Et si, pour faire la paix avec son passé, il fallait simplement prendre une masse de 20 kg et démolir tout ce qui se trouve sur son passage ? Avec Virtue and a Sledgehammer, Deconstructeam transforme la colère refoulée en véritable défouloir cathartique.
Retourner chez soi n’est pas toujours une bonne idée. Surtout lorsque les personnes que l’on a connues ont été remplacées par des simulacres numériques enfermés dans des boîtes de métal.
C’est précisément le point de départ de Virtue and a Sledgehammer, nouveau jeu développé par Deconstructeam (The Red Strings Club, The Cosmic Wheel Sisterhood) et Selkie Harbour (Many Nights a Whisper), puis édité par Devolver Digital.
Et puisque discuter calmement avec sa famille n’est visiblement pas une option, le jeu propose une solution légèrement plus radicale : une masse de 20 kg.
Une masse pour exprimer ce que les mots ne peuvent pas dire
Dans Virtue and a Sledgehammer, le joueur retourne dans sa ville natale, mais celle-ci n’est plus vraiment celle qu’il a connue. Les habitants ont été remplacés par des fac-similés numériques, des êtres artificiels qui prétendent vouloir vivre en paix. Le protagoniste, lui, n’est manifestement pas venu pour discuter. Le principe du jeu repose ainsi sur une idée aussi simple que brutale : tout détruire. Murs de pierre et habitants d’acier peuvent subir la colère du joueur, la masse devenant l’outil permettant littéralement de fracasser son environnement. Mais derrière ce défouloir se cache évidemment quelque chose de beaucoup plus personnel.
Deconstructeam présente Virtue and a Sledgehammer comme un jeu autour du sentiment de ne plus appartenir à l’endroit où l’on a grandi, mais également autour des émotions que peuvent provoquer les relations familiales. Le jeu aborde notamment le traumatisme, les dynamiques familiales complexes et la colère refoulée.
Jordi de Paco, Creative Director chez Deconstructeam, décrit d’ailleurs le projet comme un jeu volontairement risqué et émotionnellement éprouvant.
L’objectif n’est donc pas simplement de donner une grosse masse au joueur et de regarder combien de murs il peut casser. Derrière la violence se trouve une volonté de pousser le joueur à réfléchir à ses propres émotions et à ce que signifie réellement faire la paix avec son passé.
Et s’il faut pour cela transformer une ville entière en chantier de démolition, pourquoi pas.
Deconstructeam reste fidèle à ses jeux narratifs atypiques
Avec Virtue and a Sledgehammer, Deconstructeam retrouve une nouvelle fois cette manière de mélanger expérience vidéoludique et thématiques émotionnelles. Le studio est notamment connu pour The Red Strings Club et The Cosmic Wheel Sisterhood, tandis que Selkie Harbour apporte son expérience de Many Nights a Whisper. Cette fois, les deux équipes s’attaquent à quelque chose d’un peu plus… violent.
Le jeu veut parler d’amour, mais aussi de tout ce que cet amour peut provoquer lorsqu’il se mélange aux blessures du passé, à la famille et à une quantité franchement déraisonnable de colère. Virtue and a Sledgehammer est disponible dès maintenant sur Steam au prix de 14,99 €.
Une proposition pour le moins originale : prendre la violence et la destruction comme moyen d’explorer des sentiments particulièrement lourds. Parce qu’après tout, certaines thérapies coûtent cher.
Celle-ci coûte moins qu’une consultation et vous fournit directement une masse de 20 kg.

Votre email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont marqués *