la part de Square Enix, et on l’a testé pour vous !

La saga des life is Strange

Life is Strange: True ColorsComme bon nombre de jeu, j’aime beaucoup retracer l’histoire derrière le jeu avant d’en parler. Et pour Life is Strange, il y a pas mal de chose à dire ! On peut tout d’abord commencer par revenir dans le temps avec le tout premier Life is Strange. A l’époque, nous controlions une jeune fille qui avait la faculté de remonter le temps. Le jeu, sorti tout au long de l’année 2015 était édité par DontnoD Studio. Vous vous souvenez d’eux ? Ce sont ceux qui étaient également derrière Twin Mirror que l’on a testé en décembre dernier. Je ne vais pas vous refaire leur histoire, pour la toute simple raison que notre Life is Strange True Colors lui sort des studio de Deck Nine.

Exit le petit studio français et place au plus gros studio américain. Là encore, on peut trouver ce changement étrange. Pourquoi DontnoD aurait lâcher la licence qui l’a fait redécoller ? La réponse est bien souvent plus simple que l’on pourrait le croire : ces derniers n’ont tout simplement pas l’exclusivité de la licence. Celle-ci appartient en effet à Square Enix. Et l’éditeur a décidé de donner tantôt sa chance aux français et tantôt aux américains. On se retrouve donc avec quatre jeux sur une même saga qui oscillent entre deux boite de développement.

Toutefois, la recette semble marcher. Et pour que ce trio réussisse à marcher main dans la main, la clé du succès est aussi bien simple. Les deux studios de développement partage une passion commune pour les jeux narratifs. De plus, ils ont compris que le meilleur moyen de réussir à maintenir la licence en vie est de proposer une anthologie. À l’instar des Dark Pictures, Square Enix propose des “one-shoot”. Ainsi, chacun des studios peut s’inspirer du travail de l’autre sans pour autant dépendre de sa trame scénaristique.

Et pour ça, les deux studios semble s’être mis d’accord pour reprendre les même codes. Quelque soi l’opus, on retrouve souvent les mêmes éléments clés. Un pouvoir, la mort d’un personnage aimé et bien sûr une romance … Et Life is Strange: True Colors ne déroge pas à la règle !

Bienvenue à Haven Springs

Life is Strange: True Colors™_20210917131848Bien, nous avons donc notre triptyque pouvoir, mort et romance, comment ces derniers vont-ils se développer dans ce jeu ? Dans Life is Strange: True Colors, vous incarnerez Alex Chen. Cette jeune américaine aux origines asiatiques vient s’installer dans le petit village d’Haven Springs pour rejoindre son frère ainé, Gabe. Ballotée depuis son adolescence entre maison d’accueil et foyer pour enfants, notre jeune Alex n’a pas eu une enfance facile. En particulier depuis qu’elle est capable de ressentir les émotions des autres. Ces dernières forment des sortes d’auras qu’Alex ressent au point de parfois lui faire péter un câble. En rejoignant son frère, elle espère ainsi pouvoir faire table rase de son passé et apprendre à contrôler ce phénomène particulier.

Et pour cela, elle va pouvoir compter sur l’aide de son frère et des amis de ce derniers. Plus particulièrement Steph, la jeune geek du village passionnée de musique et de jeu de rôle et Ryan, le garde forestier et fils d’un héros vivant de la ville. Quand la première se distingue par son look rebelle, le second est l’image du parfait Apollon. Vous le deveniez sans trop de problème, les histoires de cœur de notre jeune Alex vont ainsi principalement être centrée sur ces deux là.  Oui, dans cet épisode également, vous allez pouvoir choisir une relation hétérosexuelle ou homosexuelle.

Enfin, reste la dernière pate de notre histoire : la mort. Celle ci est clairement révélée dans le trailer du jeu. Mais chez GeekNPlay, c’est No Spoil ! Alors partons plutôt à la découverte de Haven Springs voulait vous ? Imaginez-vous le parfait village américain. Les gens sont gentils, la nature est luxuriante et environnant, il y a bien évidemment un bar et son dispensaire où l’on peut acheter du cannabis. Car oui, Haven Springs se trouve au Colorado, là où les montagnes sont aussi verte que l’herbe dans les dispensaires. Ce charmant village minier va nous permettre d’en voir de toutes les couleurs.

Le scénario et le gameplay

Life is Strange: True ColorsEt pour nous en faire voir de toutes les couleurs, les pouvoirs d’Alex vont également entrer en jeu. Rouge pour la colère, Bleu pour la peur, Jaune pour la joie … Leur teinte se complexifient en fonction des émotions, et nous en font comprendre davantage sur les gens et le passé de la ville. Alex Chen va donc mener son bout de vie et une enquête quasi policière avec les autres habitants du village. Et pour cela, il faudra compter sur vos talents à vous pour dénicher le moindre indice … Et rendre service à vos futurs voisins ?

La prise en main sur Life is Strange: True Colors est vraiment intuitive. Le jeu reprends les codes classiques de tout jeu d’histoire, avec un joystick pour la vue, un pour le mouvement et deux touches pour la vie de tous les jours. Oubliez Lara Croft et sa course ou ses sauts en folie, ici vous devrez apprendre à vivre une histoire tranquille. Toutefois, il est possible de trottiner, ce qui rendra les aller-retours bien moins éreintant pour nous.  Comme bien souvent, le jeu se déroule sur différentes cartes fermées. La plus grande reste donc le village où se produit la plus grande partie de l’histoire. Et là où le premier opus nous faisait rarement revenir sur nos pas, ici vous aurez le temps de découvrir et redécouvrir les changements de Haven Springs.

On pourrait sans aucun doute craindre un jeu monotone qui nous fait repasser tout le temps aux même endroits. Cependant, Deck Nine a su jouer une carte plutôt imprévue dans cet opus. Ces derniers enchainent les changement de gameplay en intercalant des espèce de mini-jeu tout au long de l’histoire. Vous pourrez ainsi prendre quelques minutes pour jouer à Mine Haunt, une borne d’arcade unique qui possède son propre easter egg. Ou encore prendre part au GN, l’abréviation de Jeu de Rôle Grandeur Nature, qui vous fera revivre l’époque des jeux de rôle au tour par tour.

Angus & Julia Stone à la musique

Life is Strange: True ColorsMais qui sont donc ces deux là ? Il s’agit d’un frère et d’une sœur australiens qui composent régulièrement des musiques folk. On vous laisse fermer les yeux quelques secondes et vous imaginer en plein milieu des montagnes du Colorado, dans un petit village avec de la guitare acoustique en fond à regarder au loin. Ça laisse rêveur pas vrai ? C’est exactement l’ambiance qui ressort de Life is Strange: True Color. Leur travail est colossal. Ils ont réussi un coup de maitre en adaptant leur musique au genre très particulier du jeu vidéo. Le résultat est sans appel, on se retrouve bluffer par l’une des toutes première scène du jeu où l’on découvre la ville et l’on sait que l’on va passer un bon moment.

Mais tout leur travail n’aurait rien été si les graphiste de Deck Nine n’avaient pas été à la hauteur. Les personnages et plus particulièrement les décors au loins laissent vraiment réveur. Là où DontnoD nous montre généralement des graphismes très sympathique, ces derniers manquent généralement de détails pour les arrières-plans. Est-ce dû à l’écart de prix entre les deux jeux à leur sortie ? Ou alors est-ce du à la vague de recrutement de cinéaste de Deck Nine en 2017 ? On vous laissera vous faire votre propre idée là dessus.

Reste que ce choix stratégique fait par les américains payent. Queqlues quatre ans après, le studio en perdition a repris du poil de la bête. Et ils sortent True Colors comme une façon d’annoncer au monde entier qu’ils sont bien présent dans la sphère plutôt privée des grands éditeurs de jeux narratifs. Si l’on pouvait donner un axe d’amélioration à l’équipe derrière le scénario, il s’agit sans aucuns doute pour moi de s’insipirer encore un peu plus du travail français. Mais cette fois-ci, de Quantic Dreams. Les plus vieux doivent sans doute se rappeler d’Heavy Rain sur PlayStation 3. Les plus récent n’ont découvert encore que Detroit: Become Human. Quoi qu’il en soit, l’un comme l’autre ont l’avantage d’avoir un scénario très solidement cousu. Et l’avantage également d’avoir des fins réellement différentes.

Conclusion :

Life is Strange: True ColorsJ‘espère avoir réussis à vous montrer à quel point j’ai passé un bon moment sur Life is Strange: True Colors. Noter un jeu est toujours une tâche très compliquée, surtout quand on possèdes d’autres références de comparaison. Cet opus rassemble tout ce qui m’a pris au tripe en 2015 lors du premier épisode : une histoire tragique, des personnages attachants et un grain de folie dur à expliquer. C’est donc très haut la main que Deck Nine s’en sort avec son tout dernier jeu. On ne peut qu’espérer que Square Enix leur donne l’opportunité de se relancer dans cette expérience.

Ces derniers ont su trouver un équilibre très appréciable entre passage bourrés d’émotions, mini-jeux et encore passage d’exploration. En plus de ça, ils ont profité de toute leur expérience et du personnel qualifié pour offrir une réelle claque visuelle aux joueurs. Alors bien évidemment, il faut aimer le genre pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur. Mais qui n’a jamais eu envie d’une petite pause douceur ? C’est ce qui vous est proposé avec Life is Strange: True Colors : un moment où vous pourrez, tout comme votre protagoniste, partager des émotions avec les autres personnages.

Comme je le disais plus haut, il est très compliqué de noter ce genre de jeu. Aussi, j’ai cherché mes anciens tests pour comparaison. Life is Strange: True Color récolte la (très) belle note de 84 sur 100, ce qui le place juste derrière Ghost of Tsushima, qui a su maintenir sa note de 85/100 sur PlayStation 5. Mais il se place également juste devant Cris Tales qui m’a pourtant faire passer de très bonnes heures de jeu. Comme d’habitude, les commentaires vous sont ouvert pour discuter de comment vous avez perçu le jeu.

Life is Strange: True Colors

8.4

Note

8.4/10

POINTS POSITIFS

  • Un jeu en tous points conformes aux attentes
  • Des passages de gameplay inatendus
  • De nombreux petits choix qui impactent la fin du jeu

POINTS NÉGATIFS

  • Un fin un peu trop rapide ?
  • De fausses impressions de fins différentes

Luclis

Rédacteur passionné par les RPG et les vieux jeux. Si t'as pas connu la Game Boy Advance et la PlayStation 1, t'as manqué un bon tiers des meilleurs jeux au monde.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire