TEST – Kao the Kangaroo

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Kao the Kangaroo

Les “anciens” se souviennent probablement de Kao le kangourou, célèbre concurrent de Crash Bandicoot ou encore de Spyro, développé et édité par Tate Interactive et sorti en 2001 sur Dreamcast et PC. Et bien 21 ans plus tard, notre héro et ses poings magiques reviennent sur consoles et PC dans une version entièrement remastérisée. Si ces derniers années, la tendance est aux remakes (plus ou moins de bonne qualité), il faut avouer que cela reste un bon moyen pour les développeurs et pour les éditeurs de ressortir du placard des titres oubliés… Mais Kao est-il assez fort pour rivaliser avec les autres jeux de plates-formes que sont Crash Bandicoot et Spyro ? Enfilez vos gants de boxe, c’est l’heure de la confrontation !

Un retour aux sources réussi !

Kao the KangarooLe studio polonais revient donc sur le devant de la scène avec un jeu très coloré. Kao the Kangaroo est un platformer 3D à l’ancienne accessible à tous dans lequel il faut récupérer un maximum d’objets et vaincre de nombreux ennemis. Une formule typique des années 1990 – 2000 qui fonctionne toujours. Les personnages possèdent tous leurs propres caractéristiques et l’humour est omniprésente du début à la fin. Si les menus du jeu sont en français, il faudra toutefois se contenter des voix anglaises et des sous-titres français une fois l’aventure commencée. Dommage pour un jeu qui pourrait plaire aux plus jeunes car les explications seront la plupart du temps nécessaires pour franchir tel ou tel point ou pour savoir ou se rendre.

Le synopsis est simple mais toujours aussi efficace : après un cauchemar, Kao sent que sa sœur Kaia est en danger et décide de foncer pour la retrouver. Mais la menace semble bien grande que cela car Kaia est partie à la recherche de leur père et le Kao n’est pas encore tout à fait prêt à affronter une si grande force… Avant de partir sauver la famille de ce dernier, il faudra au préalable suivre un entraînement particulier auprès de Walt, le mentor de l’île de Hopalloo. On commence donc par un petit tutoriel qui nous explique les différents mouvements et les commandes et très vite, on remarque que le jeu est dynamique et qu’il est surtout très coloré ! C’est d’ailleurs le premier gros point positif de ce remake. La direction artistique n’est pas extraordinaire mais les décors sont soignés, resplendissant et cela donne vite envie de parcourir les niveaux. On déambule dans ce premier stage qui fait office d’introduction afin d’apprendre à contrôler Kao jusqu’à tomber sur l’artefact central du jeu : les Gants Eternels. Ces derniers ayant appartenu à son père possèdent une force mystérieuse que seul notre héros peut exploiter. Une fois équipés, les gants permettent à Kao d’entrer en contact avec le Monde Éternel et de discerner des éléments jusqu’ici invisibles.

Saute, frappe, recommence…

Kao the KangarooAvec les gants, notre kangourou va pouvoir frapper et collecter des cristaux violets qui ouvriront des portails vers les “vrais” niveaux du jeu. On est donc sur une sorte de hub central, élément bien connu des jeux des années 90 et 2000. Pour accéder à un stage, il faut avoir un certain nombre de runes et pour les trouver, il suffit de parcourir le hub et les différentes zones. Les niveaux sont tous crées sur le même format : on avance, on franchit les plates-formes, on combat les ennemis, on actionne un ou plusieurs mécanismes et on affronte le boss. Bien évidemment, les pièces sont de la partie et ces dernières sont dispersées un peu partout et servent à acheter des vies supplémentaires ou bien des tenues pour Kao qui n’influencent malheureusement pas le gameplay. Mais des objets à ramasser il y en a encore des tonnes ! Des diamants qui ne servent qu’à obtenir un score de 100%, les lettres K.A.O ou encore des parchemins qui servent à enrichir le menu “wikipédia” du jeu.

Rien de bien difficile à trouver même si les niveaux sont grands. D’ailleurs la difficulté n’est vraiment pas un des aspects de ce jeu. Au final, on prend du plaisir à explorer et à découvrir chaque recoin et on termine facilement chaque zone à 100% sans y passer des heures. Pour ce qui est des combats, c’est la même chose. Kao possède une petite palette de coups simple à retenir composée de coups de poings, d’une frappe au sol et d’une attaque spéciale. Frapper les ennemis se fait sans encombre même si le bestiaire est varié et une fois la jauge du coup spécial pleine, les affrontements permettent “juste de pimenter” notre aventure. Même constat pour les boss. Il est inutile de foncer tête baisser pour enchaîner les coups, il suffit de bien comprendre le mécanisme de chacun pour triompher. Comme dit plus haut, Kao the Kangaroo reprend les codes des jeux comme Spyro ou Crash Bandicoot sans la difficulté. Une promenade de santé agréable qui permet de vivre l’aventure à 100% sans refaire des dizaines de fois le même niveau.

Conclusion :

Kao the Kangaroo est donc un très bon jeu de plates-formes qui peut aisément s’asseoir à la même table que Spyro ou encore Crash Bandicoot. Le jeu propose un gameplay varié et la direction artistique ultra colorée et soignée permet à toute la famille d’en profiter. L’absence de difficulté est aussi l’occasion pour les enfants de terminer un jeu sans recommencer des dizaines et des dizaines de fois les niveaux même si on regrettera que ce dernier ne bénéficie pas d’un doublage en français. On pourrait aussi parler de la sauvegarde qui est assez aléatoire et qui a tendance à nous faire des coups de travers. Espérons que ce “détail” soit corrigé dans les jours à venir. Pour le reste, difficile de dire du mal du travail de Tate Interactive. 

*Test effectué sur une version Nintendo Switch

Kao the Kangaroo

8

Note

8.0/10

POINTS POSITIFS

  • Très coloré et relaxant
  • Un jeu adapté pour tous les profils
  • Un très bon remake
  • Un concurrent sérieux à Crash Bandicoot et Spyro

POINTS NÉGATIFS

  • Pas de doublage en français
  • Quelques soucis de caméra
  • Quelques problèmes de sauvegarde
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DrFamikon

Amateur de bières et de FPS, grand fan de Pokémon et de Rock !

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