TEST – Ghost’N’Goblins Resurrection

M1RO
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Ghosts n Goblins remake

Cette semaine a été marquée par le retour d’une grosse licence de chez Capcom, Ghost’N’Goblins Resurrection. En effet celui-ci a vu le jour, le 25 février dernier, sur Nintendo Switch en exclusivité! Et pour le moment en version dématérialisée uniquement. Pour ceux qui sont trop jeune et/ou ne connaissent pas cette célèbre série de jeu vidéo , qui a marquée les esprits de part sa difficulté extrême. Elle est apparue dans le milieu des années 80 avec Ghost’N’Goblins premier du nom. D’abord sur borne d’arcade puis rapidement sur console avec Ghost’N’Goblins sur Nintendo Nes.

Puis la série se diversifiera avec Ghouls’N’Ghost sur Sega Master System et Megadrive, Super Gouls’N’Ghost sur Super Nintendo et des années plus tard le discret Ultimate Ghost’N’Goblins sur PlayStation Portable. A noter qu’un portage sur Xbox et PlaySation2 avait également été fait dans Capcom Classics Collection Volume 1, il regroupait Ghost’N’Goblins, Gouls’N’Ghost, Super Gouls’N’Ghost  . Enfin, et c’est ce qui va nous intéresser dans ce test, le dernier jeu en date de la série, plutôt là en tant que Reboot cette fois, Ghost’N’Goblins Resurrection qui arrive 15 ans après son prédécesseur et 36 ans après le premier opus ! On à eu la chance de le tester et nous allons tout vous dire sur ce nouveau jeu .

Même pas mort !

Le jeu n’a rien perdu de son charme d’antan, ni de son histoire d’ailleurs. C’est clairement la même chose à chaque fois. Les démons envahissent le royaume d’Arthur (le héros). Ceux-ci enlèvent la princesse ( ça vous rappelle rien ?…)! Puis Arthur se met en quête d’aller la délivrer. Pour se faire il devra traverser plusieurs niveaux semés de monstres et autres pièges. Qui vous feront frôler la crise de nerfs. Car en plus de la superbe bande son qui est restée quasiment identique aux jeux de l’époque. La difficulté elle aussi est au rendez-vous. Vous allez cracher du sang !

C’est à travers une superbe cinématique d’Opening que nous assistons au kidnapping de la belle de notre preux chevalier. Capcom a choisi de garder des graphismes en 2D comme pour ses anciens opus (c’est assez tendance en ce moment). De plus le choix artistique ne plaira peut-être pas à tout le monde. Les images sont inspirées d’anciens livres du moyen âge, ainsi on a l’impression de contrôler une image en 2D à la Paper Mario . Le jeu est joli, mais sur Nintendo Switch, les graphismes auraient pu être un peu plus poussés. Sans aller vers du 4K ultra réaliste bien entendu, plus de détails auraient moins donner la sensation de jouer à un jeu mobile… Car oui en terme de graphisme, c’est un peu l’impression qu’on a eu…Mais après tout, la firme semble vouloir rester fidèle à l’origine de la série.

Dans cette scène d’ouverture nous pouvons également voir ce qui semble être un arbre de vie qui se fane. Après que de fées s’en soient échappées, on vous expliquera plus loin pourquoi cet arbre est au centre de la cinématique. Une fois la vidéo terminée et restant tout de même assez jolie. Un superbe écran d’accueil s’ouvre à nous , là encore les fans de la première heure ne seront pas très dépaysés car il est assez similaire aux écrans d’accueil des anciens opus . Après avoir cliqué sur la touche demandée à l’écran, un menu s’ouvre et comme dans quasiment tous les jeux du monde il nous affiche plusieurs onglets à savoir, « Nouveau », « Continuer », « Actes de Bravoure » et « Options ». Attendez ? « Actes de Bravoure », mais c’est quoi ça ?

Il s’agit en fait de l’équivalent des succès de Xbox ou des trophées de PlayStation. Effectuez les actions demandées durant le jeu et vous débloquerez ces « Actes de Bravoure ». Rien d’original dans l’onglet « Options ». En cliquant sur « Nouveau » , le jeu nous demandera de choisir un emplacement de sauvegarde, au nombre de 5. Une fois notre emplacement choisi, nous avons le choix entre 4 modes de difficulté, vous pourrez donc choisir de « Paladin » (qui est le mode le plus difficile), vers, de plus en plus facile, « Chevalier », « Ecuyer », et enfin « Laquais ».

En fait si …

Nous avons choisi le mode Chevalier qui correspond au mode normal du jeu, plutôt confiant en nous disant que de toute façon les jeux difficiles de nos jours ça n’existe plus (on devrait se refaire un Cuphead, ou un Meat Boy ). Une fois votre choix effectué, un autre vous sera demandé, le niveau dans lequel vous souhaitez évoluer. « Royaume 1:Champ d’exécution » ou Royaume1 : Nécropole ». Plus tard, quand vous aurez avancé dans le jeu (si vous y parvenez), plusieurs niveaux seront donc débloqué et vous pourrez choisir de démarrer la ou bon vous semble.

Et voilà vous y êtes, après une brève scène d’introduction où on voit le niveau se dessiner devant nous. La célèbre musique un poil remasterisée retentit, vous incarnez comme toujours Arthur armé de sa célèbre lance. Aucun changement au niveau du gameplay. Nous sommes dans un jeu d’action plate-formes, vous pouvez sauter et projeter vos lances. Ce qui frappe en premier (et c’est le cas de le dire) c’est qu’on est harcelé par les ennemis, ça n’arrête pas et pourtant on vient à peine d’avancer .

Il faudra rapidement se montrer agile, car un coup vous fera perdre une partie de votre armure et vous fera progresser en caleçon à moitié protégé. Un second coup et votre personnage se verra en petite tenue. Enfin un ultime coup et c’est la mort assurée. Vous obligeant à redémarrer au dernier Check point, se distinguant par des bannières. C’est la majeure différence entre tous les modes de difficulté. En mode « Paladin » vous pourrez prendre deux coups seulement avant de mourir, en « Ecuyer » 4 et enfin le mode « Laquais » vous conférera l’immortalité ! Avec la possibilité de réapparaître là où vous êtes mort. Mais ne vous réjouissez pas même avec ce pouvoir le jeu restera très difficile!

 

La difficulté, la signature des Ghost’N’Goblins!

Car oui, la marque de fabrique de la série des Ghost’N’Goblins , c’est la difficulté. Et là encore Capcom est fidèle à son jeu, il est atrocement difficile. D’ailleurs ce choix devrait ravir les fans et rebuter les nouveaux arrivants n’ayant pas connu Arthur à l’époque. C’était sans doute le choix à faire pour ne pas dénaturer ce qui a fait le succès de la série.

Hormis, l’aspect difficile du jeu, les niveaux sont haut en couleurs et le titre n’est n’est pas moche non plus. De plus, sa fluidité est très appréciable et il ne subit aucune baisse de framerate ! A coté de cela, Capcom a apporté beaucoup de nouveautés, comme des objets à collecter, qui seront d’ailleurs énumérés lors de la sélection du niveau. Arriverez-vous a les trouver?  Telle est la question, dans tout les cas, vous aurez des coffres à trouver, ainsi que les fameuses fées qui effrayées ce sont enfuies de l’arbre de vie.

D’ailleurs, cet Arbre de Brocéliande n’est pas anodin, car il  vous aidera dans votre progression. En effet, plus vous trouverez de nouvelles fées, plus vous obtiendrez de bonus. Tel que des pouvoirs, comme par exemple la possibilité d’invoquer deux flammes qui vous suivent durant un laps de temps. Ou encore la célèbre foudre présente dans tous les Ghost’N’Goblins. Il s’agit d’un arbre de compétences qui évolueront au fil de l’aventure. Ces objets seront trouvable in game, il vous suffira de les toucher pour les fées et de les ouvrir pour les coffres, prenez garde aux coffres noirs!

A certains endroits, un bruit sourd retentira et une hordes d’ennemis fera son apparition pour vous donner toujours plus de fil à retordre. Mais pour vous aider certaines armes emblématiques du jeu seront de la partie comme la lance bien entendu, mais aussi le poignard ou encore l’eau bénite, mais certaines ont été ajoutées, comme un énorme marteau qui vous forcera à opter pour le corps à corps, ce qui risque d’être assez complexe. Notez que si vous sélectionnez une arme elle remplacera celle que vous utilisiez. Heureusement l’Arbre de Brocéliande vous permettra au fil du jeu, d’en porter plusieurs, jusqu’à 3.

D’ailleurs en parlant de l’arbre, les pouvoir seront activables durant la partie vous pourrez choisir celui que vous voudrez avec les touches L et R puis le sélectionner en maintenant la touche Y. Ce qui là encore met un petit peu de tension car si vous voulez une attaque ultime de dernier recours, alors il faudra patienter, le temps qu’elle charge . Par ailleurs une fois utilisé il faudra attendre un peu avant de pouvoir refaire une attaque spéciale.

Coté ennemis on a un peu de tout, les célèbres zombies de toujours, les faucheuses, des plantes et encore des plantes, et petite nouveauté des zombies géants qui si vous ne leur tirez pas en pleine tête vous fonceront dessus ne tombant qu’après plusieurs coups. Mais également des petits diablotins bien chiants dans le niveau deux et dans l’autre niveau deux (car vous pouvez choisir deux chemin pour ceux qui suivent), des flammes en forme de renard bien chiantes et des grosse pierres vivantes…Et oui bien chiantes aussi .

Un mode coop vraiment ?

Ce qui avait fait grand bruit dernièrement, avant la sortie du jeu. C’était l’ajout d’un mode coopération. Pour la première fois dans un Ghost’n’Goblins, on pourrait jouer à deux. Et bien en fait …pas vraiment. Et c’est un autre des gros point noir du jeu. Le mode coopération devrait plutôt s’appeler mode soutien . Car vous avez le choix, en l’utilisant, entre 3 personnages, ou plutôt pseudos personnages. Parce que là ou Arthur est un véritable avatar avec du charisme et de belles animations. Barry, Kerry et Archie n’ont rien à voir.  Trois petits fantômes quasiment similaire, pouvant voler, lancer des projectiles et vous accompagner. Chacun avec son attribut, Barry peut créer un champ de force pour vous protéger, Kerry vous porter et Archie matérialiser des ponts pour vous aider à traverser les endroits difficilement accessibles. Et… C’est tout.

Donc le joueur qui veut jouer avec vous en local incarne un petit fantôme basique aux compétences limitées. Tandis que vous jouez un chevalier courageux armé jusqu’aux dents… Nous n’avons pas vraiment compris le choix des réalisateurs. Il aurait été sympathique d’avoir d’autres personnages à part entière avec leur attaques, voir même leurs armes pour aider courageusement notre ami Arthur. Le tout jouable à deux en local aurait été, tellement plus judicieux.

 

Conclusion

La série des Ghost’N’Goblins est très apprécié des joueurs qui ont aujourd’hui entre 30 et 40 ans. Provenant d’une époque où il était difficile d’avoir plusieurs jeux. En général chaque famille en possédait une dizaine tout au plus. Donc ces jeux qui étaient court étaient volontairement  très dur pour augmenter leur durée de vie. Et même si on avait du mal à y arriver on continuait car… Bah on avait rien d’autres à jouer en fait . De nos jours il est très facile de posséder une centaine de jeux. Il y a énormément de sorties chaque mois et sur plusieurs supports. Alors, un titre nous marquera peut-être, mais s’il est trop difficile, beaucoup abandonneront et passeront à quelque chose de moins frustrant. Cela sera-t-il le cas sur Ghost’N’Goblins Resurrection? On ne sait pas!

Mais ce que l’on sait, c’est que le Reboot nous paraît un peu léger, partant pourtant en terrain conquis avec une licence connu des joueurs. Pas vraiment d’effort graphiques, pas vraiment d’ajout majeur, bien que l’Arbre de Brocéliande et les objets à collecter soient sympa. Le système coopératif très vite ennuyeux donc. Et enfin une difficulté extrême…Vous l’avez compris, le jeu n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais devrait faire plaisir aux fans du genre.

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ghost'n'goblins resurrection

7

note

7.0/10

POINTS POSITIFS

  • Ambiance et nostalgie retrouvée
  • Bande son sublime
  • L'arbre de compétence
  • Les objets à collecter
  • La fluidité du jeu

POINTS NÉGATIFS

  • Le mode coopération pas top
  • Les graphismes
  • La difficulté un peu trop élevé

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