TEST – Root Film

Jajou
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Temps de lecture:8 Minutes

Root Film

Aujourd’hui on vous propose un test d’un jeu tout droit venu du Soleil Levant. Et oui on vous en a parlé plusieurs fois au cours des derniers mois et nous avons enfin eu l’occasion de le tester. Il s’agit bien sûr de Root Film. Ce visual novel s’est imposé de notre côté du monde sur les consoles portables de Nintendo. 

Ainsi, développé par Kadokawa Games et édité par PQube, Root Film prend la relève dans la série Kadokawa Games’ Root. Cette suite du titre Root Letter, sorti en 2016, reste dans la continuité du style qu’on apprécie tant des visual novel. Ici, le studio Kadokawa nous propose un thriller avec un mystère prenant, rempli de drame et de doute. 

Une brève introduction au jeu :

Root FilmAvant de rentrer dans les détails de l’histoire et les mécaniques de jeu, commençons par introduire le déroulement du titre. Ne vous inquiétez pas, aucun spoil ne sera fait dans ce test.

Alors, situons un peu le contexte. Root Film se déroule dans la préfecture de Shimane, au Japon, exactement comme le précédent opus. On suit le personnage principal Rintaro Yagumo et son assistante Magari. Notre protagoniste a été choisi pour participer au reboot d’une série télévisée annulée une décennie plus tôt. Cette annulation persiste sous un mystère qui reste non résolu, et ce sera bien évidemment notre mission de rechercher les causes de cette étrange affaire.

Aussi, le jeu se coupe en trois histoires, qui correspondent chacune un chapitre, incluant le prologue qui nous plonge directement dans l’univers palpitant de la préfecture de Shimane. Les deux premiers chapitres se concentrent sur Rintaro, et on découvre lors du troisième la sublime Riho. Cette dernière est un jeune actrice qui fait ses débuts dans une petite agence artistique. Avec un physique somptueux et une prestance naturelle en tant qu’actrice, elle s’impose dès son commencement dans l’industrie de la télévision. Charmante, jeune et dotée d’une confiance à toute épreuve, elle forme un duo charismatique avec son manager Manabe. Mais nous vous laisserons découvrir cette troisième histoire par vous même, dans ce test nous nous concentrerons sur Rintaro et les mécanismes de gameplay du titre.

Shimane, ses graphismes et son univers :

Bien que nous l’avons déjà mentionné plus tôt, il est important de revenir sur l’endroit où se déroule l’histoire : la préfecture de Shimane. Une province visuellement incroyable dont on a le plaisir de visiter durant la totalité du jeu. Entre les différentes régions, on se promène dans un Japon traditionnel qui nous en met plein les yeux. On vadrouille donc entre des temples, les étendues de verdure, des montagnes, et clairement ces plans dignes de cartes postales nous donnent envie de sauter dans le premier avion direction le Japon.

Alors pour ceux ayant tester l’opus précédent, vous avez pu constater un changement drastique de style d’illustrations. Bien que Minoboshi Taro ait illustré les deux jeux, ici il change totalement de direction . On profite donc de traits bien plus imposant et gras avec des couleurs plus vives et chaudes que dans Root Letter. C’est d’ailleurs un point non négligeable car ce changement rend le jeu visuellement plus attractif et agréable que son prédécesseur.

D’ailleurs, Minoboshi rend les personnages plus puissants et hauts en couleurs. Avec un soin extraordinaire apporté aux détails, tels que les personnages et les décors, Root Film nous attire dans son univers sans même qu’on en soit conscient.

Aussi, nous sommes habituellement confrontés à des plans fixes sur les personnages sur ce genre de jeu, lors des dialogues principalement mais Root Film nous expose différents plans et postures, ce qui donne vie aux dialogues. Chose peu commune dans les visual novel et cela rend bien évidemment les dialogues attractif et moins lassant qu’à l’accoutumée. Ceci étant, cette vivacité des dialogues est légèrement entachée par le manque de traduction. En effet la totalité du jeu est en anglais, avec un doublage japonais lors des phases de discussions.

L’univers sonore colle bien à l’histoire, un ton chill et doux qui nous aide à plonger dans l’univers traditionnel. Ainsi, chacune des régions explorer nous fait découvrir une nouvelle mélodie, et cela vient sublimer la préfecture de Shimane.

Un prologue palpitant d’entrée de jeu :

Alors maintenant que vous avez une idée de l’univers dans lequel nous allons nous introduire, abordons l’histoire en elle-même. Et bien sûr pour comprendre il faut commencer, et bien par le commencement.

Rintaro Yagumo, notre protagoniste est un réalisateur indépendant du studio Studio Yagumo. Après avoir remporté des prix lors du 6 Minutes Film Festival et à l’Asian Film Convention, sa renommée en tant que réalisateur s’est affirmée. Accompagné de son assistante, un peu aigrie d’ailleurs, Magari Aine, une ancienne délinquante au bon cœur, le duo est introduit d’entrée de jeu avec un dialogue entre eux. Cette conversation, liée à un appel téléphonique d’une ponte de la télévision, nous place directement dans une dynamique attractive. Magari presse donc Rintaro de se préparer pour être présentable pour ce rendez-vous.

Et c’est ainsi que débute l’aventure. A la suite d’une heure de préparation nous partons à la rencontre de Hiroyuki Isogami à la station TV la plus connue de Shimane : Shimane TV. Pendant cet entretien, Isogami  nous parle donc du reboot d’un Drama pour Shimane TV. C’est alors que vient la présentation de ce Drama, tourné il y a dix ans et qui fut soudainement arrêté pour aucune raison évidentes. Il faudra alors endosser le rôle de détective. Après cette introduction, Isogami nous annonce que nous seront en compétitions avec trois autres réalisateurs pour ce projet et qu’aucun choix définitif n’a été encore fait.

Après cela, direction les archives du studio pour voir une partie de l’ancien film non finis. C’est ici que nous rencontrons Shuhei Syama, la personne qui s’occupe des archives. Le début du visionnage commence alors. Et nous nous perdons dans nos pensées, avec pour déclencheur, une phrase prononcée par le vieil homme Syama.

Le gameplay : Synthetisia & Max Mode :

Intéressons nous maintenant au cœur du jeu : les modes de gameplay. Dans Root Film nous sommes confrontés à deux modes bien distincts. Le premier est nommé Synthetisia, dans celui-ci nous pouvons capter des phrases importantes, voir clés, au moment des conservations du jeu. Grosso modo, Synthetisia est l’équivalent de l’intuition. Yagumo l’active assez vite dans le jeu de manière à garder en tête les éléments phares de ses conversations. Celles-ci seront ensuite utiles dans la seconde phase de gameplay appelé mode max. Mais nous verrons ça après.

Lors de certains moments propices pendant les conversations notre écran devient rouge avec des lettres flottantes autour de la tête de notre héros. Un peu futuriste on vous l’accorde mais c’est à ce moment que Synthetisia devient indispensable. En effet, cela veut dire qu’une information fondamentale pour la résolution de l’énigme nous aura été révélée et qu’il faut la garder en mémoire. Pour ce faire, il nous suffit d’appuyer sur ‘X’. Et aussi simplement que ça ces phrases, ou mots parfois, viennent s’inscrire dans la mémoire de Yagumo.

Après cette première phase, et que nous avons réussi à accumuler assez de détails importants, nous arrivons à un tournant dans le récit. Car bien sûr vous devez vous en doutez, nous n’avons pas mémorisé autant de termes juste pour le plaisir. Il faut bien s’en servir à un moment. Et ce moment correspond aux confrontations avec les autres personnages de l’histoire. C’est-à-dire le moment où nous allons exposer nos théories et idées pour coincé trouver la vérité. Ceci correspond à la deuxième phase de gameplay, aussi appelé le Max Mode.

La présentation de ce mode est assez simple, nous nous trouvons d’un côté de l’écran et de l’autre notre adversaire. Une jauge apparaît au-dessus de chacun. Celle-ci permet de savoir si nous sommes sur la bonne voie pour obtenir des réponses claires. En sommes il faut bien répondre aux personnages que l’on confronte pour avancer dans l’histoire. De chaque côté de ces barres sont noté unresolved et truth revealed, assez clair. En sommes soit nous arrivons à découvrir la vérité soit nous échouons. A chacune de nos erreurs notre jauge se remplit dans le cas inverse celle de l’adversaire se remplit. Vous l’aurez compris dès que la barre de notre adversaire est pleine, nous découvrons la vérité sur les différentes accusations et nous obtenons différents indices supplémentaires.

Et voici, c’est ainsi que de fil en aiguille et de conversation en conversation nous progressons dans l’aventure. La pression est palpable dans le préfecture de Shimane et il est indispensable de résoudre ce mystère. Et honnêtement, une fois que nous découvrons cet univers il devient obsédant et il est dur d’en sortir avant d’avoir intégralement le titre.

Conclusion :

Pour conclure ce test, nous pouvons concrètement affirmer que Root Film arrive dans le haut du classement de nos visual novel préférés. Il surpasse, et de loin, Root Letter. Il donne une dynamique intéressante à ce genre de jeu, parfois trop critiqué pour leur manque de vivacité. On redécouvre que les visual novel ne sont pas juste un genre littéraire. Il est essentiel d’avoir une mise en scène et un style profond pour être attractif. Avec une histoire mature et profonde, des graphismes marqués dans un style manga/animés Root Film nous bouleversent profondément.

Bien sûr quelques petits bémols sont à noter comme le manque de traduction, et même peut être le manque de renouvellement du style musical. Bien que ce dernier s’adapte très bien, il aurait pu, selon nous, être plus stimulant. Mais rien ne vient entacher cette pépite. Root Film vaut le détour. Et on aimerait bien pouvoir un jour aller explorer la préfecture de Shimane par nous même pour la comparer aux paysages du titre. 

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Root Film

7.4

Note

7.4/10

POINTS POSITIFS

  • Les graphismes
  • L’histoire
  • La carte immense à explorer
  • Les plans des dialogues

POINTS NÉGATIFS

  • Le récit un peu long parfois
  • Le peu de traduction
  • La bande-son répétitive

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