TEST – Yakuza 6 : The Song of Life

Partager sur les réseaux sociaux :


Sorti en 2018 sur PlayStation 4, ce nouvel opus a été adulé par les fans de la franchise Yakuza. Edité par Sega et développé par les studios Ryū ga Gotoku, Yakuza 6 : The Song of Life aura attendu un bon moment avant de partir à la conquête des autres supports et du monde occidental. Mais il faut dire que l’attente en valait la peine et même si cet épisode devait au départ être le dernier et clôturer l’histoire du clan Tojo et de Kazuma Kiryu, il sortira finalement sur PC et Xbox One, 3 ans après la version PlayStation 4, quelques temps après le septième épisode sobrement baptisé Yakuza : Like a Dragon. Mais comme vous le savez, le dragon ne dort jamais vraiment et nous ne pouvions pas passer à côté de la sortie de The Song of Life sur PC et Xbox One ! Alors on reprend une nouvelle fois du service avec un titre qui sent bon les années 90 et on se retrouve à Kamurocho pour un petit debrief !

L’éveil du dragon !

Souvenez-vous ! Le premier épisode de la franchise a été lancé en 2006 sur PlayStation 2 et depuis, les aventures de nos Yakuzas ont fait de nombreux adeptes ! Dans ce sixième opus, Kazuma Kiryu tout juste sorti de prison revient à Kamurocho après que Haruka lui ait donné des informations sensibles sur l’ancien président et chef Yakuza. Haruka avait espéré se retirer de sa vie d’idole et retourne à l’orphelinat. Jusqu’à ce que l’un des patriarches du clan Tojo met le feu à l’orphelinat et blesse gravement Haruka qui sera hospitalisée, Kazuma Kiryu est donc obligé de se battre une dernière fois pour protéger le clan Tojo et sa fille adoptive, tout en sachant que ses rivaux cherchent à réformer le clan ! Le studio Ryū Ga Gotoku maîtrise bien évidemment le sujet à la perfection même si on aurait pu penser que ce délai supplémentaire serait utilisé pour traduire les dialogues dans la langue de Molière, l’absence de sous-titres français étant l’un des rares défauts de l’aventure. Vous l’aurez compris, on mise tout sur liens familiaux en ce concentrant sur Kazuma Kiryu (qui sera d’ailleurs le seul personnage jouable du jeu) et on proposant un scénario poignant et minimaliste. Pour donner de la profondeur à l’histoire, des doubleurs exceptionnels ont été invité comme Takaya Kuroda (Kazuma Kiryu), Rie Kugimiya (Haruka Sawamura), Tatsuya Fujiwara (Yuta Usami), Shun Oguri (Takumi Someya), Yôko Maki (Kiyomi Kasahara) ou encore Kôichi Yamadera (Shun Akiyama), Takeshi Kitano (Toru Hirose) et bien d’autres encore. Et oui, la franchise Yakuza n’a rien à envier aux grosses productions hollywoodiennes (enfin presque) et se permet même de” convoquer” Takeshi Kitano et Tatsuya Fujiwara. On est bien sur un hommage parfait et irréprochable aux œuvres de Kinji Fukasaku, Hideo Gosha et de Takeshi Kitano.

Mais malheureusement comme dit plus haut, devant la qualité d’écriture de cette “nouvelle” fable, les allergiques à la langue de Shakespeare se sentiront mis de côté devant les dialogues interminables et l’absence de sous-titres en français. Pour le reste, Yakuza 6 met la barre très haut et Kazuma Kiryu n’est pas un homme qui se laisse marcher sur les pieds sans réagir. Le Dragon de Dojima n’hésite pas une seconde quand il s’agit de mettre des coups de tatanes et la franchise manie toujours aussi bien le “réalisme” du monde cinématographique et le côté “Beat’em Up”. A l’instar d’un Chuck Norris, ou d’un gauloix dopé à la potion magique, les baffes et les coups de pied viendront fracasser ceux qui s’opposeront à Kiryu-sama dans les ruelles malfamées de Kamurocho. D’ailleurs, Sega a revu totalement le système de combat. Au lieu d’alterner entre les différents styles de combat, notre héros pourra utiliser les techniques des styles Brawler, Rush, Beast et Dragon de Dojima des précédents épisodes. En enchainant les attaques, il sera également possible de remplir la jauge de Heat qui vous permettra de déclencher un finish ou un contre qui laissera vos adversaires sur le carreau.

Le souffle du dragon :

Kazuma Kiryu gagne en puissance et en compétences au fil de l’aventure et les mécaniques RPG ont été aussi repensées Chaque mission confère des points d’expérience répartis en 5 catégories (Force, Agilité, Esprit, Technique, Charme) à dépenser pour débloquer de nouvelles attaques, des bonus passifs ou encore accroître sa santé, sa puissance … Un conseil, il est préférable de monter les caractéristiques du personnage avant de foncer tête baissée dans l’histoire principale. Comptez approximativement 20 heures pour finir l’aventure en ligne droite et plus de 50 heures pour terminer toutes les quêtes annexes et les mini-jeux. Il y a donc de quoi faire dans le quartier chaud de Kamurocho et dans la ville d’Onomichi située dans la préfecture de Hiroshima et la licence arrive encore à nous subjuguer par son sens du détail et par la richesse de ses environnements. Le nouveau moteur du jeu (le Dragon Engine) est resplendissant, les cinématiques sont monstrueuses et la modélisation des personnages font du jeu une véritable œuvre vidéoludique. Une attention toute particulière est donnée aux détails et la reconstitution virtuelle rencontre ici le réel. La position des magasins, la largeur des ruelles… tout y est et on s’y croirait ! Par ailleurs, Sega ne se contente pas de dépeindre ces lieux sans y insuffler un semblant de vie. Ces deux cités débordent d’activités et grouillent de badauds vaquant à leurs occupations de jour comme de nuit. Et les surprises ne manquent pas.

Le jeu bénéficie de nombreuses activités et quêtes secondaires comme le karaoké, le baseball, les live Chat, les salles de sport et d’arcade… les mini-jeux se comptent par dizaines et occupent une place essentielle dans l’expérience. L’application Troublr installée sur son smartphone indique en temps réel les crimes et répondre présent assure la sécurité des civils et nettoie les rues du Japon de sa criminalité. Des environnements débordants de vie et une réalisation sans faille…The Song of Life frappe fort et restera sans doute un bon moment dans le cœur des joueurs.

 

Conclusion :

Yakuza 6 : The Song of Life est tout simplement l’épisode qui manquait sur PC et Xbox One et on peut dire que Ryū ga Gotoku n’a pas fait les choses à moitié. Il s’agit très certainement de l’épisode le plus abouti de la franchise depuis ses premiers pas sur PlayStation 2 en 2006. Le scénario se veut plus intimiste en se concentrant sur la famille de Kazuma Kiryu et propose une véritable immersion grâce aux différents doubleurs qui prêtent leur voix aux personnages du jeu. Toute cette mise en scène est donc un vibrant hommage aux films de gangsters japonais des années 90. Rajoutez à cela la refonte du système de combat et des mécaniques RPG et vous obtiendrez un hit à la fluidité exemplaire. La seule chose que l’on pourrait reprocher à Yakuza 6 serait l’absence de sous-titres français mais on ne va pas en faire tout un plat !

Yakuza 6 : The Song of Life

9

Note

9.0/10

POINTS POSITIFS

  • Le doublage
  • L'histoire
  • Une reproduction fidèle de la ville d’Onomichi
  • Beaucoup de quêtes secondaires
  • Le côté RPG

POINTS NÉGATIFS

  • Quelques quêtes annexes un peu bizarres...
  • L'absence de VOSTFR
Qu'en pensez-vous ?
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0

DrFamikon

Amateur de bières et de FPS, grand fan de Pokémon et de Rock !

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire