Ah, les Sisters, ça sonne comme une vieille mélodie familière, non ? Pour les néophytes, oublions pas que c’est le génie créatif de William Maury qui les a fait naître en 2006 sur son blog, « Un air de famille ». Le buzz était réel, si bien qu’en 2007, Bamboo Édition s’est dit « Pourquoi pas ? » et a transformé ces frangines en bande dessinée, avec l’incontournable Christophe Cazenove qui a rejoint le wagon (oui, celui des Gendarmes, des Pompiers, des petits Mythos, et j’en passe). Depuis, les aventures de Wendy et Marine (aka les Sisters) ont pondu pas moins de 17 albums (et on nous promet le 18ème à la fin de l’année), des spin-offs (coucou Les Super Sisters), une série animée, et même un jeu vidéo ! Tout ce succès a ouvert les portes d’un come-back épique, orchestré avec brio par Microids, dans un second volet qui répond au doux nom de « Stars des réseaux ».
La course aux likes !
C’est pas l’histoire d’une petite saga, c’est carrément l’épopée des Sisters, du blog à la Switch, en passant par les étagères de milliers de fans et les écrans de télévision. Alors, si vous pensiez que les Sisters étaient parties en vacances après le premier volet, détrompez-vous, elles sont de retour, plus connectées que jamais, prêtes à enflammer le monde des réseaux sociaux virtuels ! Et parlons-en de ce retour. Imaginez-vous, Wendy et Marine, ces deux tornades à la personnalité aussi marquée que leurs couleurs vives, débarquent sur nos écrans grâce à Microids. Le rendez-vous est pris pour une nouvelle aventure déjantée dans un monde où la compétition en ligne fait rage. Oubliez le premier épisode et ses barbecues endiablés, ici, les Sisters voient grand avec des tablettes offertes par leur cher papa en récompense de leur succès scolaire (chapeau bas, les filles). Leur objectif ? Devenir les reines incontestées d’une plateforme appelée « Sis-tok« . Rien que ça !
La route vers la gloire numérique ne sera pas une balade tranquille, mes amis. Pour briller sur Sis-tok, les Sisters ont besoin de followers, de faux lovers en pagaille. Et pour cela, elles doivent conquérir le cœur des super-influenceurs. Ça sent la compétition féroce, avec en prime l’espoir de décrocher un trophée qui ferait pâlir d’envie même les plus aguerris des gamers. Pour ceux qui ont déjà suivi les déboires hilarants des Sisters dans le premier volet, accrochez-vous bien, car on ne parle plus de simples barbecues cette fois-ci. Non, non, on parle de batailles en ligne, de quêtes digitales, et bien sûr, de toute une ribambelle de mini-jeux aussi farfelus que divertissants. En coulisses, c’est Microids qui orchestre ce grand retour, apportant sa touche de magie à cette aventure déjà bien croustillante. On sait tous que le premier volet a été un succès, alors pourquoi ne pas remettre le couvert avec une dose de modernité, de nouvelles péripéties, et probablement quelques surprises bien cachées dans le code source du jeu ?
Les pestouilles sont de retour !
En bref, si vous pensiez que les Sisters avaient déjà fait le tour de la question, détrompez-vous ! Avec « Stars des réseaux« , c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre, prêt à vous plonger dans l’univers décalé et connecté des Sisters. Alors, si vous avez raté le premier acte, c’est le moment de vous rattraper et de vous préparer à une aventure numérique haute en couleur. Accrochez-vous à vos joy-cons, les Sisters sont de retour, et cette fois, elles sont prêtes à conquérir le monde virtuel ! Comme son prédécesseur, Les Sisters 2 – Stars des réseaux est un party game avec une touche d’exploration dans un monde ouvert (la ville de Millau). Dès les premières minutes, on a un petit goût de déjà-vu, mais en mieux.
La carte et les lieux à explorer sont les mêmes, mais avec un petit coup de pinceau graphique et une atmosphère plus « habité ». Les développeurs auraient pu tenter de nouvelles zones ou même nous laisser entrer dans des maisons (pas seulement celles des Sisters), mais bon, on fait avec ce qu’on a. Mais au-delà de cette impression de déjà-vu, saluons l’effort déployé pour donner vie à la population de Millau. Auparavant, les rues semblaient désertes, mais maintenant, l’animation est à son comble, avec des passants fourmillant de partout et une circulation qui évoque véritablement l’effervescence d’une ville authentique. Bien que l’on ait l’impression de rejouer au premier opus, force est de constater que c’est une expérience améliorée… Les défauts majeurs du précédent semblent avoir été corrigés, même si la perfection n’est pas encore totalement atteinte (nous y reviendrons ultérieurement). Revenons d’abord à l’essence même du jeu !
Il propose les mêmes modes que « Show Devant« , à savoir le mode histoire, le mode défis, le mode tournoi, le mode tout ou rien, et le mode tour du monde. Focalisons-nous sur le mode histoire, le cœur palpitant du jeu, où l’avancement repose sur l’acquisition de 24 super influenceurs, correspondant au nombre de mini-jeux disponibles !
Préparez-vous à relever des défis aussi variés que palpitants sur Boing Boing, Galactic Invaders, Laser game, Chasse aux fantômes, Chamboule-tout, Horriquizz, La meilleure place, Toutous totaux, Ketchuperie, Bataille de polochons, Cacophonie, Tennis mania, Tic Tac Tap’, Kayako rapido, En selle !, Course aux promos !, Cerf-piquant, Blop blop, Strike !, Go Millau, Cauchemar en cuisine, Les reines du chapeau, Basket de rue, et enfin Filet’o’fish ! Nous ne nous attarderons pas sur la description détaillée de chaque jeu, mais sachez que le principe reste du « chacun pour soi », avec la particularité que tous les mini-jeux se déroulent sur un seul écran, mettant fin au split-screen en quatre. C’est une amélioration appréciable, la visibilité étant grandement optimisée. Néanmoins, le léger regret persiste quant au nombre restreint de mini-jeux (pour des affrontements 4 contre 4). Dommage de ne pas avoir introduit des configurations 2 contre 2 ou même 1 contre 3, histoire de diversifier les plaisirs.
Quelques défauts à l’horizon :
Dans l’ensemble, les jeux de ce second volet offrent une expérience plus divertissante que dans l’épisode précédent. Certains sollicitent votre sens de l’observation (Horriquizz ou Toutous Totaux), tandis que d’autres s’inspirent carrément du concept de Guitar Hero (Cacophonie). Petite cerise sur le gâteau, l’un des jeux s’inspire même des Super-Sisters (Galactic Invaders), bien que, malheureusement, il ne soit pas le plus réussi… Cependant, malgré des jeux au gameplay similaire (Chasse aux fantômes et Laser game), le plaisir de jeu est au rendez-vous (tant que l’on reste dans la tranche d’âge cible). En sus des mini-jeux, quelques « quêtes annexes » viennent enrichir l’expérience pour achever le jeu. Vous devrez retrouver des chiens égarés, photographier des célébrités, ou encore nettoyer la ville avec votre super pistolet à eau, capable d’éclater des ballons de baudruche. Heureusement, pour vous déplacer rapidement, comptez sur vos patins à roulettes, votre skate, ou même… votre kart ! Oui, vous avez bien entendu, votre propre kart ! On se croirait dans un Mario Kart, sauf que là, c’est les Sisters qui prennent le volant.
Vous avez le vent dans les cheveux, enfin, virtuellement, et ça donne une impression de traverser la carte à la vitesse de l’éclair. À côté de ça, on a eu droit à des ajouts comme le pistolet à eau et l’appareil photo de la tablette. D’accord, c’est peut-être un peu too much, surtout quand le pistolet à eau devient votre arme secrète pour éclabousser les mômes trois fois. Mais attendez, il y a un twist : une fois mouillés, ces petits démons deviennent aussi rapides que Flash. Donc, il faut être un ninja des flaques pour les attraper. Et bien sûr, le pistolet à eau se transforme aussi en nettoyeur de graffitis. Oui, on a des talents multiples, même dans le monde virtuel de Millau. Certains crieront au sacrilège, mais on argumente que c’est comme un cours accéléré de jeux en monde ouvert pour les jeunes.
Ah, les épreuves, parlons-en ! Les courses de karting, c’est pas une balade de santé. On se croirait dans une course avec des persos qui semblent avoir fait un pacte avec la vitesse. Et les passages avec les pistolets à eau, c’est carrément le Far West, mais avec des flingues à eau. Entre nous, même retrouver un toutou peut se transformer en mission secrète d’infiltration. Pourtant, c’est ce qui fait tout le charme, non ? Maintenant, l’appareil photo, c’est plus qu’un gadget. C’est notre outil de fan service, car on vous demande de prendre des clichés des lieux emblématiques des Sisters. La maison de Maxence, la cabane des Sisters, c’est comme collectionner des cartes Pokémon, mais en plus cool. Et en multi, accrochez-vous bien ! On compte pas moins de 4 modes différents. Vous avez le mode « Défi » pour jouer à un mini-jeu en solo ou avec vos potes, le mode « Tournoi » où vous enchaînez 3 mini-jeux pour déterminer le grand gagnant, le mode « Tout ou rien » où vous jouez tous les mini-jeux, et enfin le mode « Tour du monde » où chacun choisit le prochain défi, avec des affrontements allant de 5, 9, 13 ou 17 mini-jeux.
Alors, à quatre joueurs, ça promet des fous rires et des disputes dignes des plus grandes sagas familiales. Ah, le côté graphique du jeu, c’est un peu comme une perle rare dans le monde des jeux vidéo. On est peut-être pas en présence d’un triple A, mais franchement, malgré quelques petits bugs qui se sont faufilés, le jeu tient plutôt bien la route. Et cerise sur le gâteau, un patch est déjà sorti, faisant disparaître bon nombre de problèmes de textures, de NPCs, et j’en passe. Parlons justement de ces NPCs, ils sont là, en masse et avec une diversité qui fait plaisir. Bon, d’accord, ils ont ce petit côté « zombie » qui ajoute une touche d’originalité. Imaginez, certains bavardent entre eux tout en vous ignorant royalement, tandis que d’autres tracent leur chemin comme si vous étiez invisible. On a même croisé des NPCs imperturbables face à une pluie intense venant d’un arrosage intensif, continuant leur chemin sans broncher.
Les bugs ? Oui, il y en a eu quelques-uns, surtout du côté de Wendy. On a même dû sortir la carte « je suis bloqué(e) » pour remédier à la situation. En parlant de textures, elles sont plus jolies, même si en mode docké, ça brille un peu. Bien sûr, l’impression de ralentissement persiste par moments, mais la distance d’affichage et les couleurs éclatantes nous replongent directement dans l’univers vif de la bande dessinée et du dessin animé. C’est comme si on se baladait à travers les pages colorées de l’aventure des Sisters.
Conclusion :
En définitive, Les Sisters 2 – Stars des Réseaux navigue entre les eaux du « pas mal » sans sombrer dans l’excellence ni l’insatisfaction. Il s’érige comme un terrain de jeu idéal pour les petites demoiselles et jeunes messieurs de 8 à 11 ans, fervents admirateurs de l’univers des Sisters. Une fois de plus, l’essence de la série est préservée, et le retour des voix de la série TV ajoute une touche nostalgique. Cependant, pour les détenteurs du premier volet, cette suite ressemble davantage à une remise à niveau graphique, agrémentée de quelques mini-jeux et missions supplémentaires. On ne peut s’empêcher de regretter l’absence des jeux du précédent volet, qui auraient pu enrichir l’expérience. Le monde ouvert, identique à celui de Les Sisters : Show Devant!, dévoile une absence de prise de risque significative. Malgré la vivacité retrouvée des rues de Millau, particulièrement captivante pour les plus jeunes, les amateurs du premier opus pourraient se sentir quelque peu délaissés. Pour les néophytes, fans inconditionnels des Sisters, il est peut-être judicieux de faire l’impasse sur le premier volet et de se plonger directement dans cette seconde aventure, d’autant plus que le tome 18 de la série pointe le bout de son nez en ce début de novembre !
Conclusion
Les plus
- Univers fidèle
- Population vivante
- Mini-jeux améliorés
- Variété des modes de jeu
- Améliorations graphiques
Les moins
- Sentiment de déjà-vu
- Manque d'innovation
- Nombre limité de mini-jeux
- Difficulté inégale pour les plus jeunes
- Manque de prise de risque





