TEST – Trifox

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Trifox

Trifox est un “Twin-stick shooters”, un jeu d’action-aventure inspiré de l’âge d’or des plateformeurs 3D. Si le titre prend volontairement un ton décalé, le travail de Glowfish Interactive mérite toutefois que l’on s’y attarde. Ces dernières années, les petites équipes ont produit de nombreux jeux de plate-formes 3D et le premier jeu de Glowfish Interactive est un intéressant mélange de genres et d’influences. Il s’agit d’un jeu aux couleurs vives, comme beaucoup de jeux des années 90, mais contrairement à la plupart de ses “concurrents”, l’accent est ici mis sur le combat. De plus, ce combat prend la forme d’un Twin-stick shooters. Il s’agit d’une tournure intéressante qui permet de se démarquer des autres jeux de plates-formes 3D rétro, et qui crée une séparation claire dans le gameplay. Cela pourrait donner lieu à une expérience déroutante, mais Trifox réussit à marcher sur la corde raide pour devenir un jeu de plateformes/shooter attrayant.

Deux flingues sinon rien !

TrifoxLe synopsis de Trifox ? Eh bien, le protagoniste principal, un renard anthropomorphe est tranquillement assis dans son salon en train de regarder la TV quand des pirates volent sa télécommande et sabote sa maison. Sans se poser de questions, il décide de partir la récupérer et bien entendu, vous devrez l’assister dans cette quête complètement loufoque…qui change des histoires de princesses et des prophéties. L’histoire n’est pas un facteur important ici et il faut dire que Glowfish Interactive mise tout sur son humour. Le jeu adopte un look low-poly qui privilégie les lignes nettes plutôt que les textures floues. Cela donne du relief aux environnements du jeu et c’est très joli en action, mais les personnages ont l’air un peu bizarre de près. Heureusement, cela ne se produit pas souvent, et les graphismes réussissent à donner une impression semblable à celle de Crash Bandicoot. L’influence du marsupial se fait également sentir dans la musique et la façon dont les niveaux sont disposés. Vous avez un hub principal, dans lequel vous pouvez accéder à trois zones différentes. Chaque zone contient trois niveaux et un boss et vous devrez terminer tous ces stages avant d’affronter le ravisseur de votre précieuse télécommande. Vous avez également accès à votre arbre de compétences, qui contient 30 capacités réparties sur trois classes : guerrier, mage et ingénieur.

Lorsque vous commencez Trifox, vous choisissez une classe et recevez ensuite son arme de base et sa capacité de mouvement : marteau et sprint pour le guerrier, boulons à tête chercheuse et téléportation pour le mage, ou encore mitrailleuse et vol stationnaire pour l’ingénieur. Une fois que vous avez atteint le hub pour la première fois, vous pouvez librement mélanger et assortir les capacités, à condition que vous ayez les pièces nécessaires pour les acheter. Vous pouvez équiper quatre capacités, une sur chaque bouton, pour accompagner votre choix d’arme de base et de capacité de mouvement. Les choses commencent lentement alors que vous êtes encore en train de constituer votre arsenal. Les premiers niveaux vous permettront de vous familiariser avec les commandes et si les plateformes prennent de la place au début de votre aventure, les niveaux suivants seront plus axés sur le combat. Il faut dire que plus vous avancez dans le jeu, plus vous passerez votre temps à courir et à tirer.

Sus à l’ennemi !

TrifoxPendant les premiers minutes, l’intérêt de Trifox peut sembler limiter. Il faut dire que le jeu ne propose rien de nouveau et les niveaux s’enchainent rapidement sans proposer un réel challenge. Le renard (ou le loup, tout dépend le point de vue) ne possède que deux coups et les ennemis n’opposent pas vraiment de résistance aux attaques. Mais une fois que vous aurez trouvé des capacités qui vous plaisent et que vous aurez trouvé des synergies, vous vous retrouverez dans un jeu de tir à deux mains très intéressant. Chaque classe dispose d’un mélange de capacités offensives et défensives, et vous obtenez suffisamment de pièces en jouant régulièrement pour accéder aux niveaux supérieurs de l’armement. La classe des guerriers se concentre sur les attaques de mêlée, ce qui fonctionne assez bien, mais c’est avec les deux autres classes que le jeu dévoile tout son potentiel. La classe des ingénieurs est principalement basée sur l’invocation de tourelles, de bombes et d’autres gadgets mécaniques. La classe des mages dispose d’une variété d’attaques magiques et de capacités capable de contrôler les foules. Cerise sur le gâteau, il est possible de mixer les compétences pour obtenir un combattant hors pair qui dézingue tout ce qu’il trouve.

Au final, Trifox est bien plus un twin stick shooter qu’un platformer et il devient vite un très bon jeu d’action. La courbe de difficulté est très bien dosée et on se retrouve vite absorbé par le jeu dans les derniers niveaux. Parmi les platformers 3D indépendants actuels, Trifox se distingue par sa conception axée sur le combat et constitue un choix intéressant pour ceux qui veulent enchainer les runs, tirer, sauter et collecter des objets. Et si les graphismes ne vous donnent pas d’indice, les mécanismes le font : le jeu s’adresse aussi à un jeune public et ce dernier est assez généreux en points de contrôle, offrant une sauvegarde automatique presque à chaque rencontre, secteur de carte ou phase de combat de boss. Contrairement à de nombreux jeux, ces points de contrôle sont même chargés entre les sessions. Vous pouvez vous endormir en sachant que votre renard (loup ?) vous attendra plus ou moins là où vous vous êtes arrêté et non au début de la phase.

Conclusion :

Au final, le plus gros défaut du jeu se trouve dans la caméra. Elle pointe où elle veut et vous devez vous la réajuster en permanence pour aller dans la bonne direction. Les sauts sont incohérents, même les doubles sauts, alors essayez d’imaginer une longue séquence de plateformes qui nécessite des sauts précis et une caméra capricieuse. De plus, Trifox a des séquences qui exigent que ces sauts et mouvements soient effectués de manière chronométrée alors qu’une menace particulière est sur vos talons. Votre aventure prendra souvent fin à cause de mauvais sauts plutôt que par les combats eux-mêmes. De plus, dommage que ce jeu ne supporte pas le multijoueur. Un trio de renards (loups ?) se frayant un chemin sur des cartes un peu plus longues serait assez intéressant. Mais hormis ces défauts, Trifox est un titre que les jeunes joueurs pourront apprécier. Sans être trop long, le jeu propose une aventure différente que les jeux de plateforme 3D conventionnels et sera parfait pour celles et ceux qui veulent faire leurs premiers pas dans le monde nerveux des “twin-stick shooter”.

*Test effectué sur une version PC

Trifox

8

Note

8.0/10

POINTS POSITIFS

  • Le mélange des genres
  • Parfait pour les débutants
  • Le côté Twin-stick shooters

POINTS NÉGATIFS

  • La caméra
  • La durée de vie
  • L'absence de multijoueur
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DrFamikon

Amateur de bières et de FPS, grand fan de Pokémon et de Rock !

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