TEST – Greak : Memories of Azur

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Memories of Azur

Édité par la Team 17 et développé par le studio indépendant Navegante Entertainment, Greak : Memories of Azur nous embarque dans un side-scroller 2D à l’ambiance onirique, saupoudré de Metroidvania sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et PC. Le jeu arrivera-t-il à nous enchanter ? La réponse ci-dessous.

Un glas de paradis…

Greak

Dans le monde d’Azur, les Urlags sont déterminés à éradiquer tout ce qui pourrait se dresser sur leur chemin. Mais c’était sans compter sur une apparition soudaine des Courines ! Personne ne sait comment les Courines sont apparus, mais une chose est sûre : depuis leur arrivée, ils ont réussi à vaincre les Urlags à de maintes reprises, ont su construire des forteresses et entrainer des générations de soldats. Mais après toutes ces années, les Urlags reviennent sur le devant de plus belle. Accompagnés d’une force inconnue, ils réussissent à reprendre le dessus et à envahir tout ce que les Courines défendaient alors.
Au milieu de tout ce chaos, nous retrouverons Greak. Un petit Courine qui a perdu la trace de sa sœur Adara et de leur grand frère Raydel. Parti à la recherche de votre famille, vous finirez blessé par des Urlags. Les éclaireurs d’un village allié vous trouveront et vous ramèneront au village. C’est à partir de là que tout commence. C’est à partir de là, que la recherche de votre famille débute réellement.

Comme je vous l’annonçais ci-dessus, le monde d’Azur semble tout droit sorti d’un rêve. Il y a un total de 4 plans différents, tous dessinés d’une main de maître. On évolue sur le deuxième plan, ce qui laisse le devant bouger devant nous. C’est d’ailleurs plutôt bien fait, on peut de temps en temps apercevoir un écureuil ou deux passer pour donner un peu de vie au monde. En plus des cascades, des arbres et des vues sur le monde d’Azur que l’on peut retrouver dans le background.

Les plans 2D étant extrêmement bien faits, ce qui assoit vraiment le côté onirique de Greak : Memories of Azur reste le sound design. Le jeu est pourvu de très peu de musiques. Chaque région que vous explorerez est dotée de sa propre bande-son, mais la plupart du temps vous entendrez surtout le bruit du vent, des chutes d’eau, ou juste de votre personnage et des ennemis. L’ambiance est très apaisante et permet de toujours savoir ce qui vous entoure, c’est plutôt agréable.

 

 

…Qui s’avère plus sombre que prévu

GreakSi je devais résumer le gameplay de Greak : Memories of Azur en quelques lignes, je dirais qu’il est divisé en trois phases :

  • Une phase d’apprentissage de quelques techniques à l’épée et des mécaniques générales avec Greak.

 

  • Une deuxième phase où l’on retrouve Adara (qui elle se bat à distance) et où on se familiarise au gameplay à deux personnages.

 

  • Et une troisième phase où l’on retrouve Raydel, plus lent mais plus fort et où le gameplay à trois devient vite très compliqué mais apporte plus de profondeur.

La première phase est assez lente et monotone. Elle vous vaudra quelques aller-retours inutiles avant de bien comprendre les mécaniques du jeu. Notamment comprendre l’utilisation de la carte, qui n’est d’ailleurs pas tellement détaillée. Elle vous montre seulement les quelques régions que vous avez explorées et où vous pouvez vous téléporter. On aurait apprécié une mini map, histoire de se repérer un peu mieux dans notre l’exploration.

Le gameplay global du jeu nous donne aussi un sentiment d’exploration non finie. Le premier tiers nous fait apprendre quelques techniques à l’épée pour Greak, mais le système n’est jamais très bien poussé. Il y a bien quelques épreuves pour augmenter nos points de vie (pour un personnage spécifique) ou encore quelques objets à ramasser. Mais rien de bien abouti, qui nous a laissé un peu sur notre faim. Pourquoi ne pas s’inspirer des compétences des jeux Ori, par exemple ? C’est comme si Greak : Memories of Azur en avait bien plus sous le capot, mais n’osait pas tout nous donner.

Une réelle difficulté ?

GreakPassées ces difficultés, les seules que vous rencontrerez ne seront pas les ennemis ni la difficulté des énigmes. Et c’est essentiellement le défaut du jeu. Il devient difficile dès l’arrivée d’Adara, mais seulement parce que la gestion de deux personnages est quelque peu étrange. Tant que l’exploration est en ligne droite, pas de problème. Cependant, vous comprendrez très vite que n’ayant pas la même agilité, il vaut mieux passer les gouffres et les sauts avec l’un, puis l’autre. Plutôt que de s’aventurer à deux directement.

Une fois que vous avez compris ça, il n’y a plus grand chose qui peut vous arrêter. Le bestiaire reste sensiblement le même durant tout le jeu et outre les Urlags qui pourront vous donner un peu de fil à retordre… La seule vraie difficulté sera les boss. C’est d’ailleurs ici que l’on touche les limites de ce genre de gameplay.

Lors des phases d’exploration, vous choisissez où vous laissez vos personnages. L’un peu quitter l’écran sans l’autre et faire la map complète sans problème. Mise à part certaines énigmes, bien évidemment. Mais face à un boss, vous êtes forcément tous enfermés au même endroit. Ce qui vous oblige théoriquement à bouger et attaquer avec tout le monde en même temps. Autant vous dire que c’est un joyeux bordel à deux, alors à trois, je vous laisse imaginer… Ce qui vous oblige à laisser un ou deux personnages sur le côté, pendant que vous vous concentrez sur le boss avec le dernier.

De plus, il y a bien une attaque automatique pour les personnages non contrôlés. Mais si l’IA vise extrêmement bien, elle reste assez lente à la détente. Je vous conseille fortement de laisser l’IA gérer Adara si vous ne voulez pas prendre de dégât pour rien.

Conclusion :

Greak : Memories of Azur retransmet parfaitement le désespoir et la détresse de nos Courines égarés. Malheureusement, si l’ambiance est parfaite, le gameplay ne suit pas forcément toujours et empiète sur cette dernière. Sur une aventure qui m’a durée 6 heure, j’ai bien passé 4 heures avec Greak et Adara à chercher Raydel un peu partout. Ce qui je vous avoue, m’a parue un peu long par moments.

À mon sens, Greak : Memories of Azur est un très bon premier jeu pour ce studio de Mexico. On passe malgré tout un agréable moment et le jeu atteint vraiment son paroxysme dès l’arrivée de Raydel. Les énigmes sont plus intéressantes et les gameplays se complètent vraiment bien. On aurait juste apprécié que tout ça dure plus longtemps. En tout cas, on vous le conseille fortement si vous pensez accrocher à l’histoire. De quoi passer un très bon moment. Le soft est disponible sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One et Xbox Series X/S.

Greak : Memories of Azur

6

Note

6.0/10

POINTS POSITIFS

  • Une bonne idée de gameplay...
  • Les dessins
  • Sound design
  • Les personnages qui se complètent bien

POINTS NÉGATIFS

  • ...Mais pas forcément aboutie
  • Pas de mini map
  • Zones très vastes pour peu de points de sauvegarde
  • Améliorations pas assez présentes
  • Un marché anecdotique
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JohnDoe

Le touche à tout de la rédac. Fan de FPS et de rogue-like majoritairement, mais ne dit jamais non à quelques énigmes.

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