TEST – Ys IX : Monstrum Nox

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Ys IX Monstrum Nox est déjà sorti depuis le 26 septembre 2019 au japon. Le jeu arrive dans nos contrées aujourd’hui même sur PlayStation 4 et plus tard sur Nintendo Switch et PC. Après un Ys VIII : Lacrimosa of Dana réussi, le studio Falcom à choisi de s’en tenir à la même formule pour la suite de sa série.

Monstrum, Monstri, Monstro :

TEST YS

L’histoire commence avec notre bon ami Adol Christin, héros de la série Ys, voulant rentrer dans la ville de Balduq avec son compagnon de toujours, Dogi. Malheureusement, Adol se fait arrêter par les autorités locales. Il est envoyé dans la prison de la ville, avec une sécurité qualifiée d’inviolable. Bien-sûr, lui va y arriver, mais une certaine Aprillis fait son apparition, lui tirant dessus avec une balle maudite, le transformant en Monstrum.

Voilà donc le postulat de base. L’histoire de ce titre est un gros point positif, avec plusieurs intrigues permettant de garder le joueur en haleine. Il y a donc le mystère autour des Monstrums, celui autour de la prison ainsi que les histoires centrées sur la vie de chacun de nos Monstrums.
D’ailleurs, parlons de nos Monstrums. Ils sont au nombre de 6 en incluant Adol le “Roi Rouge”. Chacun d’entre eux à son caractère bien distinct, son histoire et ses capacités. Ils sont vraiment tous attachants, ce qui ajoute encore du plaisir à suivre le fil-rouge du jeu.

Cependant, une certaine linéarité s’installe, surtout au début des chapitres. Chacun d’entre eux se compose de la même façon : on fait des quêtes secondaires, on fait une mission de défense, on avance dans l’histoire puis un donjon, et on fini sur une partie “Adol prisonnier” (Nous reviendrons sur certains éléments de cette structure plus tard).
Seulement, les missions secondaires, qui ne sont pas forcément obligatoires, mais très recommandées pour pouvoir avancer, ne sont pas toute très intéressantes à faire. Il y en a qui le sont, comme les missions de sauvetages par exemple, où on y incarne le “Adol prisonnier” et qui sont très bien intégrées à l’histoire principale. Pour le reste, ce sont des quêtes classiques telle que “Aller trouver tel objet”, “Combattre des monstres”, “Aller parler à telle personne” etc.

Pour revenir au quête de sauvetages, celles-ci vous permettrons de faire la connaissance de nouveaux personnages, qui viendront vous épauler au “Dent-De-Lion“, le bar qui est le repère d’Adol et ses comparses. Certains d’entre eux sont plutôt sympathiques et vous donneront accès à des quêtes permettant de les connaître plus.

Exploration et Aventure :

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L’essence de Ys, c’est l’aventure. Après tout, le personnage principal est un aventurier. Eh bien il faut dire que c’est très bien retranscrit dans le jeu.
L’aventure et l’exploration sont en effet omniprésentes que ça soit dans la ville, en dehors ou dans les donjons.

L’exploration en donjon est vraiment plaisante. C’est plein d’énigmes, de coffres et de petits chemins. Vous allez devoir utiliser tous les différents dons des Monstrums pour avancer et résoudre les différentes situations auxquelles vous ferez face. D’ailleurs, le level design de ces donjons sont très ingénieux. Couplés aux combats, c’est un vrai plaisir de les parcourir.

Pour ce qui est de la ville de Balduq, l’explorer est assez agréable, surtout grâce aux différents dons de nos alliés mais les environnements restent un peu redondant. Il y a beaucoup de coffres à trouver, ce qui motive à faire le tour de la ville. Il y a aussi des panoramas à découvrir dans les points d’intérêt de la cité.

Mais le problème est du côté de l’exploration dans les alentours de la ville. Les décors extérieurs sont fades, et ne donnent pas du tout envie de les explorer, juste d’y passer pour remplir ses objectifs et c’est tout.

Mais il y a encore un point dont nous n’avons pas encore parlé : l’exploration de la prison en tant que “Adol Prisonnier”.
Ici vous n’avez pas de pouvoir, seulement une épée et votre courage pour vous accompagner. Vous allez devoir défaire les pièges qui la plupart du temps vous tueront en un coup. Et c’est assez plaisant car c’est là que l’ont ressent la profession de Adol et on doit dire que c’est très agréable.

Et la bagarre dans tout ça ?

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Entrons maintenant dans le cœur du sujet. N’oublions pas que Ys IX : Monstrum Nox est un action rpg et les ressentis en combat sont donc très importants. Et c’est une réussite de ce côté-ci.
Soyons clair : ça n’a quasiment pas changé depuis le huitième opus. Mais pourquoi changer une recette qui marche ? Donc comme avant, on attaque avec un bouton, on active une capacité avec les gâchettes plus un bouton. Cela n’a pas non plus changé pour les esquives et la parade qui, si bien timées permettent de ralentir les mouvements de l’ennemi et d’accélérer ceux du joueur. L’amélioration se fait ici dans l’utilisation des dons dans certains combats de boss qui rajoutent vraiment un plus et oblige le joueur à parfois réfléchir a comment battre celui-ci plus facilement.

D’ailleurs, parlons des boss. Il y en a beaucoup et ce n’est pas pour nous déplaire puisque c’est sûrement ce qu’il y a de plus prenant dans le jeu étant donné que les combats contre les ennemis “normaux” étant à la fin plutôt simple.
Pour ce qui est de la difficulté du jeu, il y en a pour tous les goûts avec pas moins de 6 niveaux différents, allant de facile à lunatique.

Nous vous parlions des missions de défense tout à l’heure. Déjà disponible dans Lacrimosa of Dana, elles font ici leur retour et sont même obligatoires pour avancer dans le jeu. Ici, vous serez rejoins par tous les autres Monstrums et vous allez devoir défendre un cristal de vagues d’ennemis. Ces phases sont plutôt exigeantes surtout que maintenant les ennemis peuvent arriver directement de derrière le monument, rendant la chose très dangereuse.

Beau de loin…

TEST YSMalheureusement, le jeu souffre d’un gros problème, sa technicité. Les graphismes sont datés, les textures pas forcément très détaillées et le titre souffre d’un effet brouillard au fond. Ces problèmes sont sûrement dus au fait que la ville de Balduq est la plus grande zone de jeu créée par les développeurs.
Autre problème, les animations. Si pendant les combats elles sont très réussies, notamment lors de l’utilisation des compétences, elles le sont beaucoup moins lors des cinématiques. Les personnages sont rigides et bougent très peu. C’est dommage, mais cela ne freine pas pour autant l’immersion dans le jeu, les défauts étant rattrapés par l’histoire qui est très prenante.

Par contre si on peut noter un point positif c’est que les différent chara-designs des personnages sont vraiment réussis. Ils sont, rien qu’avec leur apparence, tous intrigants, on a envie d’en savoir plus sur eux en les regardant.

Conclusion :

La série Ys avec cet épisode confirme sa position, déjà bien établie avec le précédent opus,  en tant que pilier du genre action-rpg, malgré le fait que le jeu se fasse au final très discret. Son histoire est pleine de rebondissements, le mystère permanent qui flotte tout au long du jeu et son système de combat en font indéniablement un des meilleurs jeux du genre. Malgré ses soucis techniques, le jeu reste un must-have pour les amoureux du genre. Il conviendra aux nouveaux joueurs, car le jeu fait en sorte de ne glisser que quelques références qui n’empêcheront pas à la compréhension de l’histoire, comme aux gens qui suivent la série depuis longtemps.

Donc si vous avez une PlayStation 4 (ou une Switch/un PC si vous êtes patient), et que vous avez envie de taper du monstre en masse, nous ne pouvons que vous conseiller de vous plonger dans l’univers de Ys IX : Monstrum Nox, qui, on l’espère, va vous donner envie d’en savoir plus sur la série, encore trop méconnue.

Ys IX : Monstrum Nox

7

Note

7.0/10

POINTS POSITIFS

  • Une histoire très prenante
  • Les combats, souvent plaisants
  • Les boss
  • L'aventure

POINTS NÉGATIFS

  • Les graphismes
  • Les animations
  • Les environnements exterieurs

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