TEST – Yooka-Laylee and the Impossible Lair

Yooka-Laylee

Les anciens membres de Rare Software ont fondé le studio Playtonic en 2014. Leur premier jeu baptisé Yooka-Laylee, qu’ils décrivent comme le successeur spirituelle de Banjo-Kazooie sortira quelques années plus tard (le 11 avril 2017) sur consoles et PC.  Si malheureusement, le nouveau duo n’avait pas été à la hauteur de ses ainés, Playtonic a tout de même décidé de donner une suite aux aventures du caméléon et de la chauve souris. Adieu la 3D, place à un retour aux sources nettement plus marquant dans Yooka-Laylee and the Impossible Lair qui semble tout droit sorti de la fameuse série des Donkey Kong Country !

Un air de déjà vu :

Yooka-LayleeLa première fois que l’on lance Yooka-Laylee and the Impossible Lair, on ne peut s’empêcher de penser à la franchise Donkey Kong et plus précisément à la série des Country. Le caméléon débrouillard et la chauve-souris malicieuse troquent ainsi la 3D pour une 2,5D nettement mieux maitrisée. Car il faut bien avouer que le premier volet avait été une déception pour beaucoup de monde. Si ce changement de direction peut être un frein pour certains, on sent cette fois-ci que Playtonic a trouvé son terrain de jeu. Le principe est donc le même que pour les titres mettant en scène le singe à la cravate et sa famille : plus le duo reste ensemble, plus il sera possible de varier les attaques et donc de finir les niveaux sans trop de soucis…ou du moins sur le papier.

La similitude ne s’arrête pas là puisque de nombreuses attaques semblent avoir été plus ou moins copiées mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est réussi. En effet, le jeu est très simple à prendre en main et les différentes compétences de Yooka le caméléon et de son amie Laylee la chauve-souris se maitrisent assez vite. On se rend compte d’ailleurs très vite de l’importance de Laylee puisque sans elle, Yooka devient aussitôt limité. Le duo complémentaire va devoir user de tout ses talents pour venir à bout de l’infâme Capital B. À vous de tournoyer, sauter et rouler pour vous frayer un chemin à travers la vingtaine de niveaux de ce second opus.

Le Repaire Impossible :

Yooka-LayleeUne fois la courte cinématique d’introduction passée, le joueur est tout de suite lancé dans le grand bain. Le premier niveau, qui est en réalité celui du boss final du jeu va immédiatement devenir votre pire cauchemar. Il faut dire que le Repaire Impossible porte bien son nom. Après avoir porté quelques coups à votre adversaire, vous tentez de le poursuivre dans sa forteresse, un peu à la manière d’un Mario qui part sauver sa princesse. Seulement, ce niveau est rempli de pièges, de mécanismes et d’appareils de torture qui vous feront très vite perdre la partie. Car oui, à moins d’avoir une dextérité de malade, vous ne réussirez pas ce dernier du premier coup. C’est comme ça que Playtonic pose donc les bases de Yooka-laylee and the Impossible Lair, en vous mettant au défi de réussir a terrasser Capital B. La technique fonctionne, le scénario est ingénieux  et on vous explique alors que pour en venir à bout, vous devrez sauver des Soldabeilles qui feront office de bouclier. Au total, c’est donc 42 petits soldats que vous pourrez libérer à travers différents niveaux variés.

Comme pour Zelda : Breath of the Wild, vous pouvez tenter autant de fois que vous voulez le Repaire Impossible sans prendre la peine de secourir tous les Soldabeilles. Sachez cependant qu’à chaque fois que vous en obtenez-un, celui-ci vous permettra d’encaisser un coup supplémentaire dans la salle du boss…et dites vous bien que vous allez avoir besoin de pas mal de points de vie pour franchir tous les obstacles. C’est ce qui fait de ce jeu un titre plaisant. En effet, on se retrouve souvent à lancer une partie pour finir juste un niveau en plus afin de retourner dans la salle de torture pour aller plus loin que la fois précédente.

À livre ouvert :

Yooka-LayleeMais ce deuxième opus ne se limite pas à cet affrontement plus que déloyale ! Comme dit plus haut, vous devrez libérer les Soldabeilles éparpillés sur la carte en terminant les niveaux. Cette grande carte en 3D vue du dessus vous propose donc de partir à la recherche d’une vingtaine de livres où sont enfermés vos valeureux alliés. Chaque niveau possède sa propre caractéristique et sera bien évidemment lui aussi rempli d’ennemis et de pièges. Pour pouvoir accéder à ces bouquins, la World-Map vous proposera de temps en temps de résoudre des petits puzzles. Un système bien pensé qui permet de faire la liaison entre la 2D et la 3D mais qui permet aussi de modifier le monde qui se trouve à l’intérieur des livres. Par exemple, diriger un ventilateur géant sur un livre débloquera un nouveau niveau pour celui-ci ou vous serez confronté à un vent violent (en plus des monstres et des pièges) et ouvrir un barrage vous donnera la possibilité de refaire un autre niveau mais cette fois-ci complétement immergé.

Un puzzle relativement simple mais qui donne encore plus de profondeur à cette aventure exquise. On passe le plus clair de son temps à parcourir le monde à la recherche des mécanismes qui nous feront avancer avant de nous lancer dans les niveaux qui demeurent tout de même relativement simples à terminer. Des objets sont disséminés à droite et à gauche comme des pièces spéciales pour avancer dans l’aventure, des fioles pour acheter de nouvelles compétences ou de nouvelles interactions ou encore tout simplement pour obtenir des plumes et pour découvrir des passages secrets. Lors de nos promenades, nous pouvons retrouver de nombreux PNJ de l’épisode précédent comme Trowzers le serpent qui fait désormais office de garde barrière. En effet, pour pouvoir accéder à la zone suivante vous devrez verser de l’argent à ce filou et pour trouver cet argent (semblable aux pièces dans les derniers Mario sur Nintendo DS), vous devrez un peu fouiller les niveaux.

Un monde (in)connu :

Yooka-LayleeSi vous avez déjà joué à Donkey Kong Country ou à sa suite, vous allez surement retrouver des similitudes avec le level-design. De la descente vertigineuse ou il faudra se laisser glisser sur une liane aux plateformes mouvantes en passant par la nage, tout y est. Si quelques sections peuvent vous donner (un peu) de fil à retordre, les nombreux checkpoints seront là pour vous aider à rester zen. Et si vous venez à mourir trop souvent, vous aurez même la possibilité de sauter le passage qui vous gène pour atterrir au point de passage suivant. Une très bonne initiative de la part des développeurs pour les plus jeunes. Le fait de pouvoir alterner entre les différents environnements d’un même niveau en interagissant sur la World-Map permet au jeu de se renouveler sans pour autant changer du tout au tout. Certaines potions toniques que l’on débloque pourront même modifier les couleurs de ces derniers en proposant un style sépia ou alors un écran semblable à celui de la GameBoy pour les plus nostalgiques. D’autres agiront directement sur la difficulté comme par exemple le fait de pouvoir attirer les plumes vers vous ou alors le fait de pouvoir réduire la force des ennemis. En activant ces derniers, vous obtiendrez néanmoins plus ou moins de plumes à la fin du niveau pour compenser le malus ou le bonus utilisé.

Conclusion :

Après un premier essai moyennement réussi, Playtonic nous propose une suite digne de ce nom pour Banjo-Kazooie. Si le jeu semble être calqué sur la série Donkey Kong, il possède ses propres caractéristiques qui lui permettent d’être un très bon jeu de plateformes. Les bonnes idées pullulent et Yooka-laylee and the Impossible Lair est vraiment plaisant à jouer. Rajoutez à cela, une bande-son réalisée par David Wise et Grant Kirkhope et un level-design de qualité. Le seul “gros” point noir du jeu réside malheureusement dans le bestiaire. Celui-ci, tout comme dans le précédent volet, manque cruellement d’originalité. On retrouve souvent les mêmes ennemis d’un niveau à l’autre et aucun ne sort vraiment du lot. Le deuxième point négatif se situe dans les décors et plus particulièrement dans l’arrière plan.

Yooka-Laylee and the Impossible Lair

8.5

Note

8.5/10

POINTS POSITIFS

  • Le côté monde ouvert
  • La direction artistique
  • Le gameplay
  • Les doubles niveaux
  • Une bande-son de qualité

POINTS NÉGATIFS

  • Un bestiaire peu convaincant
  • Une physique parfois hasardeuse
  • Des arrières plans baclés

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire