TEST – Metal : Hellsinger

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Metal : Hellsinger

Il y a quelques temps, nous avons eu l’occasion de tester Metal : Hellsinger. Ce Doom-Like survitaminé avait suscité notre intérêt et nous attendions la version finale du titre avec impatience. Décrit comme le successeur spirituel de Doom, le jeu avait de sacré arguments à faire valoir sur le papier : découpage de monstres, bande-son mémorable, action non-stop… Un cocktail qui fonctionne toujours et qui ne cesse de croitre avec les années. Même si il ne réinvente pas le genre, le  FPS rythmique édité par FunCom et développé par The Outsiders, studio fondé par David Goldfarb a de quoi faire hocher la tête des joueurs adeptes des pogos, des mosh pits et des headbangs. Alors on monte le son, on attrape une bière et on descend dans les Enfers semer la pagaille avec l’Inconnue !

Sing for me Troopers !

Metal : HellsingerCombinaison intrigante du classique Painkiller sur PC, des reboots de Doom ou encore de Guitar Hero, Metal : Hellsinger est un jeu très court mais totalement jouissif. En misant tout sur la simplicité, The Outsiders a créé un FPS unique et très satisfaisant, porté par une bande-son épique. Chaque piste a été composée spécifiquement pour le jeu, avec au chant des icônes du metal : Serj Tankian (System of a Down), Matt Heafy (Trivium), Mikael Stanne (Dark Tranquillity), Randy Blythe (Lamb of God), Alissa White-Gluz (Arch Enemy) ou encore Tatiana Shmailyuk (Jinjer). Le jeu vous place dans la peau de l’Inconnue, un démon dont la voix a été prise par le Juge Rouge, qui supervise l’enfer. Alors que vous vous frayez un chemin à travers huit niveaux “différents” pour la récupérer, Paz – un crâne joué par Troy Baker (Joel dans The Last of Us, Booker DeWitt dans BioShock Infinite) – raconte votre histoire à travers une série de souvenirs oubliés depuis longtemps, tout en faisant office d’arme. Un scénario sans fioritures, aussi simple que le titre lui même. Il faut dire que Metal : Hellsinger mise beaucoup sur sa bande-son ! Si l’histoire est relativement courte, le mélange entre jeu de rythme et FPS fait des merveilles . Le jeu propose huit niveaux, six armes et dix ennemis. Un bestiaire un peu pauvre qui, on espère, sera revu à la hausse avec le temps. Comptez quatre petites heures pour mettre un terme aux agissements du Juge Rouge et pour terminer le scénario.

Mais avant de combattre le boss final, il va falloir se familiariser avec les commandes. Si elles ne sont pas nombreuses, le plus dur est de bien frapper les ennemis en rythme. Car comme dit plus haut, la musique prend ici une place considérable et pour infliger un maximum de dégâts, il faudra impérativement se caler sur le tempo. Vous commencez donc votre périple avec Paz et votre épée, Terminus. Le tutoriel vous donne tout ce dont vous avez besoin pour comprendre le principe simple de Metal : Hellsinger : vous faites tout en rythme pour améliorer votre multiplicateur et votre score, avec des indications de tempo de chaque côté du réticule pour vous garder dans le droit chemin. Cela semble facile en principe, mais même un batteur chevronné ou un guitariste hors pair risque de se casser les dents les premiers minutes. Surtout que votre épée semble ne pas réagir au doigt et à l’œil… On a souvent l’impression que c’est plus une question de chance que de compétence, mais le jeu est patient avec vous pendant que vous apprenez ses bizarreries. Une fois que vous avez obtenu Persephone, votre premier pistolet, tout se met en place. Votre épée n’est réservée qu’aux massacres instantanés et à la régénération de la vie.

The Sin and the Sentence :

Metal : HellsingerPlus tard, vous pourrez obtenir trois autres armes déblocables et interchangeables : deux pistolets, une arbalète qui modifie le temps et une double lame en forme de boomerang. Chacune a ses avantages, ses inconvénients et des attaques ultimes à chargement individuel, parfaites pour des styles de jeu différents. Une fois à l’aise avec les touches et avec votre attirail, le réticule deviendra invisible et vous devrez tout faire pour rester en rythme afin d’infliger un maximum de dégâts aux nombreux ennemis qui viendront vous barrer la route. Sauter, s’élancer, recharger, headbanger et même changer de direction, tout cela est lié à la superbe bande-son du jeu, qui comprend une longue liste de légendes. Mais pour entendre la voix de ces artistes, il va falloir se montrer patient. Contrairement à un Painkiller ou à Doom Eternal, la bande-son de Metal : Hellsinger s’enrichit au fur et à mesure que l’action progresse et que votre multiplicateur augmente. C’est à ce moment-là que les chanteurs de renommée mondiale entrent en scène. Chaque niveau est accompagné d’une chanson spécifique et vous comprendrez très vite que les accompagnements musicaux ne sont pas seulement là pour accentuer vos coups, mais qu’ils vous servent de chef d’orchestre. En synchronisant vos attaques avec les coups de batterie, vous augmentez votre multiplicateur et plus vous parvenez à maintenir une séquence de coups parfaitement synchronisés, plus vos attaques deviendront puissantes. Chaque niveau commence avec une piste musicale légère qui augmente avec le temps. Les instruments s’ajoutent au fur et à mesure que vous continuez à tuer, jusqu’à ce que les voix se fassent entendre lorsque votre Fury est au maximum et que la chanson complète se révèle dans toute sa gloire. Cela donne un côté exaltant au carnage, même si le fait de maintenir la performance à son maximum exige une combinaison stimulante de rythme et de réflexes.

Les vagues d’ennemis sont stratégiquement réparties dans chaque niveau pour maintenir votre élan meurtrier. À la place des diablotins de Doom se trouvent les marionnettes, de faibles ennemis que l’on trouve généralement en groupe et que l’on doit éliminer dans une succession rapide de coups finaux qui vous redonnent de la santé et vous permettent de continuer à enchaîner les combos. Dans chaque arène, il est toujours bon d’essayer de garder quelques-uns de ces méchants gringalets à portée de main pour retrouver rapidement le rythme, car il y a un groupe de monstres plus puissants qui s’acharnent sur vous et qui feront tout pour casser votre rythme (si durement gagné). Des ennemis insectoïdes géants crachant de l’acide pour vous ralentir, des goules munies de boucliers qui tentent de baisser la puissance de vos attaques et votre rythme ou encore des béhémoths armés de lames qui s’élancent à longue distance pour vous désynchroniser, il est primordial de savoir quelle menace privilégier pour ne pas perdre le fil. Dans Metal : Hellsinger, rien n’est comparable à la sensation d’avoir réussi un combo 16X et d’entendre Matt Heafy se mette à crier sur la chanson que vous avez passé cinq minutes à écouter. Non seulement c’est gratifiant, mais cela augmente vos performances et vous incite à saisir toutes les occasions de maintenir votre rythme, que ce soit en tuant, en réalisant des combos, en tirant sur des poteries ou en ramassant des multiplicateurs.

Eyes of the World :

Metal : HellsingerEn ce qui concerne la conception des niveaux, ces derniers sont plutôt variés. Cela va des arènes à ciel ouvert aux couloirs étroits et claustrophobes et bien qu’ils soient assez différents, leur attrait visuel est limité : ils ne sont pas aussi infernaux ou détaillés qu’ils pourraient l’être. Cependant, chacun d’entre eux vous encourage à rester en mouvement. Graphiquement, le titre s’en sort plutôt bien et le flou de mouvement est bien équilibré pour compenser les problèmes occasionnels d’anti-aliasing, sans vous faire perdre de vue les menaces qui vous entourent. Les combats se déroulent par vagues et il n’est pas rare que vous éliminiez une série d’ennemis avant qu’un autre groupe de méchants ne vous tombe dessus. Au final, le schéma est toujours le même : vous vous calez sur le rythme, vous venez à bout des ennemis, vous déverrouillez la “porte” et vous passez à la zone suivante pour recommencer. Le seul “défi” arrive à la fin de chaque niveau avec les Aspects. La conception de l’arène est trompeuse car vous devez conserver votre santé, apprendre les schémas d’attaque de vos adversaires et éviter la mort.

Une fois le jeu terminé, les incitations à revenir sont nombreuses. Revisiter un niveau antérieur avec des compétences affinées peut changer l’expérience et augmenter la difficulté offre un tout nouveau défi. La chasse au meilleur score est un véritable plus pour ce FPS, surtout avec les tableaux de scores mondiaux. De plus, sept des huit niveaux du jeu proposent trois défis différents. Mais le plus important, c’est que Metal : Hellsinger vous fera peut-être rejouer ses quelques niveaux, car le jeu est tellement satisfaisant. Vous avez toujours l’impression de vous améliorer, de corriger vos erreurs et de peaufiner vos stratégies. Pendant tout ce temps, vous hochez la tête en rythme, complètement envoûté par la musique pour toutes les bonnes raisons, avec le plus grand sourire sur le visage.

Conclusion :

Metal : Hellsinger est un très bon Fast-FPS fortement inspiré par la culture metal. Le titre propose un concept original, savant mélange entre Doom, Painkiller ou encore Guitar Hero et une bande-son aux petits oignons. Malheureusement, le jeu se veut beaucoup trop court, même si la rejouabilité de ce dernier permet de lui octroyer quelques heures supplémentaires. Pour un premier essai, The Outsiders propose ici un titre plutôt convaincant au rythme effréné couplé à des mécaniques simples mais efficaces. Le sound design enfonce le clou et même si le titre ne risque pas de faire de l’ombre à Doom Eternal, il a au moins le mérite de proposer une expérience inédite qui plaira très certainement aux fans de Heavy Metal.

Metal : Hellsinger

7.5

Note

7.5/10

POINTS POSITIFS

  • La bande-son
  • Le mélange entre FPS et jeu de rythme
  • L'immersion que procure le titre
  • De bonnes idées

POINTS NÉGATIFS

  • Quelques bugs
  • Beaucoup trop court !
  • Peu d'armes
  • Un bestiaire un peu pauvre
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DrFamikon

Amateur de bières et de FPS, grand fan de Pokémon et de Rock !

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