Depuis le lancement de la Nintendo Switch 2, il y a de nombreux joueurs qui se plaignent des cartes de jeu, nommées également key game card. Car celle-ci n’est pas vraiment une édition physique, mais plus du dématérialisé au format cartouche. Pourtant, il y aurait certains points positifs d’après Naoki Hamaguchi, qui travaille chez Square Enix.
Si vous n’avez pas suivi l’actualité, ou que vous n’avez pas fait attention, il existe deux types de jeu vendus en boîte sur la Nintendo Switch 2. Une version physique tout à fait classique qui comprend la cartouche de jeu avec l’ensemble des données qu’il suffit d’insérer dans sa console pour y jouer, et de l’autre côté du spectre, la cartouche » key game card » qui est problématique pour les amateurs d’édition physique et les collectionneurs.
Pourquoi ? Tout simplement, car la game key card est une cartouche qui ne comprend pas le jeu, mais une simple clé de déchiffrage permettant de télécharger le titre sur sa console via l’eShop de Nintendo. Si en 2026, cela n’est pas un problème, les joueurs qui se plongent dans le futur se demandent ce qu’il qu’adviendra de ses cartouches de type Game Key Card quand les serveurs eShop de la Switch 2 fermeront dans 10 voire 20 ans ? La réponse : un simple presse-papier miniature, car si la cartouche ne peut plus se connecter au serveur, elle ne pourra plus télécharger le jeu et cela deviendra une coquille vide.
Si le format de cette cartouche divise les joueurs, elle divise également les développeurs. Chez Square Enix, Naoki Hamaguchi fut interviewé par nos confrères d’Automaton Media et il trouve des qualités à ce format :
« En ce qui concerne les cartouches de jeu, il y a des limites auxquelles on ne peut vraiment rien changer. Si l’on compare la lecture de données depuis une cartouche de jeu contenant toutes les données à la lecture depuis le stockage interne de la Nintendo Switch 2, la vitesse de lecture peut facilement être deux fois plus rapide sur le stockage interne.
Certains estiment que le développement multiplateforme pourrait imposer des contraintes non seulement sur les graphismes, mais aussi sur le design même du jeu. Cependant, la raison pour laquelle nous n’avons pas choisi le format cartouche réside précisément dans ce point. »
Vous l’avez compris, il indique clairement qu’une version de Fantasy VII Remake Intergrade en version cartouche aurait pu brider le jeu, et qu’il aurait fallu faire des compromis, alors que le jeu sur Game Key Card installe le titre sur la console de Nintendo, qui possède une puce internet qui traite deux fois plus vite les informations qu’une cartouche classique.
Si l’on peut comprendre le point de vue de Naoki Hamaguchi autour du portage de Final Fantasy VII Remake Intergrade et l’utilisation des Key Game Card, on peut malgré tout se poser des questions. Au lancement de la Nintendo Switch 2, le jeu Cyberpunk a réussi un portage de qualité, malgré que toutes les données du titre soient entièrement dans la cartouche de jeu.
Deuxièmement, on peut aussi se poser une question légitime : pourquoi Nintendo ne donne-t-il pas la possibilité d’installer les jeux directement dans la mémoire de sa console avec une édition physique classique comprenant l’ensemble des données d’un jeu ? Cela pourrait être une bonne solution, et il suffit de regarder chez la concurrence pour se rendre compte que chez Sony comme Microsoft, les joueurs installent les jeux sur leurs machines avant de pouvoir y jouer.
De votre côté, êtes-vous pour les cartouches au format « game key card « ? Comprenez-vous le point de vue de Square Enix ?N’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires sur GeekNPlay, mais également votre avis sur les réseaux sociaux Facebook, Threads ou encore sur X (anciennement Twitter).




