Toute la rédaction de Geeknplay espère que vous avez passé un bel Halloween 2026. Néanmoins, si vous souhaitez prolonger l’expérience ce dimanche, pourquoi ne pas acquérir Resident Evil 4 sur votre Nintendo Switch 2 ? Après avoir testé les remakes de Resident Evil 2 et de Resident Evil 3, nous avons eu l’opportunité de tester Resident Evil 4 Gold Edition sur la console hybride de Nintendo grâce à un code fourni par l’éditeur. Si le jeu d’origine reste un titre culte, que vaut ce remake du titre connu pour avoir révolutionné le gameplay de la série emblématique de Capcom ?
Découvrons cela ensemble.
Préambule
La rédaction a déjà testé cet épisode lors de sa sortie en mars 2023 sur PC, Xbox Series, PlayStation 4 et PlayStation 5. Nous vous invitons à découvrir le test de Neophyte afin d’avoir une vision complémentaire de cette critique. Pour ma part, et tout comme pour mes tests de Resident Evil 2 Deluxe Edition et Resident Evil 3, j’avais pu jouer aux titres d’origines lors de leur sortie et n’avais pas joué aux remakes.
Pour rappel, cet épisode 4 a su révolutionner la série lors de sa sortie en 2005. Fini le gameplay quelque peu archaïque issu de Alone in the Dark. Place à l’action pure et dure et à l’immersion totale avec une caméra placée à l’épaule. Après de nombreux projets abandonnés, le titre débarque sur GameCube dans le cadre d’un accord d’exclusivité entre Capcom et Nintendo. Shinji Mikami lui-même est au centre de cet accord, souhaitant ainsi que les fans de la série n’aient besoin que d’une seule console.
Outre son gameplay révolutionnaire, le titre s’éloigne également des zombies et quelque peu de la société Umbrella. Un pari risqué, mais qui s’avérera payant.


Il était une fois
Resident Evil IV délaisse l’univers urbain des précédents épisodes pour nous plonger au cœur de la nature dans un charmant village bucolique jouxtant un château médiéval. L’histoire prend place au cœur de la nature espagnole. Vous incarnez Leon S. Kennedy. Ce dernier est devenu agent secret du gouvernement américain après l’épisode 2. Entraîné comme jamais, le beau gosse est chargé de sauver la fille du président (Ashley Graham) qui est portée disparue.
Très vite, vous vous rendrez compte qu’elle est tombée aux mains d’une secte connue sous le nom de « Los Illuminados » et que l’accueil chaleureux du peuple méditerranéen laisse VRAIMENT à désirer.
Les personnages que vous croiserez sont hauts en couleur et bénéficient d’un charisme indéniable. Mention spéciale pour l’énigmatique Luis Sera, le massif Bitore Mendes et le rachitique Ramon Salazar à la voix anglaise particulièrement truculente. En outre, Leon aura la chance de recroiser la route d’Ada Wong. Mais que fait-elle dans ce village espagnol reculé et surtout, pour qui travaille-t-elle cette fois ? Vous aurez même la chance de pouvoir l’incarner dans cette « Gold Edition », comme ce fut le cas dans le jeu d’origine, durant une extension bonus, et vous aurez également droit au mini-jeu Mercenaires.
L’aventure est donc massive et ne se finit pas en 7 h comme Resident Evil 3. Comptez plus d’une dizaine d’heures pour la campagne principale, pour une durée de vie qui dépasse largement les 20 h. Ceci sans compter les extensions évoquées ci-dessus.
En outre, la replay value est assez haute tant le soft est réussi.


Un gameplay aux petits oignons.
Disons-le d’emblée, ce remake apporte une ribambelle de nouveautés comparé à son aîné. C’est une véritable (re)découverte qui vous attend si vous aviez poncé le titre de 2005. Ce remake est une réinterprétation plus mature, plus immersive et plus complète sur le plan du gameplay. Finis les « Cabrón », place au « Donde esta » et autres joyeusetés ibériques.
Ainsi, si l’histoire et les personnages rencontrés restent globalement les mêmes, notons toutefois que l’ambiance se veut plus sérieuse et plus horrifique. Les personnages gagnent en maturité et en profondeur. Par exemple, Ashley développe ainsi une véritable personnalité et Luis voit son histoire personnelle davantage développée.
En outre, l’action est plus explosive que jamais et cet épisode 4 marque une rupture avec le côté Survival « pur » de ses ancêtres. Même si certains passages, tels que l’attaque dans la cabane, renouent avec le genre et proposent une réinterprétation de l’attaque de zombies chère au film de Romero, La Nuit des morts-vivants.
Notons également que Leon peut tirer en marchant… Ce qui n’était pas le cas en 2005. De plus, le titre initie la furtivité. Même si on est loin d’un Metal Gear Solid, pouvoir parfois se faufiler derrière un ennemi pour l’assassiner discrètement dans une cut-scene réussie reste un moment jouissif (trop) rare. Tant que vous êtes dans le dos du perso, tout est bon. Et ce, même si vous l’éclairez avec une lampe torche, votre victime ne vous remarquera pas. Tant pis pour la cohérence et le réalisme.


Notons également qu’une fois la fille du président récupérée, celle-ci vous suivra comme un gentil toutou. Il faudra veiller à son bien-être et éviter qu’elle soit à nouveau kidnappée, sinon c’est game over. ATTENTION de ne pas lui tirer dessus dans le feu de l’action. Ashley ne survivra pas à une balle dans la tête. Vous pouvez également lui ordonner de s’éloigner un peu de vous afin d’avoir une meilleure liberté lors des affrontements. Toutefois, même en retrait, elle reste relativement proche. Enfin, vous aurez également parfois l’occasion de la cacher. Mais vos ennemis, les « Plagas », ne sont pas complètement stupides et ne se laisseront pas avoir par le subterfuge.
Enfin, outre les assassinats, le couteau de Léon lui permettra de se protéger des attaques ennemies à condition d’appuyer au bon moment sur la touche. Les batailles sont souvent spectaculaires et viser juste reste une condition sine qua non de votre victoire. Les balles peuvent se faire rares ! LE combo parfait consiste à viser les genoux de vos adversaires afin que ceux-ci tombent à terre. Il vous suffira alors de les achever avec votre couteau. Sinon, le coup de fusil à pompe en pleine tête arrive souvent à calmer les ardeurs de l’ennemi.
Mis à part les villageois, d’autres entités plus ou moins énervées viendront troubler votre balade en territoire hispanique. Mieux vaut être bien armé. En cela, le marchand est votre salut.



Un marchand sachant marchander
L’épisode 4 de Resident Evil introduit une monnaie in-game. Concrètement, chaque ennemi tué (corbeau inclus) laissera tomber quelques centaines de pesetas ou même des pierres précieuses. Ces objets sont également disponibles aléatoirement dans des tonneaux ou vases destructibles. Cette monnaie permet d’acheter de nouvelles armes auprès d’un énigmatique marchand que vous retrouverez facilement au cours du jeu. Vous voyez des flammes pourpres ? Sachez que le marchand vous y attend. Profitez de ses promotions pour acquérir de puissantes armes que vous aurez même loisir à upgrader. Puissance, temps de chargement, nombre de munitions, tout peut être augmenté à condition d’avoir suffisamment de monnaie. En outre, pour maximiser vos ventes, n’hésitez pas à sertir de diamants les objets précieux que vous rencontrerez au cours de votre mission.
Ainsi, si fuir l’affrontement était la règle jusqu’ici dans les précédents Resident Evil, ici, on a l’impression d’être un vrai chasseur. Un côté Arcade qui est finalement bienvenu.
Parfois, lors de grandes maps, vous aurez également accès à un petit stand de tir afin de prouver votre valeur en tant que pistolero. Affrontez des pirates en carton et évitez les matelots pour gagner un rang élevé et ainsi gagner un jeton précieux. Avec 3 jetons, vous pourrez utiliser un gachapon qui vous permettra d’obtenir des figurines à accrocher à votre mallette. Celles-ci vous octroieront des bonus comme, par exemple, 30 % de vie en plus lors d’une prise de feuille de santé verte. La Gold Edition vous en offre d’ailleurs 2, mais également une mallette spéciale.



Finis les sacoches chères à la série. Place à la mallette. Elle est assez grande, mais se remplit vite. A fortiori avec des armes puissantes et les extensions de celles-ci (lunette pour fusil à longue portée, gna gna pour la mitraillette, etc.). À noter que le coffre est toujours présent avec la machine à écrire. Toutefois, vous ne pourrez y poser que vos armes, extensions et pschitt-pschitt de santé. Impossible donc de mettre des munitions de santé, des grenades ou du poisson frais.
Ainsi, il faut bien avouer qu’il faudra parfois faire des choix ! En outre, vous obtiendrez de la poudre qu’il faudra combiner avec de la ferraille pour créer vos munitions, même si vous en trouverez durant votre pérégrination. En tout cas, n’hésitez pas à utiliser vos grenades !
Enfin, sachez que le marchand vous donnera l’opportunité de faire des quêtes annexes telles que, par exemple, éliminer un gros chien, des rats ou trouver et exploser des machins bleus. L’occasion de récupérer des spinelles, un objet précieux qui pourra être échangé contre des objets exclusifs auprès du camelot. Vous pourrez débloquer, par exemple, le Ticket d’amélioration spéciale qui vous permet une amélioration spéciale d’arme à tout moment, quel que soit le niveau de l’arme.
Sinon, Capcom oblige, vous pourrez aussi acheter avec du vrai argent ce ticket pour 3 €.
À vous de voir… En l’état, cette édition Gold propose suffisamment de bonus sans avoir à acheter en plus ce DLC.



La Gold Edition
Outre la généreuse aventure avec Ada « Une autre voie » qui s’étale sur 7 chapitres et promet une aventure haute en couleur, Resident Evil 4 Gold Edition inclut :
- Jeu de base : Resident Evil 4
- Mode additionnel : Mercenaires
- Tenues pour Leon et Ashley : Alternatif
- Tenues pour Leon et Ashley : Romantique
- Tenue pour Leon et filtre : Héros
- Tenue pour Leon et filtre : Vilain
- Accessoire pour Leon : Lunettes de soleil sportives
- Arme spéciale : Sentinel Nine
- Arme spéciale : Skull Shaker
- Bande-son classique
- Carte aux trésors : Extension
- Mallette dorée
- Mallette classique
- Porte-bonheur : Herbe verte
- Porte-bonheur : Munitions de pistolet



Tout ceci représente un petit coup de pouce indéniable. Le Skull Shaker vous sera bien utile en début de jeu. En outre, l’extension « The Mercenaries » prolonge encore un peu plus une durée de vie déjà conséquente en proposant une lutte contre la montre. Déjà présent dans le jeu d’origine, ce mode a également été revisité et ravira les amateurs d’action et de combats effrénés.
Enfin, d’un point de vue technique, cette adaptation sur Switch 2 ne souffre d’aucun bug technique et propose une aventure réussie visuellement de bout en bout. Comme les épisodes précédents, cet épisode est sublimé par le HDR et la mise à l’échelle DLSS, qui permet de profiter pleinement du titre sur un grand écran 4K sans que cela pique les yeux. Le jeu tourne à 60 FPS et propose une fluidité exemplaire, même dans les moments où l’action bat son plein. En outre, l’environnement sonore est immersif au possible et prend tout son sens avec un système audio 5.1 ou un casque de bonne qualité. Car le jeu s’apprécie également en mode nomade. Ainsi, l’horreur peut vous suivre partout !
À noter également la présence d’un mode photo qui vous permettra d’immortaliser l’horreur avec style.
Enfin, n’hésitez pas à consulter le test de Neophyte pour avoir un complément d’information.
Conclusion
Nous ne pouvons que vous conseiller de vous procurer cette aventure unique si vous ne l’avez pas encore faite sur un autre support.
Les plus
- Un remake réussi d’un titre culte
- La durée de vie
- L’extension « Une autre Voie » avec Ada
- Le mode photo
- Le mix action, exploration, résolution d’énigme
- Les boss
- Le gameplay
Les moins
- L’interaction avec Ashley
- Pas (encore) de version physique
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