TEST – Sword and Fairy : Together Forever

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Sword and Fairy

La franchise Sword and Fairy ne date pas d’hier ! Créée par Yao Zhuangxian et développée par la société taïwanaise Softstar, cette dernière se base essentiellement sur la mythologie chinoise et comprend également deux séries télévisées en prise de vue réelle adaptées des jeux. Le premier jeu éponyme de la série, publié par l’équipe “Crazy Boyz” de Softstar en 1995 est devenu un succès commercial et de multiples suites ont été engendrées en raison de sa popularité. La série de jeux vidéo s’est depuis étendue à d’autres genres, comme les jeux de simulation et les MMORPG. Elle est considérée comme l’une des séries de RPG chinoises les plus emblématiques jamais réalisées. Aujourd’hui, nous allons parler de Sword and Fairy 7, qui contrairement à son nom exotique correspond au neuvième épisode de la franchise. Il s’agit du premier opus à traverser les frontières de l’Asie pour notre plus grand plaisir. Et si les précédents jeu avait un gameplay au tour par tour, celui-ci adopte un style nettement plus punchy.

Un épisode fait pour l’Occident :

Sword and FairyContrairement à ses prédécesseurs, Sword and Fairy 7 s’est émancipé de certaines fonctionnalités bien connues de la franchise.Si les autres opus proposaient un système de combat au tour par tour, celui-ci opte pour l’action en temps réel. Un choix qui risque de perturber les amateurs du genre mais qui permet de donner un petit coup de fouet à la licence, surtout pour les possesseurs de consoles. Si le titre est déjà disponible sur PC depuis le mois d’octobre 2021, il est également sorti sur PlayStation 4 et PlayStation 5 il y a quelques jours. Cette version apporte un petit plus avec une traduction anglaise, ainsi que des tenues exclusives. Un bon point pour les occidentaux puisque la franchise est réputée pour sa narration et pour son univers très détaillé. D’ailleurs, il ne faut pas bine longtemps pour se rendre compte de la profondeur de ce nouvel opus. Après une introduction épique, le jeu nous met dans la peau de Yue Qinqshu, dernière membre de la secte Tianshi. Elle se retrouve rapidement en possession d’un fruit magique qui va créer une symbiose entre elle et Xiu Wu, une divinité bloquée dans le royaume des humains après l’échec d’une mission. Ensemble, les deux personnages vont devoir combattre le mal qui règne et découvrir ce qui a permis aux démons de surgir sur les terres humaines. Une fois encore, Softstar propose une histoire passionnante et pleine de rebondissements et une thématique écologique et humaniste.

Les évènements sont peut-être un peu trop classique mais le scénario est très bien écrit et il transportera les joueurs sans problème pendant une bonne trentaine d’heures. Les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, possèdent chacun leur propre caractère et le folklore chinois donne du poids à la direction artistique soignée du titre. Malheureusement, ils sont souvent inexpressifs et nous avons l’impression de visionner un bon feuilleton français sans âme (un peu comme un épisode de Jospéhine Ange Gardien ou une émission de Cyril Hanouna). Ajoutez à cela la perte de sous-titres, les musiques qui se coupent ou se superposent, les écrans noirs et la perte de sauvegarde et vous avez un résumé simple de Sword and Fairy 7. Dommage car pour une première sortie sur notre continent, le titre a de quoi séduire. Les lieux et les environnements sont variés et très agréables à parcourir et un détail tout particulier à été apporté à la végétation et aux villes.

Mais, oui il y a encore un mais…

Sword and FairyMais si l’extérieur est sublime, les intérieurs sont souvent vides et génériques. Le jeu souffre également de problèmes de clipping et de bugs qui font que les ennemis et les décors apparaissent au dernier moment ou se figent sans raison. Heureusement que l’œuvre arrive à nous faire oublier ces nombreux défauts malgré son monde linéaire. Cette profondeur “bridée” permet de mieux nous concentrer sur l’univers et sur le level-design du jeu. Deux éléments qui font de Sword and Fairy 7 un jeu à découvrir. La narration aussi est très importante et parfaitement bien maîtrisée et chaque personnage, même les PNJ lambdas, sont de vrais moulins à parole qui permettent aux joueurs de découvrir le folklore chinois. Et si la mise en scène est parfois étrange, certaines cinématiques sont assez… étranges, on sent que le studio Softstar a fait un réel effort sur la mise en scène. Les conversations sont dynamiques, vivantes et c’est avec plaisir que nous parcourons les terres et les villes pour en savoir un peu plus sur leurs histoires.

On passera sur la caméra et ses placements plus qu’hasardeux qui font que l’action et le verrouillage des ennemis manquent souvent de lisibilité. Dommage car sur le papier, les combats ont de l’allure… La possibilité de contrôler un des quatre personnages à n’importe quel moment permet de varier les plaisirs et de profiter de techniques différentes. Mais le titre ne comporte pas vraiment de challenge puisque les coéquipiers font souvent le plus gros du boulot. Au final, il y a peu de profondeur en jeu et cela devient vite frustrant. Même constat au niveau des boss. L’absence de créativité ne vous demandera aucune réflexion ni skills ou réflexes particuliers. Pourtant, Sword and Fairy : Together Forever dispose de bonnes mécaniques, comme l’esquive ou encore les invocations d’entités surpuissantes sur le champ de bataille, mais tout se perd dans ce manque de saveur.

Conclusion :

Sword and Fairy : Together Forever est malheureusement victime de ses faiblesses techniques visuels. Si on peut saluer le fait qu’il soit le premier opus à mettre les pieds sur notre continent, ces nombreux défauts lui font baisser sa note. Des patchs pourront cependant corriger le tir et proposer une expérience mieux aboutie sur PlayStation 4 et 5. et ses soucis de finition. Visuellement, le titre s’en sort plutôt bien mais une fois encore, le contraste entre les environnements intérieurs et intérieurs est plus que flagrant. La caméra à elle seule risque fort de rebuter les joueurs et le manque de challenge enfonce encore un peu plus le clou… Du côté des points positifs, nous pouvons tout de même mentionner le scénario ainsi que les caractères des différents personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires. L’écriture reste convaincante, l’histoire se suit, les personnages sont attachants et il faut avouer que le soft dispose d’atouts évidents qui pourront en ravir certains. Surtout que l’aventure a le mérite de dépayser et d’apporter son lot de situations diverses.

Sword and Fairy 7

6

Note

6.0/10

POINTS POSITIFS

  • De bonnes idées
  • Un scénario captivant
  • Premier opus à sortir en Occident
  • Une traduction anglaise

POINTS NÉGATIFS

  • La caméra
  • Du clipping
  • Trop de bugs (textures, clipping...)
  • Pas de challenge
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DrFamikon

Amateur de bières et de FPS, grand fan de Pokémon et de Rock !

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