Depuis le 16 octobre 2026, les possesseurs de la Nintendo Switch 2 peuvent se procurer les épisodes 2, 3 et 4 de la série horrifique emblématique de Capcom via l’eShop. Une aubaine pour (re)découvrir les origines de la saga et fêter dignement Halloween. Sans plus attendre, nous vous proposons de découvrir notre critique de Resident Evil 2 Deluxe Edition grâce à un code fourni par l’éditeur.
Remake paresseux et sans âme qui trahit le matériel d’origine ou véritable renouveau ? C’est ce que nous allons découvrir.
Avant-propos
À l’origine, Resident Evil 2 (Bio Hazard 2 au Japon) est sorti en 1998 sur PlayStation. Il reprend le gameplay de son prédécesseur (caméra fixe habilement placée pour suivre votre personnage déambuler entre les zombies et déplacement « tank ») et propose deux personnages jouables. En effet, la boîte du jeu recelait à l’intérieur 2 CD et vous deviez donc choisir entre incarner Leon Scott Kennedy, la nouvelle recrue de la police de Raccoon City, ou Claire Redfield, la sœur de Chris venue prendre des nouvelles de son frère, protagoniste et survivant du 1er épisode.
21 ans plus tard, en 2019, Capcom propose le remake de l’épisode en proposant un scénario similaire, mais avec un gameplay complètement renouvelé. Fini la caméra fixe, celle-ci se place au-dessus de votre épaule, comme c’est le cas pour la série depuis Resident Evil 4.
Disponible sur PC, PlayStation 4 et Xbox One, le titre est également proposé sur Nintendo Switch en 2023, mais en version « cloud ». Inutile de vous dire qu’il fallait une bonne connexion Internet et un bon Wi-Fi pour profiter du titre sans lag et dans de bonnes conditions.
La sortie du titre sur Nintendo Switch 2 représente donc une aubaine pour les fans de Nintendo, soucieux de se lancer dans une aventure horrifique unique et de qualité.



Il était une fois à Raccoon City.
L’histoire prend place en 1998 dans la ville de Raccoon City, quelques mois après les aventures du 1er épisode. Après leur rencontre mouvementée dans une station-service, nos protagonistes découvrent alors une ville où la majorité des habitants ont été transformés en zombies par le virus-T, une arme biologique développée par la société pharmaceutique Umbrella. Séparés à la suite d’un accident de la circulation, Claire et Leon se donnent rendez-vous au commissariat de la ville.
La ville est en proie au chaos, les zombies et autres créatures répugnantes surgissent à chaque coin de rue et leurs intentions ne sont clairement pas amicales !
Chaque personnage a sa propre histoire. Ainsi, Leon fera la connaissance d’une mystérieuse jeune femme nommée Ada, tandis que Claire sympathisera avec une enfant prénommée Sherry.



Comptez environ 8 heures par scénario pour assister au fin mot de l’histoire. Soit 15 à 20 h pour découvrir toute l’histoire.
Le scénario reste relativement le même que celui du jeu original, à quelques différences près. Toutefois, dans mes souvenirs, le second run proposait un scénario qui tenait plus compte des actions effectuées lors de sa première partie. Les deux campagnes étaient donc davantage conçues pour se compléter. Ici, le système de scénarios croisés semble beaucoup moins élaboré et une certaine déception peut survenir en devant faire la même chose alors que cela aurait dû être fait.
Enfin, la plus grande différence notable est l’apparition du Tyran, une sorte de Nemesis qui n’aura de cesse de vous poursuivre et vous proposera de nombreux moments de stress. Vous n’allez pas pouvoir vous balader aussi tranquillement que prévu et la tension est à son comble lorsque ses pas lourds retentissent au loin.



Un survival horror moderne
Force est de constater que la refonte graphique du titre est résolument moderne. Même si cette version Switch reste inférieure graphiquement à une version PC, force est de constater que l’adaptation est de très bonne qualité et ne souffre d’aucun bug rédhibitoire. En outre, le HDR renforce les contrastes et met en lumière un éclairage de qualité. Le jeu tourne en 60 FPS et la fluidité est donc au rendez-vous. En outre, la mise à l’échelle DLSS permet de profiter de la beauté intrinsèque du titre sur un grand écran 4K sans que cela pique les yeux.
Si la beauté esthétique est indéniable et n’a pas à rougir face aux autres portages, qu’en est-il du gameplay proprement dit ?
Resident Evil 2 Remake est fidèle à ses origines et reste un digne représentant du survival horror. Les ennemis sont nombreux, mais les balles se font rares ! Il vous faudra économiser avec soin vos munitions si vous ne voulez pas finir déchiqueté par un ennemi vorace. Le bestiaire n’est pas particulièrement fourni et vous allez principalement être confronté au zombie de base. Toutefois, les Lickers sont également de la partie, ainsi que les toutous pas gentils… À noter que les corbeaux ne vous attaqueront pas et les araignées des égouts ont laissé place à des créatures bien plus répugnantes ! Ce passage vous réserve d’ailleurs des moments d’anthologie et d’horreur particulièrement marqués.



Des énigmes modernisées
Enfin, que serait un Resident Evil sans ses énigmes tordues ? Ici, notamment dans la première partie du jeu, dans le commissariat, vous allez devoir faire de nombreux allers-retours pour trouver le bon objet à mettre au bon endroit. En outre, la chasse aux clés est ouverte afin d’ouvrir les portes verrouillées. Heureusement, tout se déroule en temps réel et le rythme est maintenu grâce à l’absence de temps de chargement.
Votre sacoche est vraiment riquiqui et il est souvent frustrant de devoir se séparer de quelques objets en les laissant dans une caisse sécurisée alors qu’ils s’avèrent être indispensables à votre progression ou à votre survie.
Rappelons que votre inventaire se retrouve dans une sacoche qui permet de trimballer un nombre limité d’objets. Au cours du jeu, vous aurez l’occasion de l’agrandir, mais la seule façon d’être tranquille est de profiter de grosses caisses afin d’y laisser vos objets. Celles-ci communiquent entre elles et vous retrouverez toujours les objets laissés à l’intérieur. Elles se trouvent toujours à proximité d’une machine à écrire qui vous permet de sauvegarder votre progression. Ainsi, outre les sauvegardes automatiques, vous pouvez sauvegarder manuellement quand bon vous semble. Les tampons encreurs sont illimités, contrairement au jeu d’origine. Toutefois, si vous visez un bon score de fin, il faudra veiller à limiter le nombre de sauvegardes et boucler l’aventure en un temps record.



Il est dommage que cette nécessité de faire des allers-retours et de surveiller sa sacoche casse un peu le rythme du jeu, principalement au début.
En outre, les combats de boss vous réservent des moments d’anthologie et le titre s’avère être une série B très réussie. Une fois la première campagne réussie, l’envie de la refaire avec l’autre protagoniste s’avère être une évidence ! Le cheminement est quelque peu différent et l’histoire de Claire réserve de jolis moments, notamment avec Ashley.
Enfin, le titre devient un véritable jeu d’action avec sa vue avec la caméra au-dessus de l’épaule. Seul bémol, lorsque vous visez, si vous appuyez malencontreusement sur L3, votre personnage se mettra à courir plutôt que de garder sa visée. Plutôt dérangeant dans les moments de panique.
Toutefois, on s’y fait et la possibilité de se retourner rapidement reste le meilleur moyen de fuir le danger.
Resident Evil 2 Deluxe Edition réserve également d’autres surprises à ne pas négliger.



Les bonus de Resident Evil 2 Deluxe Edition
La Deluxe Edition inclut :
- Le jeu de base : Resident Evil 2
- Des tenues alternatives pour Leon : Shérif d’Arklay, Film noir, perso de 98.
- Des tenues alternatives pour Claire : Militaire, Film noir, Elza Walker, perso de 98.
- Arme spéciale : Samurai Edge (Albert, Jill, Chris).
- Bande-son alternative : version originale.
Outre ses bonus cosmétiques, Resident Evil 2 propose également des petits scénarios alternatifs qui vous permettront d’incarner certains personnages croisés au cours du jeu.
Une galerie est également disponible avec la possibilité d’admirer les personnages sous toutes les coutures. De même, des croquis sont disponibles. Pour les débloquer tous, il vous faudra réussir les défis.
Vous aurez également l’opportunité de jouer un agent spécial de l’Umbrella Security Service (USS) en incarnant HUNK, surnommé la Faucheuse.
Parviendrez-vous à sortir vivant de cet enfer ? Une sacrée surprise vous attend si vous y parvenez !



En outre, le titre vous propose de nombreux défis qui vous permettront de débloquer des croquis persos dans la galerie et de bénéficier d’objets incroyables. Il est ainsi possible d’obtenir des munitions infinies !
De plus, des figurines sont disséminées dans tout le jeu et n’attendent qu’à être trouvées. Le titre reprend ainsi la « chasse » aux grenouilles de Metal Gear Solid 3.
Toutefois, n’oublions pas que Capcom reste fidèle à lui-même et propose aux plus paresseux et fortunés d’entre vous de débloquer toutes les récompenses verrouillées en dépensant la modique somme de 4,99 €. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
Conclusion
En outre, pouvoir jouer au titre dans son lit avec un casque vissé sur les oreilles reste une expérience intéressante.
Enfin, loin de renier ses origines, ce remake permettra aux anciens de redécouvrir un épisode clé de la série et devrait également plaire aux néophytes curieux de découvrir les origines de la saga.
Les plus
- Un remake et une adaptation sur Nintendo Swith 2 réussis
- Présence d’une VF de bonne qualité
- Le passage dans les égouts et dans la serre.
- Les bonus
Les moins
- Les allers-retours
- Une sacoche vraiment riquiqui
- Les incohérences du second run qui ne prennent pas en compte les actions faites dans la première partie
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