TEST – Windbound

DrFamikon
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Temps de lecture:6 Minutes

Windbound

Imaginez-vous sur une plage de sable blanc, seul (et sans masque) avec un grand soleil, des palmiers, et quelques poissons…. C’est certainement le rêve idéal pour la plupart d’entre nous… malheureusement pour Kara cela ressemble plus à un cauchemar. Windbound est un savant mélange entre aventure, exploration, survie et rogue-lite. Edité par Deep Silver et développé par 5 Lives Studios, le titre vous propose de partir à la conquête des 7 mers dans un monde à la fois hostile et magique ou toutes vos actions auront des conséquences sur votre santé et sur votre progression. Mais si le jeu a longuement été comparé à la franchise The Legend of Zelda, peut-il réellement faire de l’ombre à Link ? Pour le savoir, vous n’avez qu’à embarquer avec nous dans cette nouvelle aventure !

La mer, qu’on voit danser…

Vous incarnez donc Kara, une jeune femme échouée sur une petite île inconnue suite au naufrage de son navire. Après avoir perdu les traces de sa tribu, la belle doit se débrouiller pour survivre sur son atoll en chassant et en cueillant des baies ou des fruits. En utilisant les ressources à sa disposition, elle devra confectionner des outils qui lui permettront de se défendre face à la faune locale, de trouver de la nourriture ou encore de construire un bateau pour explorer les environs. Si le début du jeu est assez prometteur, vous allez vite vous apercevoir que le quotidien de Kara est très vite monotone. En effet, les journées se suivent et se ressemblent et vous aurez toujours la même routine à faire : se nourrir pour survivre, crafter pour affronter la mer et activer des runes pour ouvrir le passage vers le prochain monde.

Le titre se découpe donc en plusieurs chapitres où vous trouverez des petites îles remplies d’animaux et de ressources. Très similaires, on se demande parfois si on ne tourne pas en rond et si le titre se joue de nous. Si chaque zone possède plus ou moins sa flore et sa faune, il est également possible de « foncer » jusqu’à la fin du jeu sans avoir au préalable augmenté les capacités de son personnage. Même si en avançant, on se rend compte que la jauge d’endurance de Kira se consume encore plus vite qu’une allumette, améliorer les aptitudes permet à Windbound de gonfler sa durée de vie de quelques heures. Concrètement, comptez 5 à 6 heures pour venir à bout du périple sans explorer à 100% chaque archipel.

Craft, Eat, Repeat :

Windbound est donc très joli graphiquement même si il ne s’agit pas de la claque de l’année, on s’ennuie finalement assez vite. Une fois que le mécanisme du jeu est assimilé, il est dur de ne pas s’ennuyer rapidement. De plus, le titre est très soporifique. Les rares musiques qui se déclenchent à des moments clés n’arrivent pas vraiment à nous scotcher et la maniabilité laisse souvent à désirer. Kira est très rigide et quand on lui demande d’esquiver une attaque cela prend parfois un temps fou. On finira même par éviter le combat contre les gros molosses afin de s’en tenir aux sangliers ou aux lapins et aux baies pour ne pas mourir bêtement à chaque affrontement. Même constat pour les sauts : certaines plateformes sont accessibles uniquement avec un petit saut mais entre la caméra qui part se promener et les genoux en bois de « l’héroïne » ça devient un vrai parcours du combattant. Et quand les bugs s’y mettent on a juste envie de laisser tomber…

Heureusement, le côté survie bien pensé nous fait vite oublier ses petits désagréments car la barre d’endurance capte très vite toute notre attention. En effet, en plus d’avoir un sac à dos limité, la belle va devoir faire attention à ce qu’elle ramasse. Car votre principale préoccupation est de faire en sorte que Kira reste en vie ! Et pour cela rien de plus simple, il suffit de lui donner à manger. Mais attention, certains aliments peuvent vous donner la nausée et d’autres devront se faire cuire. De plus, si il est possible de les stocker pour les consommer un peu plus tard, ils finiront par se détériorer et pourrir (et bien sur ils utilisent une place dans votre sac à dos ou dans vos espaces de stockage). À vous de faire vos choix pour ne pas tomber d’épuisement à quelques mètres de l’arrivée (oui, c’est du vécu et c’est particulièrement frustrant).

Nightmare Island !

L’exploration va donc être primordiale pour vous en sortir. Les animaux et créatures marines que vous croiserez ne seront donc pas les seuls dangers qui vous menacent. Il faudra donc faire attention à vos provisions ainsi qu’au temps que vous prenez pour parcourir les îles. Heureusement, dès le début de la partie, vous pourrez choisir votre « difficulté ». Le mode principal baptisé « mode survie » amène un côté rogue-lite à l’expérience ce qui signifie qu’à la mort de votre personnage, la majorité de vos trouvailles disparaissent mais surtout vous vous retrouvez au tout début du jeu… L’autre mode de difficulté est un mode “histoire” plus « cool » qui vous laissera tout le contenu de votre inventaire en cas de mort et qui vous ramènera sur la première île de la dernière zone débloquée. Dans les deux cas, à chaque nouvelle mort, les îles que vous visiterez seront différentes. Leur taille, leurs forme, les ressources et les créatures que vous y croiserez ne seront pas toujours les mêmes puisqu’elles sont toutes générées aléatoirement.

Mais si les archipels se renouvellent à chaque fois, il est difficile de ne pas voir la ressemblance d’une île à l’autre. Les ressources sont souvent les mêmes, les monstres  aussi et au final, il faudra atteindre les dernières zones pour trouver tout un tas de nouvelles ressources. Et si les déplacements du personnage sont assez lents et l’exploration devient vite linéaire, l’exploration maritime commence à prendre de l’ampleur dès que l’on arrive à maîtriser (et à débloquer) les voiles. Pour avancer, il faudra se servir des courants et du vent et parfois la vitesse vous fera frôler les rochers. Quelques fois, votre radeau de fortune viendra s’exploser contre la pierre et vous finirez au fond de l’eau en regardant votre endurance se vider…

 

Conclusion :

Comparer Windbound à un Zelda-like était surement trop osé. Si graphiquement, le titre peut faire penser à un Windwaker, les similitudes s’arrêtent là. Il s’agit véritablement d’un jeu de survie possédant des éléments de rogue-lite ou le crafting et l’exploration sont les maîtres mots. Avec son système reposant sur la prise de risque, le titre nous incite à explorer les différentes îles qui composent ses espaces ouverts. Bien que les combats soient un peu rigides, le reste de l’expérience est bien maîtrisé mais le titre manque malheureusement de contenu. Windbound souffre malheureusement de quelques problèmes techniques et d’une durée de vie beaucoup trop courte. Mais le tout est porté par une direction artistique très efficace et des jeux de lumières qui rendent les îles particulièrement belles. La bande-son est peut-être un peu trop timide mais après tout, il faut bien penser que l’héroïne se retrouve seule et que hormis le bruit du vent et des vagues, il n’y a personne à des kilomètres à la ronde.

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Windbound

6.5

Note

6.5/10

POINTS POSITIFS

  • La direction artistique
  • Le côté exploration / crafting
  • Le fonctionnement aléatoire des îles
  • La navigation en mer

POINTS NÉGATIFS

  • Trop court
  • Les combats trop rigides
  • Un peu ennuyeux au début
  • Quelques bugs

Average Rating

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