TEST – Under the Jolly Roger

DrFamikon
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Temps de lecture:6 Minutes

Yo ho ! Quand sonne l’heure, Hissons nos couleurs, Hisse et ho ! L’âme des pirates, Jamais ne mourra ! C’est sur les paroles d’une des chansons de Pirates des Caraïbes 3 que débute ce test de Under the Jolly Roger. Il s’agit d’un RPG d’action qui se passe (comme vous l’avez deviné) dans l’univers des pirates et qui vous permet d’écumer librement trois vastes mondes remplis de dizaines de colonies et de forts, de centaines de quêtes et d’innombrables bateaux à piller. Si vous aimez la piraterie et que vous n’avez pas le mal de mer, prenez place à bord de notre vaisseau pour découvrir les secrets de ce jeu à travers cette critique !

Un marin d’eau douce ?!

Under the Jolly Roger est édité par HeroCraft et vous propose d’endosser le rôle d’un capitaine de navire, prêt à conquérir les sept mers. Et quand on pense aux pirates on pense forcément aux affrontements sans pitié, aux canons et à l’alcool, alors accrochez-vous car le voyage ne sera pas de tout repos. Une fois le jeu lancé, vous allez vite vous apercevoir que l’introduction n’a pas été conviée à la fête et que votre premier « but » … sera de vous débrouiller. Même si le grand bleu peut paraître impressionnant au premier abord (et non pas bâbord), vous allez devoir défendre votre vaisseau et sauver votre équipage d’une mort certaine. Une fois ce premier « test » réussi et une fois que vous aurez regagné la terre ferme, vous allez pouvoir vous familiariser avec les nombreux menus du jeu. Vos premières missions vous permettront de bien comprendre comment fonctionne votre navire, votre équipage, votre armement ou encore vos marchandises ce qui fera office de tutoriel (que vous pourrez recommencer plusieurs fois en cas de doute). L’histoire se dévoile progressivement grâce à des séries de quêtes que vous activerez à chaque port où vous poserez un pied à terre. Vous commencerez dans un premier temps par chercher certaines de vos connaissances jusqu’à enquêter sur des événements étranges dignes d’un épisode de Scooby-Doo. En effet, il semble que des lueurs étranges aient été aperçues par des marins non loin de la mer fantomatique et c’est à vous que revient la lourde tâche de percer le mystère.

Mais pour y arriver, ne comptez pas sur la présence des PNJ. Ils sont tout simplement absents du jeu…À chaque fois que vous lancerez une quête, celle-ci apparaîtra à l’écrit sous la forme d’un parchemin. On peut d’ailleurs souligner la qualité d’écriture de ces « lettres » et le fait que cela nous plonge littéralement dans le monde de la piraterie. Pour ce qui est du gameplay, ne vous attendez pas à quelques chose de très agressif. Le gameplay comporte deux phases relativement différentes : la partie exploration ou vous devrez déplacer votre navire sur une carte qui se dévoile au fur et à mesure en sélectionnant un endroit ou aller pour faire avancer automatiquement votre flotte vers un point bien précis et la partie action. Pendant votre « navigation », une bulle d’information vous indiquera qu’un navire ennemi est a proximité et vous pouvez choisir de l’attaquer, de le piller ou de l’éviter. Si vous sélectionnez le premier ou le deuxième choix, le principe sera le même et vous passerez en phase d’attaque.

En garde moussaillon !

La navigation est à ce moment là semblable à celle de Assassin’s Creed Black Flag. Vous contrôlez la vitesse en fonction du déploiement des voiles et vous essayerez de faire sombrer votre adversaire en vous orientant au mieux. Un positionnement stratégique vous donnera un avantage certain et le choix de vos munitions vous permettra de l’immobiliser pour le réquisitionner, piller ses ressources ou tout simplement de le couler. Si vous choisissez de garder le navire adversaire, vous aurez la possibilité de contrôler temporairement votre personnage  afin de prendre part à l’affrontement entre vos hommes et les marins de votre ennemi. Rien de transcendant sur ce passage : une touche pour donner un coup d’épée, une autre pour parer. Le tout est malheureusement très sommaire et extrêmement soporifique. Dommage car cette phase mériterait d’être plus approfondie. Vous pourrez également contrôler votre capitaine de la même manière quand vous cherchez des trésors mais là encore, ces passages manquent de dynamismes.

Sur le plan technique, on se rend compte que visuellement, ce n’est pas extraordinaire. Naviguer sur la carte reste très sommaire bien que celle-ci soit bien représentée et le tout est d’une lenteur effroyable. Lors des phases d’action, les modélisations ne sont pas extraordinaires et les textures ne sont pas très détaillées. Dommage car l’ambiance sonore est quant à elle agréable à entendre. Les musiques sont bien évidemment très proches de ce que vous trouverez dans les œuvres cinématographiques du même genre et on a parfois l’impression d’avoir toute l’armée de Jack Sparrow à nos côtés. Malheureusement, les effets sonores sont assez timides et on aurait préféré avoir des bruits de canons un peu plus percutants et lourds plutôt que le bruit d’un pétard mouillé. On ne ressent pas trop la puissance de notre arsenal même si les effets d’ambiance sont très réussis, que ce soit le vent, le tonnerre ou encore tout simplement la pluie.

Oh mon bateau !

Cependant, le titre arrive à se démarquer et possède sa propre personnalité et un environnement crédible. Cela renforce donc l’ambiance générale du titre et nous implique réellement dans l’univers de la piraterie avec des couleurs sobres (et l’odeur du rhum). La présence d’effets météorologiques restent très convaincants malgré la technique globale du jeu très moyenne. Finalement, le principale problème est en fin de compte le capitaine lui-même (on dirait vraiment la saga Pirates des Caraïbes en fait). Les animations sont très rigides, les PNJ ont surement bu trop de rhum et le protagoniste semble avoir une épée en mousse et la subtilité d’un morse.

Vous aurez aussi la possibilité de personnaliser votre navire à la manière d’un épisode de Pimp My Ride. Vous pourrez changer les voiles afin de choisir des couleurs très criardes et même changer votre pavillon. En revanche, cela signifie aussi changer de faction et ces dernières feront d’ailleurs office de familles et auront une importance capitale. En effet, chaque port est représenté sur la carte par un symbole affilié à l’une de ces factions et un système de réputation vous permettra de débloquer plus de marchandises et d’avoir accès à plus ou moins de quêtes. Attention à bien choisir et à ne pas se mettre tout le monde à dos pour éviter les représailles !

 

Conclusion :

Alors que le trailer de Under the Jolly Roger ressemblait au parfait journal de bord du célèbre capitaine Jack Sparrow, le résultat final est finalement assez différent de la réalité. Si l’ambiance de la piraterie est omniprésente et parfaitement bien réalisée, le jeu de HeroCraft souffre malheureusement de quelques défauts qui viennent trahir son commandant de bord. Le jeu est trop mou, trop lent, l’IA est souvent à l’ouest et le chef de bord semble passer ses journées à picoler au fond de la cale de son navire. L’intrigue est cependant bien ficelée et la bande-son permet  de se prendre au jeu. Les phases d’action semblable à Assassin’s Creed Black Flag demanderont un petit temps d’adaptation à ceux qui n’ont pas l’habitude mais une fois les commandes maîtrisées, devenir le plus grand pirate des sept mers et un vrai régal.

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Under the Jolly Roger

6

Note

6.0/10

POINTS POSITIFS

  • la bande-son
  • La piraterie !
  • Le monde très vaste
  • L'intrigue

POINTS NÉGATIFS

  • Un peu trop mou
  • L'IA
  • Le contrôle du capitaine

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