TEST – YOMAWARI: Lost In The Dark

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Disponible depuis vendredi, Yomawari: Lost In The Dark est le nouveau chapitre de la série fantastico/horrifique proposé par NIS America. Un titre parfait pour fêter Halloween ! En effet, l’effroi et les sueurs froides vous attendent sur PC, PlayStation 4 et Nintendo Switch. C’est sur cette dernière machine que nous avons pu effectuer le test (sans spoil) de ce titre ambigu. En effet, ne vous fiez pas à son aspect extérieur relativement kawaï (mignon). Vous vous tromperiez amèrement. Car même si le PEGI déconseille le titre au moins de 12 ans seulement, chez Geeknplay nous déconseillons fortement ce titre à un public non avertit. Ceci étant dit, éteignez les lampes, installez vous confortablement dans votre canapé, nous allons vous parler de Yokaïs (fantômes), de malédiction et d’horreur.

Il semblerait que nous puissions traduire Yomawari par « patrouilleur de nuit ». Il s’avère que Lost In The Dark est le 3e épisode de la franchise de Nippon Ichi Software. Le premier épisode, Night Alone, est sorti sur PlayStation Vita en 2015 au Japon et a bénéficié d’une traduction une année plus tard et d’une sortie sur PC.
Sa suite Yomawari: Midnight Shadow sort en 2017 sur PC, PlayStation 4 et PlayStation Vita partout dans le monde. Plutôt bien appréciés, ces deux épisodes sont disponibles dans la collection intitulée Yomawari: The Long Night Collection disponible sur Nintendo Switch depuis 2018. Ce nouvel épisode reprend le gameplay de ses aînés en rajoutant un système particulièrement efficace et novateur. Le fait de fermer ses yeux. Dans tous les cas, Yomawari: Lost In The Dark pourrait bien vous donner envie de découvrir ces deux premiers épisodes.

Une introduction qui met dans l’ambiance.

Dès l’introduction, le titre vous conseille de jouer avec un casque afin de profiter amplement des effets sonores que propose le titre. Suite à cela, vous serez invités à régler le son de votre machine. Ni trop fort, ni trop faible. Pour cela, écouter donc le bruit de ce battement entêtant. Si vous avez de bonne basse, cela devrait déjà vous mettre dans un état d’anxiété… mais ce n’est que le début. L’avertissement concernant les personnes préoccupées par leur santé physique et mentale n’est pas vain. Yomawari est un vrai jeu d’horreur… Ceci étant dit, personnalisez sommairement votre avatar fille, choisissez son nom (par défaut Yuzu) et en avant l’histoire.

L’aventure démarre dans les toilettes de son école. Très vite, vous vous rendrez compte que Yuzu est une jeune fille qui souffre de harcèlement scolaire… Rejetez par ses pairs, son déplacement jusqu’à sa classe s’avère compliqué. L’occasion pour vous de vous familiariser avec la maniabilité de base du gameplay (marcher dans une même direction, courir, interagir avec des objets). Arrivée à destination, l’écolière s’assoit à sa table vandalisée et très vite ses « camarades » de classe l’encercle et la force à manger un vers frétillant… Impossible de refuser, vous avalez l’insecte rampant et vous vous évanouissez… Puis vous vous remémorez vous balader sur le toit de votre école pour lever la tête vers le ciel alors qu’au loin le soleil se couche…. Le sentiment oppressant devient croissant, il est temps d’appuyer sur A afin que le titre bascule dans le surnaturel.

Alors que vous pensiez être sur le toit de l’école, vous vous retrouvez en pleine forêt enneigée. Très vite vous découvrez une silhouette sous un tas de neige éclairé par une lampe torche. Trop apeuré pour vous approcher de la forme non identifiée qui fait battre votre cœur puissamment, vous décidez néanmoins « d’emprunter » la source de lumière afin de pouvoir quitter ces lieux inconnus. Les ténèbres se font grandissantes alors que vous traversez un pont… Soudain une forme non identifiée qui semble recouverte de plume vous frôle. Terrorisée, vous foncez droit devant vous…

… Votre lampe torche s’éteint, il fait de plus en plus sombre et une présence se rapproche de vous. Vous découvrez alors une jeune femme qui vient vous guider. Elle explique que vous vous connaissez, mais que malheureusement vous devez souffrir d’amnésie. Elle rajoute que Yuzu est maudite… Et qu’elle doit retrouver ses souvenirs afin de rompre cette malédiction. Elle lui explique également comment survivre en fermant ses yeux et en se focalisant sur l’essentiel. Puis, elle vous indique l’endroit pour sortir de ce lieu étrange en vous expliquant qu’elle sera toujours là pour vous et qu’elle vous attendra.

Vous fermez alors les yeux et partez vers la direction indiquée… Poursuivie par une sorte d’esprit qui vous somme de vous souvenir !!! Puis, soudain, vous vous réveillez sur le toit d’un immeuble abandonné en pleine nuit. Mugi, votre chat blanc, est là pour vous guider vers votre maison… Sur le chemin vous vous rendrez compte très vite que la ville est envahie d’esprit frappeur…
Désormais, vous n’avez que jusqu’à 6h du matin pour vous souvenir ce que vous avez oublié et lever la malédiction.

De l’exploration, des énigmes et des Yokaïs.

YOMAWARI: Lost In The Dark ne change pas la formule de ses ainées. Vous incarnez un personnage tout « choupinou » dans un univers hostile avec comme seul compagnon votre lampe torche. Toutefois, comme évoquer dans l’intro, ce 3e épisode propose une nouveauté bien venue en proposant à votre personnage de fermer ses yeux. Ceci a pour effet en général de détourner les esprits frappeurs qui auront tendance à vous ignorer. Lorsque vos yeux sont recouverts de leurs paupières et de vos mains, la palpation de votre cœur se fait encore plus sourde et les menaces sont matérialisées par des sphères rouges. A vous d’éviter le danger et de rouvrir vos paupières au moment opportun. Ca ne marche pas toujours et autant vous dire que vous mourrez souvent dans Yomawari. Dans ces moments-là, tout devient noir et une grosse giclée écarlate vient colorer votre écran. Le die and retry est d’ailleurs particulièrement présent lors des confrontations contre les boss. Yuzu ne possédant aucune arme, la fuite et l’esquive reste sa meilleure défense. Les cailloux, avions en papier et croquettes pour chat ne lui serviront pas à grand-chose. Certes, il y a bien un passage où elle utilisera le flash d’un appareil photo pour annihiler des créatures aquatiques mais si vous cherchez de l’action avec de la baston et du gun fight il va falloir passer votre chemin. Notre héroïne est une enfant fragile persécutée par une horde de fantômes belliqueux aux pulsions meurtrières.

Toutefois, il faudra bien vaincre votre peur et parfois frôler la mort pour vous frayer un chemin et résoudre des énigmes souvent originales et parfois quelque peu tordues. Tous les esprits ne sont peut-être pas si mauvais. A vous d’essayer d’en comprendre certains. Dans tous les cas, il faudra souvent tirer parti du gameplay comme fermer les yeux pour se sortir d’un mauvais pas et avancer dans le jeu. Il arrive que l’on tourne un moment à la recherche d’un indice. Heureusement, ses derniers brillent à la lumière de votre lampe. Pas besoin de marteler le bouton « A » dans tous les sens pour obtenir les objets cachés et c’est tant mieux !

Comme nous l’avons évoqué, Yuzu mourra souvent… heureusement, le salut viendra des statues Jizo disséminées judicieusement partout dans la ville. Il suffit de déposer une petite pièce pour pouvoir sauvegarder et marquer ainsi un check point. Dans tous les cas, vous ne ressusciterez jamais bien loin de là où vous avez succombé. A noter que les divinités protectrices vous permettront également de vous téléporter d’une statue à une autre. Une aubaine, car la ville est relativement grande et si vous êtes atteint de « collectionnite aïgue » vous allez devoir la ratisser de long en large. En effet, vous pourriez bien y croiser une souris qui vous mènera à une pièce de puzzle. Il est également possible de découvrir des objets collectors et de finir comme il se doit les histoires atypiques de ces esprits tourmentés. Ceci rallonge donc une durée de vie déjà relativement convenable pour ce type de jeu. Mais aurez-vous vraiment le courage de revenir sur ces lieux cauchemardesques ? Il faut bien avouer que l’ambiance et les effets sonores font mouche.

A la recherche de son passé, il est si bon de se faire peur.

Les vétérans des FPS horrifiques habitués au « Jump Scare » (sursaut de peur) souriront peut-être et passeront leur chemin mais le titre de NIS America peut réellement faire flipper… J’en suis personnellement le premier surpris et peut-être trop vieux pour ces bêtises mais de légers frissons n’ont eu de cesse de m’accompagner durant mon exploration. Même avec des graphismes en 2D et des visuels finalement pas si effrayant que ça lorsqu’on les regarde, l’ambiance sonore, les vibrations et la mise en scène est là pour vous glacer le sang. Ainsi, le titre sait installer une horreur héritée des films de l’épouvante japonais comme The Ring d’Hideo Tanaka. Ainsi, il faut vraiment essayer le titre manette en main pour se rendre compte de tout le génie des développeurs. Certains passages sont bien glauques et les thèmes abordés sont universellement horrifique. (les poupées sont des objets qui peuvent réellement être flippant). De plus, le titre s’amuse souvent à vouloir essayer de briser le 4e mur. Que vous jouiez confortablement allongée dans votre lit, casque vissé sur les oreilles ou devant votre grand écran dans le salon avec un bon système audio, le résultat sera le même. Nous ne pouvons d’ailleurs que vous conseillez de jouer la nuit sans source extérieure qui viendrait vous perturber.

Enfin, le tour de maître des scénaristes est de proposer de réelles tragédies mais vu sous le prisme de l’enfant que vous jouez… Ainsi, c’est à vous de vous représenter et d’interpréter ce qui est sous-entendu… La réflexion de la jeune fille est parfois débordante de naïveté. En particulier concernant l’histoire qui se passe dans les champs de maïs et ses épouvantails… Certains passages sont voués à devenir cultes en tout cas. Jusqu’à un finish qui se mérite et qui devrait également vous secouer quelque peu.

Un dernier mot concernant l’édition deluxe du titre.

L’édition physique distribuée par Plaion (ex Koch Media) est disponible en version deluxe. Celle-ci est donc composée de :

  • Le jeu Yomawari: Lost in the Dark
  • Un code utilisable 3x contenant la bande-son numérique du jeu (contenant 4 titres)
  • Un mini artbook
  • Une jaquette réversible

Place maintenant à la vidéo avec ce trailer d’annonce de sortie du titre au Japon. Ceci afin de ne rien vous spoiler de l’aventure. Pour voir la vidéo de lancement, nous vous invitons à vous rende à cette adresse. Enfin, vous pouvez essayer de retrouver Mugi avec ce mini jeu dispo sur votre navigateur. Bonne chance !

Conclusion

Yomawari: Lost In The Dark est une très bonne surprise. Personnellement, ne connaissant pas la série, j’ai été subjugué par l’ambiance proposée par ce titre et la direction artistique générale du titre et son histoire. Avec ce titre, gageons que Yomawari devienne une franchise (re)connue. Nous ne saurions trop vous recommander de prendre votre courage à deux mains et d’essayer ce titre ! A fortiori si vous êtes fans des histoires de fantômes japonais et que vous avez grandis avec cette culture de yokaïs si souvent représenter dans les animes et qui font parties du folklore quotidien des habitants du pays du soleil levant.

Enfin, pour aller plus loin et si vous voulez en savoir toujours plus sur les mythes et légendes japonais, nos confrères de Mr Japanization sont là pour nous en apprendre toujours plus ou approfondir nos connaissances. Leur article concernant le Yokaï de Kasane pourrait également vous glacer le sang.

Yomawari: Lost In The Dark

9

Note

9.0/10

POINTS POSITIFS

  • Un VRAI jeu d’horreur
  • La direction artistique générale
  • L’ambiance sonore et le scénario
  • Le gameplay

POINTS NÉGATIFS

  • Le titre est en anglais et des notions de bases s’imposent
  • Ne plaira pas à tout le monde
  • Il faut aimer l’exploration
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yancha

Rédacteur avec pas mal d'XP au compteur ayant grandi avec les bornes d'arcades à l'ère 8 et 16 bits.

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