TEST – The Outer Worlds

Quand les papas de Fallout 1 et 2 avaient annoncé à l’occasion des VGX 2018 la sortie de The Outer Worlds, les fans étaient devenus hystériques. Il faut dire que Obsidian Entertainment avait fait fort en 2010 avec Fallout : New Vegas et les joueurs attendaient avec impatience le digne successeur  de ce RPG post-apocalyptique. Tim Cain et Leonard Boyarsky se retrouvent donc pour la sortie de The Outer Worlds, un jeu mélangeant à la fois la franchise Fallout avec celle de Borderlands. Si sur le papier l’annonce avait fait sensation, quand est-il du jeu en lui-même maintenant qu’il est sorti ? La réponse se trouve juste ici !

Vers l’infini est au-delà !

The Outer WorldsAu lancement du jeu, on se prend directement une bonne dose de propagande en pleine figure. Un bon moyen pour Obsidian de présenter l’histoire de The Outer Worlds ainsi que le programme de colonie Halcyon. On nous explique donc que les multinationales veulent envoyer des milliards de gens faire un voyage de 10 ans sous bio-stase dans le but d’explorer un tout nouveau système solaire. L’idée est bonne…mais forcément, rien ne va se passer comme prévu… Comme par hasard, vous vous retrouvez dans le seul vaisseau qui a eu un problème et votre cryogénisation (par un savant fou) a donc été de 70 ans…. Autant vous dire que pendant tout ce temps, le monde a évolué… Heureusement que Phinéas Welles passait par là pour réveiller tous les colons de votre cargo.

Maintenant que Rick Phinéas a secoué la belle au bois dormant, il ne vous reste plus qu’à faire un peu d’exercice pour vous dégourdir les jambes. Dans vos souvenirs, vous vous rappelez des promesses de votre ancien monde et de ces rêves de colonisation et d’égalité… Rassurez-vous, tout ceci sera vite balayé après votre premier café (bah quoi, après 70 ans à dormir il faut au moins ça). Une poignée d’illuminés se battent pour le pouvoir afin de savoir qui contrôle les planètes et les astres habitables d’Halcyon. De son côté, la population tente de survivre en étant exploitée au maximum. Les plus valeureux tentent de s’opposer au Conseil, une organisation diabolique gérée par les différents présidents des corporations, tandis que les autres se plient aux lois. Et à la manière d’un bon gros nanard hollywoodien, vous êtes LA personne qui pourra tout changer et rétablir l’équilibre….enfin si vous le voulez bien….

Viens avec moi si tu veux vivre :

The Outer WorldsAvant de vous lancer dans l’aventure, place à la création de votre personnage. Un moment particulièrement long tant les possibilités sont nombreuses. Tout y est : le sexe, les attributs, l’apparence… Chaque point augmentera les caractéristiques de votre avatar et vous donnera accès à de nouvelles actions….un peu comme pour Fallout : New Vegas. Si la personnalisation reste très complète, le développement des caractéristiques demeure lui nettement plus basique. Simple mais efficace, on sent que les développeurs ne voulaient pas se lancer dans un arbre trop complexe en proposant tout un tas de niaiseries inutiles. Un bon moyen pour faire un personnage équilibré dès le début. À chaque passage de niveau, vous obtiendrez 10 point supplémentaires à répartir librement. À vous de créer la “bête” ultime qui vous fera passer du gentilhomme simplet à la brute de service.

Et comme dans les précédents titres d’Obsidian, vos choix influenceront le regard des PNJ du jeu ainsi que les (nombreuses) phases de dialogue. Bien entendu, si vous avez créé Rambo, vous pourrez résoudre tous les conflits par la force sans trop poser de questions… Si l’élocution est votre point fort, parlementer avec l’ennemi peut être une bonne solution. Sinon, il vous reste toujours l’option infiltration ou le piratage informatique. Et oui, dans The Outer Worlds, plusieurs choix s’offrent à vous et il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises situations (merci à Otis le scribe). Vous pourrez donc choisir d’être le héros du peuple ou bien un collabo qui ne pense qu’à l’argent. Même si votre opinion changera la façon de faire des habitants, votre réputation vous octroiera les mêmes missions pour arriver à la fin de la trame principale. Le seul changement sera finalement l’approche de l’objectif : comme dit plus haut, la brute foncera dans le tas tandis qu’un “espion” pourra infiltrer les lignes ennemis afin de saboter tout le travail. Comptez une bonne trentaine d’heures pour terminer l’aventure mais beaucoup plus si vous souhaitez parcourir l’immense territoire d’Halcyon.

Je pense donc je suis :

The Outer WorldsDu côté de l’écriture, c’est un casi sans fautes pour The Outer Worlds. Les dialogues sont propres et possèdent un sarcasme particulièrement bien dosé (comparé à l’humour Bigardienne de Borderlands 3). Suivant votre faction et vos actions, les PNJ adopteront un comportement différend au fil du temps. Malheureusement, le constat n’est pas le même avec vos compagnons. Un peu comme pour Mass Effect, votre personnage pourra emmener avec lui plusieurs personnages à travers son aventure. Sur ce point, la narration semble avoir été assez bâclée. Dès que vous croisez une personne, vous pourrez l’inviter à bord de votre vaisseau et une fois que ce dernier a accepté, il arpentera les murs de son nouveau foyer. On sent que pour les dialogues, les possibilités sont plus réduites et même si vos nouveaux “amis” possèdent chacun leur caractère, cela deviendra vite gonflant. Ils passeront leurs journées à se chamailler ou à marmonner et vous finirez souvent par les séparer pour n’en prendre qu’un ou deux avec vous pour finir l’aventure.

Vous verrez tout de même qu’ils pourront être d’une grande aide pendant les combats. Car oui, des affrontements il va en avoir dans The Outer Worlds. Relativement dynamiques, bien que votre personnage semble très lourd à déplacer, les phases de bastons rythment le jeu et vos alliés possèdent parfois de quoi renverser le cours des choses. Chacun de vos compagnons cache une capacité spéciale à activation manuelle, à vous de bien choisir votre technique d’approche. La fonction Dilatation Temporelle vous permettra même de ralentir le temps afin de réaliser le coup parfait. Viser la tête aveuglera l’ennemi, le blesser à la jambe ralentira ses déplacements etc…

Conclusion :

Que les choses sont bien claires, le jeu n’est pas un open-world. Si vous êtes libre d’aller ou vous le voulez, vous ne trouverez rien en dehors des chemins balisés. Pas de bonus cachés ou d’objets. Vous aurez le choix de parcourir les deux planètes principales à pieds ou à l’aide des points de voyage rapides même si la visite des lieux vous offrira parfois quelques surprises. C’est dommage, on aurait aimé que le concept soit un peu plus poussé. Ne vous attendez pas non plus à une véritable claque graphique. The Outer Worlds semble parfois dépassé et on a l’impression de se retrouver avec une simple mise à jour de No Man Sky. Les jeux de couleurs frôlent l’épilepsie et il est parfois difficile de distinguer les reliefs du jeu. Par contre, nous n’avons rencontré aucun bug que ce soit sur consoles ou sur PC. Finalement, le titre d’Obsidian reste une surprise plutôt agréable et la partie narration est particulièrement bien dosée. Nous espérons cependant que les prochaines MAJ viennent rajouter quelques fonctions et corriger les imperfections. Dans l’état, The Outer Worlds est un très bon jeu dans la lignée de Fallout : New Vegas qui plaira aux fans de RPG.

The Outer Worlds

7.5

Note

7.5/10

POINTS POSITIFS

  • La direction artistique
  • La partie narrative
  • La personnalisation
  • Pas de bugs

POINTS NÉGATIFS

  • Graphiquement dépassé
  • Faux open world
  • IA parfois douteuse
  • Les temps de chargement

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