Test – Killing Floor Double Feature débarque sur PS4 !

Killing Floor

Killing Floor Double Feature fait directement suite au premier épisode de la franchise sorti en 2009. Toutefois, on vous en avez dit un mot il y a quelques semaines, on ne peut pas dire que cet opus soit une suite à proprement parlé de la série. Il serait plus juste ici de parler d’une édition étendue de Killing Floor 2. Cette nouvelle sortie comprend donc Killing Floor 2 sorti initialement en 2016, ainsi que toutes ses mises à jour de contenus crée pour le jeu depuis sa sortie, ainsi que le personnage optionnel de Mrs Foster, si vous obtenez une version physique du jeu. De plus, cette offre est accompagné d’une version Playstation VR du jeu, nommée Killing Floor Incursion. Disponible depuis le 21 mai 2019 sur PS4 pour le prix de 39,99 €, cette nouvelle édition du jeu Killing Floor 2 apporte t-elle une plus-value à la version précédente ?

Visez, Tirez, rechargez, achetez, recommencez

Pour les personnes qui ne sont pas familiarisées du genre, Killing Floor est un jeu de tir à la première personne coopératif. Vous incarnez initialement un rescapé de l’Apocalypse, confronté à des vagues d’adversaires de plus en plus coriaces avec votre groupe pour arriver finalement au combat final face à un Boss de fin de niveau. Le concept peut paraître simple, et il l’est. Toutefois, c’est dans la simplicité que réside la force du jeu. Riche de contenu et facile à prendre en main, le jeu de Tripwire a le potentiel pour plaire à un large public de joueurs, qui n’a pas comme prérequis d’être familier du FPS pour pouvoir apprécier le titre.

Lorsque l’écran d’accueil du jeu apparaît pour la première fois, ce qui marque immédiatement c’est le son d’une guitare électrique qui semble être aussi énervée qu’un employé de bureau rentrant d’une longue journée de travail. Le ton est immédiatement donné. Vous n’êtes pas vraiment ici pour faire dans la dentelle. Killing Floor assume de manière décomplexée son orientation défouloir bourrin giclant d’hémoglobines. Attendez vous à voir des explosions, des têtes qui volent et du sang, beaucoup de sang.

L’apocalypse n’a jamais été aussi drôle

Similaire dans son concept au jeu Left 4 Dead, le jeu de tir sur zombies en coopération qu’est Killing Floor ne vous prendra pas au dépourvu si vous êtes un habitué de la franchise de Valve. Néanmoins pour tous les nouveaux arrivants désireux de tester le titre, le jeu est doté de fonctionnalités qui permettent de vous accompagner. C’est ainsi que, durant les premières minutes où vous lancer le titre, un mode tutoriel intitulé « entraînement de base » est immédiatement disponible depuis le menu d’accueil. Ce mode de jeu très guidé, détaillera toutes les fonctionnalités de bases qu’il vous faudra connaître en temps que novice pour survivre aux vagues successives d’ennemies. On appréciera le fait que lors du tutoriel, le personnage incarné par le joueur soit invincible, ce qui permettra à tout un chacun, et plus particulièrement les moins habitués du genre FPS, de se familiariser avec les touches en toute sérénité sans se faire broyer.

La dizaine de minute de tutoriel passée, il sera alors temps pour vous de vous lancer au cœur de la mêlée ! Que ce soit en multijoueur ou bien en solo, le but reste fondamentalement le même. Il faudra survivre aux vagues de Zeds de plus en plus coriaces et améliorer votre équipement entre les phases d’invasions. Et cela, grâce à l’argent récolté au fur et à mesure des rounds en vous rendant au module de la vendeuse indiqué par un marqueur.

Notons qu’il nous est arrivé plusieurs fois de rencontrer un bug assez frustrant en cours de partie. En effet par moment, un problème d’ordre inconnu survient et a pour effet l’achat d’un objet que vous n’aviez pas préalablement choisi dans l’onglet d’achat. Je vous laisse imaginer le dépit de se retrouver dans son inventaire avec un revolver alors que vous aviez cliqué sur un lance-roquette , objet de votre désir…

En dehors de cette petite déconvenue, le choix est vaste en matière d’armes ! Entre les armes de mêlées tel que le Katana, en passant par le fusil d’assaut ou bien un pistolet cryogénique, c’est pas moins de 91 armes répertoriées à votre disposition que vous pouvez acheter et utiliser pour étriper vos adversaires à la mâchoire qui pendouille, et cela toujours de manière créative. Il faudra comptez à ça plus de 31 cartes différentes, 4 modes de jeux distincts (Survie, Survie VS, Hebdomadaire et Infini) et 4 modes de difficultés croissants.

Vous pouvez alors reposez tranquille. Le niveau de “rejouabilité” est grand, et la perspective de se lasser relativement éloignée. Faisant l’objet de mises à jour de contenus fréquent, restez assurés que le jeu à le potentiel pour vous garder de longues heures durant derrière votre écran à dégommer des morts vivants ! De plus tout le monde y trouvera son compte dans cette expérience multijoueur grâce au différents niveaux de difficultés présents en jeu, et configurables dans le menu du jeu.

♪Quand il me prend dans ses bras, il m’arrache le bras droit, je vois la vie en rouuuge !♪

Killing FloorLa première chose à préciser sur le jeu c’est son principal défaut. En effet, le jeu bien qu’il soit très jouissif et amusant en multijoueur, c’est une tout autre paire de manches lorsqu’il s’agit de son mode solo. La série des Killing Floor initialement pensée pour être un jeu à faire en coopération, elle perd alors toute saveur lorsque l’on y joue seul. Le jeu favorise constamment l’entraide entre les joueurs, avec par exemple la possibilité de donner de l’argent à ses camarades pour l’aider à s’équiper.Vous vous rendrez vite compte en lançant vos parties, qu’il sera primordial de rester proche de vos partenaires.

En dehors de cela, faites attention ! Comptez jusqu’à 18 types d’adversaires différents, ainsi que 4 boss de fin de niveau à affronter. Toutes ces marionnettes de chaires putréfiées comporteront des spécificités et des façons d’être vaincues propres à chacun. Il faudra donc vous adapter à la situation. Cela étant dit, on regrettera le fait que les boss moins diversifiés que les monstres de bases, sembleront par moment plus redondant à affronter que les vagues d’ennemies. Néanmoins, cet aspect du jeu est largement compensé par la prise en main rapide et agréable du titre ainsi que les sensations de tir qui se rapproche des classiques du FPS, tel que Call Of Duty.

Parallèlement, on regrettera par moment la lourdeur de son personnage, notamment lorsqu’il s’agit de courir, la touche nécessite le maintien constant, ce qui au bout du compte, à le potentiel de vous fatiguer les phalanges. On déplorera aussi l’absence d’un système de pénalité en jeu qui viserait à sanctionner les joueurs quittant un match en cours de partie. En effet, rien de plus frustrant que de voir certains camarades de jeu se déconnecter lors d’une vague sans aucune raison. D’autant plus que par moment ces désertions impromptues sont capable d’entraîner des bugs, comme par exemple le boss de fin de partie qui disparaît soudainement à la suite d’une déconnexion de coéquipier.

Une performance artistique à tous les niveaux

Killing-Floor-2-dirigeable

On l’a dit, il existe un grand nombre d’ennemis différents que vous pouvez affronter au sein du jeu. Ces derniers se regrouperont souvent par meute d’une dizaine d’individus dans le but de vous déborder vous et vos coéquipiers. Sans surprise, cela entraîne inévitablement des phases de combats qui terminent dans une bouillie ensanglantée rythmée par un concerto de balles et de Heavy Metal. Toutefois, là où on saluera les équipes de développement de Tripwire, c’est leur capacité à mettre en œuvre des astuces dans le jeu qui ne donnent jamais l’impression à nous, joueurs, d’être confus en nous demandant ce qui se passe à l’écran.

En effet, malgré le grand nombre d’informations présents chaque secondes, il est à noter qu’aucun ralentissements n’a été à déplorer en une vingtaine d’heures de jeu. Consécutivement, le design des ennemis très identifiables vous permettra à tout moment d’analyser la situation et d’agir en conséquence. Pour finir, le Zed Time, sorte de ralenti se déclenchant à chaque fois que vous accomplissez une action spectaculaire, comme un tir en pleine tête, vous permettra ça et là quelques secondes de répit pour analyser plus calmement la situation. Globalement très solide, les environnements du jeu ne donnent jamais l’impression d’avoir été bâclés et le level design cohérent, vous donnera l’opportunité de prendre un avantage décisif sur vous ennemis en exploitant certains coins de carte propices à l’élimination de vos adversaires.

A song for the Dead

Killing-Floor-2_-PersonnageLe jeu est donc un grand défouloir déjanté et assumé à l’ambiance Rock’N’Roll. Sur les rythmes de Heavy ou de Death Metal, vous êtes invité jusqu’à 6 joueurs à affronter des hordes de Zeds contrôlées par l’IA du jeu. On appréciera le fait que chaque nouvelle musique jouée soit accompagnée par son titre et le nom du groupe en haut à droite de l’écran, au cas où vous chercheriez à le réécouter plus tard.

Des salutations sont de rigueurs concernant les doublages français du jeu. Tous de grande qualité, ceux-ci apportent une réelle valeur ajoutée au titre. De bonne facture, ces derniers permettent réellement au jeu de se transcender par moment. On citera notamment la présence de Patrick Borg, la voix française de Son Goku dans le rôle du Révérend Alberts, ou bien celle d’Adeline Chetail qui donne sa voix à Ellie dans The Last Of Us et Zelda dans le jeu Breath Of The Wild. Mention spéciale à la carte nommée L’atelier du Père Noël, qui vous invitera à reprendre l’atelier du gros bonhomme dans un manteau rouge. En effet, le Père Noël vous demandera de l’aide pour reprendre son QG des mains de son pire ennemi,Krampus. Tout au long de votre avancée dans le niveau, vous serez accompagné par la voix française de Jason Statham et du Chat PottéBoris Rehlinger, qui interprète le Père Noël dans le rôle de narrateur, une expérience singulièrement géniale !

Lootbox à gogo

Killing FloorUne des inquiétudes qu’on pourrait avoir concernant le titre, touche à son concept singulièrement simple, qui risquerait de nous faire tomber dans la répétitivité. Toutefois il n’en est rien. En effet, en plus de pouvoir se targuer d’être un jeu bien optimisé sur console, (Le test du jeu a été fait sur PlayStation 4 Slim), Killing Floor 2 qui est compris dans le pack Double Feature est régulièrement alimenté en contenu.

Le principal aspect mis en avant par les développeurs pour encourager les joueurs à s’investir dans le jeu, c’est le système d’apparences cosmétiques à collectionner pour votre personnage. Les 16 personnages du jeu sont entièrement customisables, autant dire que tout collecter vous prendra un moment ! Ces butins peuvent être obtenus soit via le PS Store, soit par le Coffre.

Pour l’expliquer simplement, le Coffre est un onglet consultable depuis le menu du jeu qui vous permet de débloquer des récompenses après avoir obtenu un certain montant de Dosh, qui est la monnaie du jeu. Ces Dosh, vous les obtenez principalement en accomplissant des missions journalières et hebdomadaires en jeu. À noter que les missions hebdomadaires qui vous pousseront à participer à un mode de jeu dont les objectifs changent chaque semaine, permettent eux-aussi d’obtenir des apparences en récompenses.

Toutefois, le seul point noir qui pourrait être à pointer, ce serait le temps que nécessite l’obtention d’items d’apparences pour vos armes et personnages. Car en effet, si vous vous montrez déterminés à ne pas débourser un seul centime en micro-transaction, cela est possible mais assez fastidieux. Puisque la plupart des coffres ne peuvent être ouvert qu’à l’aide d’une clé Horzine achetable via la boutique en ligne. L’alternative à ce système de monétisation consiste alors à recycler vos coffres afin d’obtenir des matériaux de constructions. C’est au bout de 10 fragments que vous pourrez créer un nouvel objet. Autant dire que si vous voulez rendre chic votre personnage, il va vous falloir travailler dur !

Venez comme vous êtes

Killing Floor

Néanmoins on le précisera encore une fois, ce genre d’éléments optionnels ne changeront en aucun cas vos statistiques en jeu. Il est alors tout à fait possible de jouer des heures durant sans prêter attention à ce genre de fonctionnalité. En effet la seule chose susceptible de changer votre manière de jouer et vos caractéristiques en jeu sont les classes de personnages qu’il faudra choisir avant de lancer un match. Chaque classe connaît ses propres spécialisations et spécificités de gameplay, traduit par des armes de prédilections. Le SWAT privilégiera les pistolets mitrailleurs tandis que le fou furieux préfère les armes de corps à corps ainsi de suite.

Au fur et à mesure des niveaux que vous prendrez, des bonus passifs seront appliqués à votre personnage. De plus, tous les 5 niveaux, vous débloquerez de nouvelles compétences de classes qui augmenteront radicalement la puissance de votre avatar. Cependant, sachez qu’il est possible et cela est appréciable, de faire progresser chaque classe du jeu sans pour autant accumuler des heures et des heures de jeux sur chacune d’entre elles. En effet, l’expérience que vous gagnez en partie est liée de manière intrinsèque aux armes que vous utilisez. Ainsi, en achetant un fusil à pompes au module de la vendeuse quand bien même vous jouez la classe SWAT, il sera possible pour vous de gagner de l’expérience dans la classe de démolisseur et vis versa. Cela étant dit, vous ne bénéficierez alors pas des bonus applicables seulement sur vos armes de classes.

Conclusion

Killing Floor Double Feature est une excellente affaire. Pour la modique somme de 39,99 € il vous sera fournit deux jeux entre vos mains. Killing Floor 2 qui est compris dans l’offre est un jeu multijoueur et une expérience coopérative exigeante et c’est tout ce qu’on lui demande. Toutefois, cela en fait un jeu fondamentalement fabriqué pour le jeu en ligne. Le jeu en solo n’ayant aucun intérêt particulier, il sera nécessaire de posséder un abonnement au PS Plus afin de profiter au maximum de ce que le jeu a à offrir. Mis à part cela, attendez vous à une expérience de jeu jouissive et survoltée ! Et tout cela, portée par une bande sonore et des doublages français de grande qualité, qui apportent réellement un plus au jeu pour peu qu’on prête attention à ce genre de détail. Loin de révolutionner un genre, Killing Floor Double Feature montre qu’il maîtrise les codes du FPS et qu’il est capable de retenir votre attention grâce à du contenu à foison qui renouvellera pour sûr votre envie d’y revenir ! Notons toutefois quelques bugs assez étranges qui peuvent parfois s’avérer frustrant si ils se répètent, une commande de course assez peu ergonomique et un système de monétisation qui peut s’avérer un peu envahissant. Néanmoins, tous ces défauts sont largement rattrapés par les grandes qualités du titre. Le jeu n’aura que peu d’intérêts pour les joueurs qui possèdent déjà Killing Floor 2, à moins que vous cherchez à prolonger l’expérience en VR. Spécifiquement mis au point pour les nouveaux venus au sein de la franchise, pour peu que vous lui donnez sa chance, le titre de Tripwire pourrait agréablement vous surprendre !

Fondamentalement le même jeu, vous pouvez toutefois vous enquérir des spécificités de la version VR du jeu sur le blog officiel de Playstation. En attendant, restez connectés pour les dernières news sur Geek N Play !

Killing Floor Double Feature

7.5

Note

7.5/10

POINTS POSITIFS

  • Un mode multijoueur jouissif !
  • Des environnements variés et soignés.
  • Une bande sonore Rock qui sert l'ambiance.
  • Une VF de très grande qualité.
  • Du contenu de jeu mis à jour régulièrement

POINTS NÉGATIFS

  • Mais un abonnement PS Plus nécessaire
  • Un mode solo sans intérêt
  • Un système de monétarisation parfois frustrant
  • Quelques bugs incompréhensibles

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