Test – Resident Evil 3

 Après notre test de l’épisode 2, il est temps de vous donner notre avis sur le remake de Resident Evil 3. Disponible lui aussi depuis le 16 octobre sur la nouvelle machine hybride de Nintendo, Resident Evil 3 clôt la trilogie des événements survenus dans la petite bourgade de Raccoon City. Découvrez cet épisode iconique à travers notre critique réalisée à partir d’un code fourni par l’éditeur.
Si le remake de l’épisode 2 nous a globalement convaincus, qu’en est-il de cet épisode 3 ?

Avant-propos

Le 3e épisode de la saga Resident Evil est sorti au Japon sous le nom Biohazard 3: Last Escape en 1999 sur PlayStation. Toujours produit par Shinji Mikami, il est connu sous le titre Resident Evil 3 : Nemesis dans le reste du monde.
Ce remake, toujours réalisé par Capcom, est disponible depuis 2020 sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. Une version Cloud débarque sur Nintendo Switch en 2022, mais reste anecdotique tant elle se montre tributaire d’une bonne connexion Internet.
Ainsi, pour profiter pleinement du jeu sur un appareil mobile, cette version Nintendo Switch 2 tombe à pic. L’occasion pour nous de revenir sur ce titre mythique qui met en scène le personnage de Jill Valentine, déjà présente dans le 1er opus.

À l’origine, le titre proposait une caméra fixe et un déplacement façon « tank », mais était parvenu à renforcer le côté action grâce à la possibilité de faire demi-tour bien plus facilement. (Avant, il fallait tourner lentement de 180° pour rebrousser chemin.) Et cette option (qui coule de source) n’est pas anodine dans un épisode où vous deveniez la proie d’une monstrueuse créature. (Le Nemesis)

Ce remake reprend le gameplay de l’épisode 2 et propose grosso modo le même scénario que le jeu d’origine, tout en renforçant son aspect cinématographique et son côté action.

Leaving Raccoon City

L’histoire prend place fin 1998, quelques mois après les événements du manoir et peu de temps avant l’arrivée de Claire et Leon dans la ville. Jill Valentine, une agente des S.T.A.R.S. (Special Tactics And Rescue Service), reste traumatisée par sa mission qui l’a confrontée à la société pharmaceutique Umbrella.

Alors qu’elle se réveille d’un cauchemar dans son petit appartement, Jill reçoit l’appel de son coéquipier Brad qui lui ordonne de fuir. Au même moment, une monstrueuse créature humanoïde surgit en détruisant le mur de l’habitation de la charmante jeune fille. Échappant de peu à la mort, Jill s’enfuit, toujours persécutée par la créature implacable. Heureusement, un mur s’effondre et laisse un répit à la jeune fille.
Elle retrouve son coéquipier dans la rue et découvre que le virus T s’est propagé. L’épidémie zombie touche tous les habitants de la ville. La cité sombre dans le chaos.
Au cours de sa fuite, Jill rencontre Carlos Oliveira, un membre de l’UBCS, une unité militaire privée d’Umbrella, envoyée à Raccoon City pour secourir les survivants. De leur coopération dépend leur survie. Mais comment faire confiance à une unité payée par Umbrella ?

Les premiers moments du 3e opus de ce remake sont réellement haletants et nous plongent directement dans l’action sans fioritures. Très cinématographiques, ces premières minutes posent les bases du jeu. Vous allez devoir lutter pour votre survie en évitant les attaques de Nemesis, cette créature monstrueuse, intelligente et extrêmement puissante, bien décidée à éliminer l’ancien membre des S.T.A.R.S. afin de ne laisser aucun témoin des aventures du manoir Spencer.

L’ennemi est encore plus dangereux et effrayant que le Tyran du remake 2. Il vous poursuivra sans relâche dans les différents lieux que vous allez devoir traverser. Il émane un sentiment d’urgence de ce nouvel épisode de la franchise.
L’aventure se veut plutôt linéaire, mais le rythme n’en est que plus soutenu. Les allers-retours rédhibitoires de l’épisode 2 sont moins présents, même s’il est possible que vous vous perdiez lors du passage à l’hôpital lorsque vous incarnerez Carlos.
Enfin, le scénario nous plonge dans une série B à grand spectacle et nous propose un méchant à l’accent russe digne des plus grands nanars de l’époque des années 90.
Du tout bon.
À noter également les clins d’œil appréciables à l’épisode 2.

Mais qu’en est-il du plaisir ressenti manette en main ? Film interactif ou véritable jeu ?

Un véritable Survival Horror.

Passons outre l’esthétique du titre qui, comme l’épisode 2, propose une beauté visuelle indéniable, sublimée par le HDR et la mise à l’échelle DLSS, qui permet de profiter pleinement du titre sur un grand écran 4K sans que cela pique les yeux. Le jeu tourne à 60 FPS et propose une fluidité exemplaire, même dans les moments où l’action bat son plein.

Le portage sur Nintendo Switch 2 est donc réussi, même s’il ne vaut certainement pas l’expérience du jeu sur PC. Notons également qu’en version portable, le jeu s’apprécie tout autant et reste une expérience flippante si vous décidez d’y jouer au casque dans le noir.

Resident Evil 3 est un survival horror et ce 3e opus porte particulièrement bien cette étiquette avec les attaques omniprésentes de Nemesis. En outre, les zombies sont toujours aussi nombreux et il faudra viser juste afin de ne pas finir déchiqueté par leurs crocs acérés.
Outre les zombies, de nouvelles créatures plus massives que les Lickers feront leur apparition, ainsi que des arachnides belliqueuses.
Enfin, même si l’aventure est courte (comptez environ 7 heures pour la boucler), le titre réserve des moments d’anthologie, à l’image de l’attaque de zombies que subit Carlos ; un véritable hommage aux films de zombies.

Un gameplay qui a fait ses preuves

Plus orienté vers l’action, Resident Evil 3 ne souffre de quasiment aucun temps mort. La pression est constante et, même si les balles se font rares, on est un peu moins contraint de faire le tri de son inventaire toutes les 5 minutes. Face à la menace, il faudra néanmoins ne pas hésiter à fuir le danger et à bien viser pour maximiser l’efficacité. À noter que votre couteau ne se cassera pas dans cet épisode. Ceci permet de « charcuter » les zombies à terre afin de s’assurer qu’ils sont bien morts.

Les énigmes sont également présentes, mais font ici un peu plus sens. Le passage dans la centrale électrique est également particulièrement réussi avec ces sortes d’arachnides belliqueuses.

En outre, si vous mourez (et ce sera le cas), vous pourrez assister à la fin atroce de votre personnage principal. Heureusement, vous pourrez toujours sauvegarder à loisir avec les machines à écrire disséminées un peu partout. De plus, les checkpoints vous permettront également de recommencer avant un moment tendu.

Le titre se finit donc rapidement, mais vous aurez toujours l’occasion de débloquer des croquis et autres joyeusetés dans les menus (nouvel arme, Manuel de combat, etc). Ceci en réussissant des défis qui vous donneront des points que vous pourrez échangez. Refaire l’aventure dans un niveau de difficulté différent peut également être attractif. Ceci afin de débloquer des bonus tels que des munitions infinies, même si Capcom propose toutes les récompenses déverrouillées pour 4,99 €.

Dommage également que ce remake ne propose pas d’extension avec des scénarios alternatifs pour prolonger cette courte durée de vie. Toutefois, vous pourrez toujours tenter de découvrir toutes les figurines « Charlie » disséminées dans les décors du jeu.

Mais ça fait un peu léger… Capcom aurait pu proposer le jeu d’origine de 1999 afin de proposer une valeur historique au titre ou des petits scénarios alternatifs comme dans le 2 et le 4. Mais ne boudons pas notre plaisir tant le soft s’avère réussi.

Un dernier mot concernant l’ambiance sonore. Immersive, elle fait mouche. De plus, même si on préfère la VO, force est de constater que la voix française de Jill, interprétée par Célia Asensio, colle bien au personnage. Du tout bon aussi à ce niveau-là.

Conclusion

9,0/10
Ce remake de Resident Evil 3 est une franche réussite. L’atmosphère est tendue du début à la fin et propose un véritable film d’action horrifique interactif. Les personnages sont hauts en couleur et la tension omniprésente. Dommage toutefois que le remake de cet épisode ne bénéficie pas de plus de bonus afin d’en rallonger la durée de vie. Mais chez Geeknplay, nous préférons quand même passer moins de 10 h sur un jeu intense que 50 h sur un titre redondant.
D’autant plus que le titre est proposé à 29,99 € « seulement ».
Une aubaine pour passer une soirée d’Halloween dans de bonnes conditions.

Les plus

  • Des personnages hauts en couleur
  • L’action omniprésente
  • Le Nemesis

Les moins

  • La durée de vie
  • Manque de vrais bonus (le titre d’origine aurait pu être inclus)
yancha

yancha

Rédacteur avec pas mal d'XP au compteur ayant grandi avec les bornes d'arcades à l'ère 8 et 16 bits.

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