Joy-Con Drift – Nintendo écope d’une amende de 35 millions d’euros en Europe
•3 min•justemr
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La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) vient de frapper un grand coup en infligeant une amende de 35 millions d’euros à Nintendo of Europe. L’autorité française accuse officiellement le constructeur d’avoir dissimulé sciemment les dysfonctionnements de ses manettes.
⚠️ Sur demande du procureur, la DGCCRF a mené une enquête pour pratique commerciale trompeuse concernant un dysfonctionnement affectant certaines manettes Joy-Con de la console Nintendo Switch 1 lancée en mars 2017. En savoir plus⤵️https://t.co/a0UD6jDVZopic.twitter.com/KRgcsUci1o
Ce qui est reproché à Nintendo, ce sont les Joy-Con Drift
L’affaire remonte à une plainte déposée par l’association UFC-Que Choisir en septembre 2020. Le Service National des Enquêtes (SNE) de la DGCCRF a mené de longues investigations sur le fameux phénomène du « Joy-Con Drift » (ces bugs de réactivité qui provoquent des mouvements fantômes à l’écran ou le blocage pur et simple des joysticks) qui a empoisonné le quotidien des joueurs sur la Nintendo Switch première du nom entre 2017 et 2023.
L’enquête a déterminé que Nintendo était parfaitement au courant du problème technique dès 2018, mais qu’elle a choisi de garder le silence. La firme n’a commencé à communiquer (de manière très tardive et parcellaire) qu’à partir de 2020.
La conclusion de la DGCCRF est sans appel : En n’informant pas les consommateurs de manière loyale, Nintendo a mis en place une pratique commerciale trompeuse. Cette rétention d’informations a délibérément dissuadé les joueurs de se tourner vers le service après-vente (SAV) pour obtenir une réparation gratuite, poussant ainsi un grand nombre d’entre eux à repasser à la caisse pour racheter des manettes neuves.
L’addition est aujourd’hui particulièrement salée pour Nintendo, alors même que le constructeur s’apprête à tourner définitivement la page de sa console phare.mateurs de se tourner vers le service après-vente de Nintendo et conduit certains d’entre eux à racheter de nouvelles manettes.
Nintendo accepte de payer l’amende et rappelle que les réparations restent gratuites
L’affaire se solde officiellement par un accord financier et un rappel des engagements du constructeur. Avec l’accord du procureur de la République, Nintendo of Europe a officiellement accepté la proposition de transaction pénale d’un montant de 35 millions d’euros. En plus du règlement de cette amende record, le géant japonais va devoir publier un communiqué directement sur la page d’accueil de son site officiel français.
Si vos Joy-Con font des mouvements fantômes à l’écran, ne les jetez pas ! Il vous suffit de suivre la procédure en ligne :
Rendez-vous directement sur le site officiel de Nintendo France.
Accédez à la section Service après-vente (SAV).
Remplissez une demande de prise en charge pour dysfonctionnement de stick analogique.
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