TEST – One Piece: Grand Gourmet, le jeu de gestion en pixel art !

One Piece débarque sur nos consoles en ce mois d’octobre ! Pour les fans de la licence qui suivent l’anime adapté du manga d’Eiichiro Oda débuté en 1998, vous pouvez parcourir les mers de Grand Line avec Luffy et son équipage à bord du Baratie 2 pour y servir les meilleurs plats. Cette nouvelle expérience One Piece permet de revoir l’histoire très fournie du manga ainsi que les personnages des différents arcs. Disponible depuis le 23 octobre sur PC, Nintendo Switch (1 et 2), iOS et Android, nous vous présentons ce qui nous a plu et déplu dans ce test, réalisé grâce à une clé presse fournie par Bandai Namco.

One Piece: Grand Gourmet : Restaurateur sur les mers de Grand Line

©Eiichiro Oda/Shueisha, Toei Animation ©Bandai Namco Entertainment Inc.

One Piece: Grand Gourmet est disponible depuis le 23 octobre sur PC, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, iOS et Android pour le plus grand bonheur des fans. Développé sous une direction artistique en pixel art colorée qui fait immédiatement voyager, le titre nous entraîne sur les mers de Grand Line aux côtés de Luffy et de l’équipage du Chapeau de Paille. Le jeu reprend l’ensemble des arcs narratifs cultes de la première partie de l’œuvre d’Eiichiro Oda, s’arrêtant juste avant l’éclipse de deux ans.

Séparés de tous leurs camarades, Sanji et Luffy décident de prêter main-forte au Baratie 2, un second navire-restaurant jumeau conçu pour attirer les gourmets venus des quatre coins du monde. On commence l’aventure sur les chapeaux de roue avec pour seule équipe Sanji, Luffy et notre propre avatar, que l’on peut nommer à notre guise pour épauler le service. L’objectif est clair : transformer ce modeste établissement flottant en un véritable aimant à touristes et développer sa renommée à l’international.

Pour y parvenir, chaque niveau demande de faire progresser son affaire. En tant que simulateur de gestion de restauration, il faut créer de nouveaux plats originaux (des brochettes d’Aqua-viande aux recettes inspirées des Fruits du Démon), agencer au mieux l’espace de la salle, satisfaire les clients et augmenter les compétences du personnel. Au fil du voyage et avec le retour progressif des membres de l’équipage, on croise la route de figures iconiques de One Piece telles qu’Ace, Boa Hancock, Kid, Smoker, Katakuri, Crocodile, Barbe Blanche ou encore Ener. Facile à prendre en main, le jeu s’avère particulièrement addictif lors des premières heures, au point qu’il est difficile de décrocher de l’écran.

Un jeu de gestion qui ne vous lâche pas

©Eiichiro Oda/Shueisha, Toei Animation ©Bandai Namco Entertainment Inc.

Adoptant la structure d’un jeu de gestion mâtiné de l’esprit des productions de type gacha en pixel art, le titre repose sur trois ressources fondamentales qui servent de carburant pour faire prospérer le restaurant. Les Berrys, tout d’abord, constituent la monnaie indispensable pour acquérir de nouvelles installations, agrandir les boutiques ou aménager les quais destinés à accueillir d’autres navires. Viennent ensuite les cœurs, qui traduisent l’affinité et l’appréciation des clients et des personnages selon la qualité des plats servis. Enfin, les médaillons permettent de débloquer et de visiter les îles emblématiques traversées par Luffy et sa bande, comme Impel Down ou encore Enies Lobby. Rapidement, on comprend que la synergie de ces trois monnaies est la clé de voûte pour tout acheter, débloquer et améliorer le navire restaurant.

Cependant, le jeu a fâche tendance à noyer le joueur sous un flux incessant d’informations et de messages en tout genre. En appuyant sur le menu (via la touche R), on accède à une longue liste de tâches à accomplir : gestion des installations, recrutement de l’équipage, développement des recettes, sans oublier les recommandations précieuses des clients du Baratie pour améliorer l’établissement. Cela va de l’installation de fontaines, d’aquariums et de boutiques de vêtements à la création de salles de repos ou de bassins pour entraîner les animaux des mers.

Si les premières heures sont parfaitement huilées et ne laissent aucun répit, on se sent rapidement submergé par les requêtes des plus de 150 personnages qui franchissent les portes du restaurant et par les fenêtres de notifications qui surgissent en quelques secondes. C’est parfois déroutant, donnant l’impression de ne pas avoir le temps de digérer l’information. Il faut faire du multitâche permanent, jongler entre les doléances du personnel et des clients, comprendre que l’argent et les cœurs gagnés servent à répondre à leurs attentes pour faire progresser le restaurant. Si l’exercice est extrêmement séduisant au début, on réalise vite que le rythme s’essouffle après quelques heures, les tâches devenant trop répétitives et perdant de leur éclat.

Très addictif mais trop répétitif…

©Eiichiro Oda/Shueisha, Toei Animation ©Bandai Namco Entertainment Inc.

C’est sans doute le point noir du jeu : le trop-plein d’informations finit par causer de réels soucis techniques, entre micro-ralentissements et micro-coupures d’images. Constamment inondé de notifications, le titre ne laisse aucune respiration au joueur, au point qu’il devient paradoxalement difficile de simplement trouver le temps de sauvegarder sa partie au milieu de toutes ces sollicitations permanentes.

Lorsque ces flux de données se cumulent avec nos propres actions en cuisine, cela génère des gels d’écran, des bugs ou des blocages temporaires où l’on se retrouve immobilisé ou incapable de sélectionner quoi que ce soit pendant quelques secondes. Ces soucis se multiplient après 5 ou 6 heures de jeu, cassant net la dynamique initiale.

Même si l’objectif affiché est de mener à bien l’aventure sur une période de 50 jours (chaque journée en jeu représentant environ 25 à 30 minutes si l’on répond à l’ensemble des sollicitations), l’expérience devient de plus en plus fastidieuse sur la fin. On ressent davantage l’obligation de terminer le jeu par curiosité, simplement pour voir ce qui se passe une fois le cap des 50 jours franchi, plutôt que par réel plaisir.

De plus, le titre pèche par un manque d’indications claires : certaines mécaniques, comme le recrutement ou l’optimisation d’un personnage pour assister Sanji, manquent de transparence, nous laissant parfois patauger sans comprendre comment débloquer certaines compétences. Les mini-jeux de course ou de combat intégrés pour engranger des cœurs et des fonds supplémentaires, bien qu’appréciables sur le papier, manquent cruellement de profondeur et d’attrait, si bien qu’on finit par les délaisser très rapidement.

  • Ce test à été réalisé grâce à l’envoie d’une clé presse fournie par Bandai Namco.

Conclusion

6,8/10
Avec One Piece: Grand Gourmet, Bandai Namco proposait une formule séduisante sur le papier : mêler la gestion d'un restaurant, l'univers iconique d'Eiichiro Oda et le charme du pixel art. Si les premières heures s'avèrent hautement addictives et replongent avec nostalgie les fans dans les grands arcs de la première partie de l'œuvre, le soufflé retombe progressivement. Entre un flux incessant de notifications, des mécaniques qui s'essoufflent et des soucis techniques agaçants en fin de parcours, l'aventure devient moins amusante par la suite. Le jeu reste cependant sympathique pour les plus grands passionnés de l'équipage du Chapeau de Paille.

Les plus

  • Une direction artistique en pixel art charmante
  • On retrouve tous les personnages emblématiques de One Piece
  • Des premières heures de jeu addictives

Les moins

  • Un déluge d'informations et de notifications qui finit par saturer l'écran.
  • Des ralentissements et des bugs après plusieurs heures de jeu.
  • Les mini-jeux annexes
  • Un manque de clarté pour débloquer certains personnages
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justemr

Fan de jeux vidéo et d'animation japonaise depuis mon enfance, j’espère partager ma passion avec tous les curieux.

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