Planet of Lana nous avait laissé une belle impression lors de ses présentations dans les divers événements auxquels il était présenté. De fait, dire que nous avions hâte de nous rendre compte si le titre développé par Wishfully et édité par Thunderful Publishing allait tenir toutes ses promesses manettes en main est un euphémisme. Avons-nous été déçus ou subjugués par l’histoire de ce personnage à la recherche de sa sœur disparue ? C’est ce que nous allons découvrir sans plus attendre dans le test ci-dessous réalisé sur Nintendo Switch via un code fourni par l’éditeur.

Avant-propos

Si la Nintendo Switch et la PlayStation 4 et 5 accueillent Planet of Lana depuis le 16 avril 2024, le titre est déjà disponible depuis quasiment un an sur la boutique en ligne de Steam. Un temps suffisamment long pour avoir déjà pu émerveiller toute une flopée de joueurs qui ont succombé au charme de cette aventure onirique pleine d’action et de réflexion. Le test ci-dessous vient donc vérifier que l’adaptation sur la console hybride de Nintendo tient toutes ses promesses.

À noter que l’auteur de cet article découvrait le jeu pour la première fois et n’a jamais lu de test concernant cette œuvre vidéoludique. Ceci étant, rentrons sans plus attendre dans le vif du sujet.

Le jour où la Terre s’arrêta

Sur une planète luxuriante, les hommes vivent en harmonie avec la nature et les animaux. Nos événements prennent place dans un petit village de pêcheurs où l’on incarne Lana qui joue à devoir attraper sa grande sœur. Leur course les emmène jusqu’à la forêt où la jeune fille découvre sa sœur se recueillir devant deux pierres tombales.

Trêve de mélancolie, il est temps de reprendre leur jeu d’enfants. Mais alors que notre avatar court en direction de son aînée, au loin se dessinent des objets non identifiés qui tombent littéralement du ciel laissant derrière eux une traînée de fumée blanche. Ce phénomène fait stopper la course des enfants tandis que devant leurs yeux ébahis une monstruosité motorisée vole vers eux. L’engin diabolique capture alors la plus âgée des sœurs. L’engin reprend alors son vol en direction du village.

Désemparée, Lana fait demi-tour à la poursuite de sa sœur, bien décidée à la délivrer des griffes d’aciers de cet envahisseur. Après avoir évité un robot guetteur, elle arrive au village qui est complètement désert. Il semblerait que tous ses habitants ont subi le même sort et ont été capturés par la menace venue du ciel. Désemparée, notre protagoniste fuit cet endroit tandis que le jour s’achève. Elle ira s’écrouler de fatigue en haut d’une colline tandis que marchent au loin d’énormes engins quadrupèdes.
Le lendemain, au réveil, Lana n’a rien perdu de sa détermination. Elle repart, bien décidée à affronter mille dangers pour retrouver sa sœur. Très vite, elle fera la connaissance d’un compagnon indéfectible en la personne de Mui. Une espèce de chat/écureuil noir agile et très obéissant. À eux deux, peut-être arriveront-ils à triompher de tous les dangers et à sauver leur monde de ses envahisseurs belliqueux !

Une succession d’énigmes

Planet of Lana est en fait une succession de tableaux remplis d’énigmes qu’il faut résoudre pour avancer. Pour ce faire, il faudra compter sur l’agilité de votre avatar mais également sur le petit compagnon enfermé dans une cage que vous parviendrez à délivrer. Prénommé Mui, cette petite boule de poil sera un compagnon fidèle et indéfectible dans votre épopée.
Sachez d’emblée que l’on meurt souvent dans Planet of Lana. Ces « accidents » nous obligent à revoir notre stratégie. Aucun passage n’est rédhibitoire et la frustration ne vient que rarement gâcher l’expérience de jeu. En effet, certains passages se révèlent plus compliqués que d’autres (on pense notamment à la gestion de certains appareils volants).

Reposant sur la logique mais également sur le timing, les casse-têtes sont intelligemment amenés et se résolvent avec une grande satisfaction. Les robots venus d’ailleurs ne sont pas les seules menaces qui peuplent ce monde où la flore et la faune sont luxuriantes. Ainsi, des animaux monstrueux et bien moins sympathiques que Mui peuplent également cette planète. Vous risquez bien de finir dans une mâchoire aux dents acérées si vous n’y prenez pas garde.

Si le prologue de l’aventure sert de tutoriel concernant le déplacement de votre avatar et ses différentes actions telles que se cacher, vous apprendrez bien vite à tirer profit des caractéristiques de Mui et à lui donner des ordres à distance. Ce dernier est capable de faire des sauts de plusieurs mètres, d’appuyer sur des interrupteurs et de ronger des fils électriques. L’animal semble également posséder des talents insoupçonnés plutôt déroutants.
Vos talents à tous les deux ne seront pas de trop dans cette aventure où vous ne faites pas le poids face aux ennemis et où seule votre ruse et votre capacité d’évitement vous permettront de triompher des différents dangers. Toutefois, certains passages (un peu courts) laissent également la part belle à l’action avec notamment cette traversée du désert à toute allure qui enchaîne les QTE (Quick Time Event). Une petite récréation un peu trop courte, comme le titre en général qui vous monopolisera une toute petite dizaine d’heures. Mais peu importe sa durée tant la satisfaction est grande.
De plus, il est fort probable que vous ayez oublié de trouver des stèles cachées durant vos pérégrinations. Au nombre de 10, chacune d’elles renferme un fragment d’illustration qui, une fois complété, nous renseigne un peu plus sur l’histoire intrinsèque de cette civilisation. Une bonne occasion de refaire le titre.

Vers une nouvelle référence

En jouant à Planet of Lana, notre mémoire de joueur ne peut s’empêcher de penser aux titres de PlayDead dans ces mécanismes de jeu. Toutefois, si Limbo ou Inside est à réserver à un public averti tant leur univers est glauque, cruel, sanglant et sans pitié, Planet of Lana joue la carte du grand public et offre son histoire à tout type de joueur. Je vous conseille d’ailleurs de partager l’aventure à plusieurs en échangeant la manette à chaque échec. Cela sera bien plus amusant.
En outre, la symbiose qui s’instaure entre Mui et Lana renforce un peu plus la qualité du titre et l’originalité de celui-ci. Cette coopération fait penser à celle que l’on peut retrouver quelque peu dans Brothers: A Tale of Two Sons de Starbreeze Studios ou plutôt dans Ico de Fumito Ueda, tellement Mui est chétif et peu autonome.
Enfin, impossible également de ne pas penser au premier Prince of Persia de Jordan Mechener lorsque l’on voit les mouvements de Lana, tandis que la narration pourrait vous faire penser à vos moments passés dans Another World d’Eric Chahi.
Un héritage glorieux qui ne gâche en rien l’originalité et la singularité de Planet of Lana

Conclusion

N’ayons pas peur des mots, Planet of Lana s’impose comme une nouvelle référence du jeu narratif en 2D. L’aventure de son héroïne et de son compagnon Mui saura vous captiver tout le long de sa (courte) durée de vie. Le titre avec sa narration intense s’apprécie comme une excellente série de science-fiction. Ainsi, l’adaptation sur Nintendo Switch tient bien toutes ses promesses et saura sans nul doute vous émerveiller et gardera une trace indélébile dans votre cœur de gamer.

Planet of Lana

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Note

9.0/10

POINTS POSITIFS

  • La direction artistique
  • La diversité et l’originalité du gameplay
  • La faune et la flore
  • L'émotion

POINTS NÉGATIFS

  • Une bonne BO malheureusement un peu en retrait
  • Une aventure courte
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yancha

Rédacteur avec pas mal d'XP au compteur ayant grandi avec les bornes d'arcades à l'ère 8 et 16 bits.

One thought on “TEST – Planet of Lana”
  1. Je suis fan de ce genre de jeu relaxant, rempli d’énigmes et d’un environnement et des décors rappellent l’univers magique des studios Ghibli et de Miyazaki ! La façon dont le jeu réussit à opposer la nature aux robots est tout simplement géniale, et parlons de l’émotion qu’il transmet ! Totalement d’accord avec toi à 100 % sur la note. Ton test m’a vraiment donné envie d’y jouer. J’ai hâte de mettre la main dessus dès que j’aurai plus de temps libre !

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