TEST – Endling : Extinction is Forever

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Depuis le 19 juillet 2022, il est possible de se procurer Endling : Extinction is Forever. Derrière ce titre développé par les studios indépendants Hero Beat et édité par HandyGames se cache l’histoire bouleversante d’une renarde et de ses petits dans un décor apocalyptique causé par les activités humaines. Explorez ce qui reste de la nature et défendez votre famille contre toutes les menaces. Vous êtes leur dernier espoir ! Comme il n’est jamais trop tard pour vous parler de jeu d’exception, Geeknplay vous propose son test réalisé récemment sur Nintendo Switch. Etes-vous prêt ?

Je ne m’attendais pas à cela… Lorsque j’ai vu la première fois le trailer de Endling, je m’imaginais un titre de type plate forme avec son lot d’émotion jouable en famille. Après tout, c’est mignon une maman renard qui évolue avec ses petits… Mais lorsque je me suis rendu compte que le PEGI déconseillait le jeu au moins de 16 ans j’ai senti qu’il y avait anguille sous roche. J’aurai du m’en douter finalement… The First Tree  aurait dû me mettre en garde et il faut bien avouer que Lost Ember, même si l’on y incarne un loup, n’est pas super gai non plus. J’espérais une grande aventure, mais non… Je ne m’attendais pas à cela…

Préambule

Une forêt en proie à un incendie. Ce n’est pas seulement la flore qui se consume rapidement, mais toute la faune également. Un seul but. Survivre. Quitter cet enfer et trouver un refuge. Déjà, le roi majestueux de ce lieu a ses bois rongés par les flammes. Dans sa course contre la mort, il manque de vous écraser sous ses sabots avant de sauter d’une falaise vous entrainant dans sa chute fatale. Quant à vous, toujours vivante, vous n’imaginiez surement pas mettre bas dans ce décor apocalyptique. Et pourtant, même épuisée et désemparée, c’est dans un lieu totalement inconnu que vous trouvez la force de donner la vie à 4 renardeaux. Mais est-ce la douleur qui vous fait verser une larme ou est-ce le fait de faire naître vos petits dans ce triste monde ?

Le matin, vous et vos quatre nouveaux nés découvrez donc l’endroit où vous allez devoir vivre… Ou plutôt survivre. Loin de la quiétude et de la sérénité apporté par le confort relatif d’une forêt, ce nouveau décor est loin d’être un havre de paix. De fait, votre nouveau refuge ne vous est pas réservé… Très vite, vous allez vous rendre compte que les humains qui peuplent ce lieu sont également des réfugiés qui sont là pour survivre, peu importe les moyens. L’air ici est irrespirable et tous les bipèdes que vous rencontrerez portent un masque à gaz. Sachez que même si vous êtes le dernier spécimen de votre espèce *, vous n’êtes pas pour autant protégé… Ainsi, certains d’entre eux comptent bien vous capturer vous et votre progéniture pour vous revendre ou simplement manger votre chair.

Manger… C’est d’ailleurs votre principal but. Désormais, il vous faudra arpenter votre nouvel environnement à la recherche de nourriture. Du petit poisson, aux fruits, en passant par les oiseaux, lapins ou gallinacés, il va vous falloir partir en chasse accompagné de vos petits. Il n’y a que de cette manière que vous pourrez les éduquer afin qu’ils puissent grandir. De toute façon, il serait trop dangereux de les laisser seuls dans votre tanière… D’ailleurs, même en leur compagnie, vous n’avez pas pu empêcher la capture de l’un d’entre eux. Toutefois, il semblerait qu’il ne soit pas mort pour autant, son odeur imprègne ces lieux désolés et dangereux. Dès lors un nouvel objectif vous obsède. Tentez de récupérer votre petit dernier. Veillez toutefois à ne pas prendre trop de risques… En effet, si vous mourez, livrés à elle-même, votre progéniture ne pourra survivre seule.
Etes-vous prêt à suivre les aventures de cette maman renarde et de ses petits durant 30 jours virtuels ? C’est tout le défi proposé par le scénariste Javier Ramello et les studios HeroBeat.

Un huit clôt haletant.

Vous évoluez donc dans des décors en 2.5D et vous allez devoir trouver de la nourriture pour vous et vos petits afin de survivre. En effet, votre satiété est matérialisée par une jauge qui n’a de cesse de fondre comme neige au soleil. Une fois la jauge de faim vide, c’est la fin ! Attention, le temps est limité et vous devez rentrer chez vous avant la nuit. Dans le cas contraire, c’est la mort sûre pour votre progéniture. Servez-vous donc de votre flair afin de trouver de quoi vous mettre sous la dent. Sachez éviter les pièges et surtout les ennemis létaux qui pullulent en ces lieux. Les humains sont les pires, mais les rapaces ne cracheraient pas sur de la petite chair de renard. Car oui, il va falloir protéger vos petits.

N’hésitez pas à glapir afin qu’il reste prés de vous, mais attention à ne pas attirer l’attention d’ennemis en faisant cela. Si la nourriture est plutôt abondante les premiers jours, très vite elle se fait plus rare et la pollution qui imprègne les lieux vous oblige à ce que votre territoire s’agrandisse. Une expansion qui entraîne également de nouveaux dangers. D’autant plus que vous allez vite devoir partir à la recherche d’indices pour savoir ce que devient votre renardeau kidnappé. Survivre 30 jours dans ces décors apocalyptiques n’est pas une sinécure. D’ailleurs, il arrive assez souvent de devoir rejouer sa partie depuis le début du jour tant l’environnement et les fins sont brutales. Le jeu sauvegarde votre progression chaque nuit, mais il n’y a pas de sauvegarde et de charges manuelles. Sachez être furtif lorsqu’il le faut, et penser à planifier avec soin vos déplacements. Attention à ne pas finir étrangler en fouillant les poubelles !

Pour vous aider, dans certains endroits, à certains moments, vos petits pourront développer leur propre capacité. Si le saut leur est assez vite attribué à tous, seul l’un d’entre eux sera capable de monter aux arbres, pourra se glisser dans une cage pour chasser un petit animal ou fouillera la terre à la recherche d’un gros ver goûteux.
Enfin, le fait de devoir suivre la piste de votre petit kidnappé vous obligera à découvrir de nouveaux décors. Mais que s’est-il passé pour que le monde soit devenu ainsi ? Quels sont les motivations du récupérateur ? Tous les humains sont-ils méchants ? Le blaireau est-il un ami ou un ennemi ?
Nous vous laissons répondre à ces questions et en découvrir d’autres lors de votre partie. En attendant, nous vous laissons avec la vidéo de présentation du jeu qui, finalement, ne reflète pas l’esthétique du titre ingame. Toutefois, ce mini court métrage pose les bases de l’aventure.

Conclusion

Si le 7e art propose de nombreuses œuvres dont le souvenir vous hante à vie de part leur côté bouleversant, les œuvres vidéoludiques proposant cette puissance narrative et dramatique se font finalement plus rare. Endling : Exctinction is Forever en fait définitivement parti. Malgré sa durée de vie plutôt courte, le titre indépendant d’Handy Games mérite amplement sa place dans le Panthéon des titres d’exceptions au côté de Journey. Vous serez certainement touchés par son histoire poignante. Vous aurez peut-être même envie d’y rejouer afin d’être plus attentif au décor qui pullule d’information et de détails sur l’univers décris dans l’aventure. Dans tous les cas, ce n’est pas un jeu à offrir à un enfant… Enfin, si vous êtes curieux, nous ne saurons trop vous conseillez de télécharger la démo via Steam. Attention, l’essayer, c’est l’adopter !

*Pour aller plus loin. En anglais, Endling désigne le dernier individu d’une espèce ou d’une sous-espèce. Ainsi, une fois que le dernier spécimen recensé meurt, l’espèce s’éteint. Le mot a été inventé dans une correspondance dans la revue scientifique Nature. Nous pouvons donc en déduire que la renarde que vous incarnez dans le jeu est la dernière de son espèce ! D’où l’importance que sa progéniture puisse survire ! Puisse la fiction ne pas devenir réalité… Car non, le renard n’est pas un animal nuisible

Endling : Exctinction is Forever

9

Note

9.0/10

POINTS POSITIFS

  • Une histoire bouleversante
  • Une œuvre marquante
  • Une tension permanente

POINTS NÉGATIFS

  • Un peu court
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yancha

Rédacteur avec pas mal d'XP au compteur ayant grandi avec les bornes d'arcades à l'ère 8 et 16 bits.

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