TEST – Werewolf : The Apocalypse – Earthblood

DrFamikon
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Werewolf : The Apocalypse – Earthblood

Les jeux de rôle ont le vent en poupe depuis longtemps et les adaptations ne manquent pas du côté des jeux-vidéo. Werewolf: The Apocalypse – Earthblood est donc un action-RPG en vue à la troisième développé par Cyanide et édité par Nacon. L’univers du jeu prend place dans le Monde des ténèbres de White Wolf Publishing et est basé sur le jeu de rôle sur table Loup-garou : L’Apocalypse. Si les loups-garous sont depuis longtemps une source inépuisable de puissance et de cruauté, certains scénaristes ne manquent pas d’imagination et n’hésite pas à casser les codes pour proposer une vision plus ou moins moderne de ce folklore qui s’étant à travers les âges. Qu’il soit tantôt un dévoreur d’hommes, de moutons ou bien affilié aux vampires, le lycanthrope fascine et intrigue. Avec Werewolf: The Apocalypse – Earthblood, nous suivrons les aventures d’un « homme » qui possède la capacité de se transformer en loup et en monstre et qui se bat pour sauver son peuple d’une terrible entreprise. Mais si la cause peut s’avérer juste, quand est-t-il du jeu en lui-même ? La réponse se trouve juste ici !

C’est la guerre !

L’aventure de Werewolf : The Apocalypse – Earthblood prend place dans un univers contemporain qui ne semble pas si différent du notre. On nous explique que sur la Terre, les lycanthropes protègent Gaïa mais que l’équilibre des forces est en péril. Le Wyrm, la source du mal qui pousse les gens à se détruire ne cesse de gagner du terrain. Un peu comme dans notre « monde », les plus grandes entreprises se livrent une course à l’argent et suite à l’industrialisation, le Monde des Ténèbres court à sa perte. C’est dans ce contexte que le personnage principal du jeu : Cahal et sa meute, des lycanthropes protecteurs de l’esprit et donc de Gaïa, s’opposent aux agissements d’Endron, une industrie bien décidée à exploiter le Wyrm pour accroître son emprise sur Mère Nature, quitte à sacrifier le reste. Autant dire que le thème colle parfaitement à la situation actuelle… Après une cinématique qui annonce du très lourd pour la suite, le jeu démarre… et les ennuis commencent… Sur Xbox One, on a vite l’impression de jouer à un titre sorti il y a quelques années entre des textures dépassées, des dialogues aux fraises et une maniabilité plus que douteuse. En effet, c’est mou, fade et le tout manque de saveur. Avant d’aller plus loin, nous avons toutefois essayé le jeu sur Xbox Series X et là, c’est le chaos le plus total…

Le scénario se centre donc sur Cahal qui lutte contre Endron et qui, avec sa tribu, tente de saboter l’une des bases d’Endron. Bien évidemment, tout ne va pas se passer comme il le faut et l’homme va dans un accès de colère se transformer en monstre et tuer des membres de sa propre famille. Suite à ça, il part de sa meute et s’exile donc pendant cinq ans avant de revenir chercher des poux à Endron avec de nouveaux « amis ». On est donc sur un nanard scénario classique ou « les gentils écologistes tentent de renverser les méchants corporatistes » et même si certains passages donnent du volume à l’ensemble, on sent que celui-ci est purement prévisible. Le tout est porté (ou saccagé) par un rythme haché, des dialogues ennuyeux et une mise en scène ratée.

La bête :

Comme dit plus haut, le jeu manque de panache et surtout de budget… Les PNJ sont rigides et mal animés et ne possèdent pas vraiment d’expressions faciales. Pourtant, les voix anglaises (sous-titrées en français) collent assez bien avec les différents personnages et cela aurait certainement mérité de s’y attarder. Les textures sont brouillonnes, les environnements vides, les décors répétitifs et le jeu a clairement quelques années de retard par rapport à la concurrence. Mais malheureusement, le joueur ne se sent pas réellement aux commandes de Cahal. En effet, ce dernier se baisse automatiquement si la zone est surveillée par l’ennemi et n’est pas capable de déplacer les corps ! Rapidement, si un ennemi voit un cadavre, toute la pièce se met en alerte et ils finissent par trouver l’intrus, qui se transforme alors en Garou (pas le chanteur québécois). Et quand dès le premier niveau on vous demande d’être discret et de ne pas vous faire repérer c’est un peu contradictoire. D’ailleurs, vous pouvez faire les missions en mode infiltration (bon courage) mais dès que vous êtes repéré, vous vous transformez immédiatement en monstre géant bien décidé à tuer. Werewolf: The Apocalypse – Earthblood devient donc un beat’em all ou le joueur peut frapper ses ennemis avec des coups rapides ou lents avec un basique système de combo qui ne demande qu’à spammer deux boutons pour éliminer les ennemis. Il y a quand même des subtilités, avec la possibilité d’utiliser des attaques spéciales (à débloquer auparavant) avec des combinaisons de touches, et de passer de forme rapide à puissante d’une simple pression de touche. Là, les esquives sont quasiment inexistantes, le Garou est lent, mais frappe bien plus fort et résiste mieux aux dégâts. Et quand tout le monde est mort, Cahal se transforme à nouveau en humain, pour avancer jusqu’à la pièce suivante comme si rien ne s’était passé…

Si les premières fois, on apprécie la rage qui se dégage de Cahal (et la bande-son bien Metôl aide aussi) le tout devient rapidement très répétitif et le gameplay n’évolue pas vraiment au fil de l’aventure malgré les coups spéciaux à débloquer via un arbre de compétences (contre de l’énergie à trouver dans les niveaux). Pour aider l’homme dans sa quête, il est possible d’utiliser une partie du décor : désactiver les caméras, bloquer des portes ou encore saboter les portes qui amènent du renfort. Là encore, au lieu de condamner complètement les accès des renforts, le fait de les saboter servira juste à affaiblir les ennemis. Même principe pour éliminer les adversaires de loin. Avec une arbalète, l’infiltration pourrait être une partie de plaisir mais l’aide à la visée est aux fraises, surtout quand deux ennemis sont proches. Pour finir, quand il y a deux ennemis l’un derrière l’autre, impossible de tirer convenablement (merci les bugs de collisions). On ne va pas parler du sang qui passe au travers des murs ou des interrupteurs affichés en orange (pour les portes bloquées), mais qui peuvent en fait être activés… On ne va pas parler uniquement des points négatifs ! Il y a quand même des choses intéressantes, comme la transformation à la volée en loup (pas garou). L’animation est simpliste mais elle permet d’enchaîner les mouvements de manière fluide, le personnage se déplace alors plus vite et il est possible de rentrer dans des conduits pour se faufiler à l’autre bout de la pièce et ou encore d’aboyer pour attirer des ennemis. Sur ce dernier point, c’est un peu comme le loto… soit l’IA est sourdre (et aveugle) soit elle possède le don de voir à travers les murs…

 

Conclusion :

Le jeu de Cyanide avait de bonnes idées mais le studio a été trop ambitieux. Avec un scénario plat, un gameplay peu passionnant et répétitif et de nombreux soucis techniques, difficile de se plonger dans l’aventure. Pour l’aventure principale, comptez entre 5 et 10 heures en fonction des quêtes secondaires. Surement pas LE titre de ce début d’année, Werewolf :The Apocalypse – Earthblood reste toutefois un titre qui fera passer quelques heures agréables manette en main. La plupart des bugs pourront (on l’espère) être corrigés avec des mises à jour et même si la technique irrégulière et l’IA perfectible viennent plomber l’ambiance, le fait de pouvoir changer de forme à la volée est un gros point positif. 

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Werewolf :The Apocalypse - Earthblood

4.5

Note

4.5/10

POINTS POSITIFS

  • Le changement de transformation à la volée
  • Nerveux

POINTS NÉGATIFS

  • Graphismes datés
  • Trop de bugs
  • Répétitifs
  • Manque de budget (ou de temps?)

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