Il y a quatre ans maintenant, la nouvelle production de BioWare, Anthem, débarquait sur consoles et PC. Boudée par la presse, et délaissée lentement par les joueurs, Anthem était mourant, et seule une grosse mise à jour de contenu corrigeant tous les problèmes signalés par les joueurs pouvait éventuellement remettre la production sur les rails. Cependant, Electronic Arts a tranché au début de l’année 2021, et Anthem n’aura au final jamais eu droit à sa version 2.0. Pourquoi donc nous vous parlons d’Anthem ? Eh bien, parce que le dernier titre en date de Capcom, Exoprimal, fut plus au moins comparé au regretté Anthem lors de sa révélation l’année dernière. Alors oui, si Exoprimal peut avoir des airs d’Anthem avec ses exosquelettes futuristes et ses parties endiablées dans lesquelles vous affrontez des hordes de dinosaures, il n’en est rien. Ainsi, qu’est-ce que la dernière production de Capcom a dans le ventre ? Que cachent ses nombreuses simulations de guerre où le futur et le passé ne cessent de s’affronter ? Sommes-nous conquis par Exoprimal et ses dinosaures par milliers ? Eh bien, découvrons donc tout cela sans plus tarder !
Nickel Chrome le Tricératops !
Ce n’est sans doute plus un secret pour personne, mais l’année 2023 ne peut pas réellement être qualifiée d’exemple concernant la technique des jeux. En effet, nombreuses sont les productions qui ont souffert de problèmes techniques lors de leur lancement ces derniers mois. Dans le même registre, ce sont notamment les joueurs PC qui furent le plus touchés par tous ses soucis. Nous pouvons citer notamment Wild Hearts, Wo Long: Fallen Dynasty, The Last of Us Part 1, The Outer Worlds : Spacer’s Choice Edition ou encore le très récent Star Wars Jedi: Survivor. Une nouvelle fois, pourquoi nous vous parlons donc de toutes ces productions ? Eh bien, parcqu’Exoprimal s’en sort comme un chef au niveau de la technique. En effet, nous avons pu tester le jeu sur PlayStation 5, et la production de Capcom est très agréable à l’œil.
Si la conception des différentes zones dans lesquelles se déroulent les simulations de guerre ne constituent pas l’attraction principale, il faut reconnaître qu’Exoprimal a su bien capté l’opposition constante entre le futur (représenté par les exosquelettes) et le passé (symbolisé par les nombreux dinosaures). Les modèles des différentes créatures sont bien établis, qu’il s’agisse du T-Rex, des ptéranodons ou encore du tricératops. Les gros dinosaures peuvent s’enrager, leur donnant ainsi une apparence encore plus féroce avec des yeux rouges sang, une respiration accrue et des veines qui se gonflent drastiquement. De leur côté, les exosquelettes ne sont clairement pas délaissés. Chacun possède son design propre et distinctif, et au fur et à mesure que votre barre de santé baissera dans les simulations de guerre, les dégâts des dinosaures seront bien visibles sur les machines.
En plus des graphismes, Exoprimal est en effet une merveille technique pour un titre entièrement multijoueur. Lors des deux premières bêtas, la production profitait déjà de serveurs robustes, évitant toute déconnexion ou lag. Le résultat est encore bien meilleur avec le vrai jeu en main. Cross-plateforme activé ou désactivé, le bilan reste le même. Nous n’avons subi aucun lag, aucun ralentissement, aucune chute de framerate, aucune déconnexion et/ou aucun autre bug lié au multijoueur lors de nos nombreuses sessions, malgré le chaos ambiant des parties, donc les centaines de dinosaures qui affluent, les capacités ultimes des exosquelettes déployées, des missiles qui explosent par ci et des T-Rex qui attaquent par là.
Tout est toujours très fluide et parfaitement lisible, et ce, durant les simulations de guerre classiques comme lors des combats de boss. Pour revenir brièvement sur les exosquelettes, sachez que si un ou plusieurs joueurs de votre équipe quittent la partie (avant comme pendant les games), ils seront automatiquement remplacés par des bots très performants, jouant différents exosquelettes en fonction des besoins de l’équipe. Le seul point dérangeant concernant la technique globale d’Exoprimal se révèle être la musique du jeu. En effet, il n’y a pas un très gros focus sur la musique de la production, et il faudra se contenter d’une bande son assez rock lors des simulations de guerre. Personnellement, cela ne nous a pas plus affectés. Pour conclure sur cette première partie , les temps de chargement d’Exoprimal sont très courts. Bien évidemment, certains chargements seront un peu plus longs quand il s’agira de rechercher une partie, mais rien de bien méchant.
Bienvenue sur Bikitoa, où passé, présent et futur s’entremêlent !
Nous en avons fini avec la partie technique, il est maintenant temps d’aborder l’histoire d’Exoprimal. L’action se passe en 2043. Dès votre arrivée, vous passez un entretien auprès de la compagnie Aibius (le didacticiel) puis vous rejoignez officiellement l’équipe des Hammerheards. Malheureusement, tout ne va pas se passer comme prévu. Alors que vous vous rapprochez d’une île perdue dans le Pacifique, votre avion croise la route d’un mystérieux vortex s’étant formé d’un seul coup, ce qui va lourdement endommager l’appareil et un atterrissage forcé sera donc de la partie. Bienvenue donc sur l’île de Bikitoa. Par la suite, vous enfourchez votre exosquelette, et vous faites la rencontre de Léviathan, une intelligence artificielle extrêmement avancée qui vous fera remonter dans le temps (en 2040 plus précisément) afin d’affronter vos premiers vagues de dinosaures. En résumé, votre équipe (les Hammerheads) est perdue sur l’île de Bikitoa, et c’est au travers des simulations de guerre que vous découvrirez toute la vérité sur l’incident du Stratovator. Vous l’aurez compris, mais si nous évoquons depuis le début les fameuses simulations de guerre, c’est parce que ces dernières constituent le point névralgique de l’histoire.
En effet, c’est en progressant dans les différentes simulations de guerre que différentes cinématiques seront jouées (avant ou après les parties, cela dépend), et ces mêmes cinématiques vous feront avancer dans l’aventure. Au premier abord, l’histoire d’Exoprimal peut paraître assez kitsch, voire complètement loufoque. Des exosquelettes futuristes qui affrontent des hordes de dinosaures, une IA démente qui maîtrise l’espace-temps et dont le but est de récolter toujours plus de données ; cela donne clairement à sourire. Et pourtant, quand on met les simulations de guerre sur pause et que l’on prend le temps de se plonger dans la carte d’analyse (menu dédié à l’histoire du jeu dans le hub central), apparaît alors un véritable bordel spatio-temporel.
Eh oui, cela n’en a pas l’air, mais l’histoire d’Exoprimal est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Tout d’abord, vous obtiendrez des données perdues lors des simulations de guerre. Une fois dans la carte d’analyse, ces mêmes données serviront à la résolution de mystères. Ces mêmes mystères, une fois résolus, vous en apprendront bien plus sur les personnages, l’histoire ainsi que l’univers de la production. Ces mystères viendront également compléter des nœuds informationnels, nœuds dans lesquels sont rappelés des éléments clés de l’aventure.
Entre des voyages spatio-temporels, la présence de plusieurs dimensions, des exosquelettes dinosaures zombies ou encore une énième multinationale prête à s’en mettre plein les poches (et peu importe ce qui arrive au continuum espace-temps), l’histoire d’Exoprimal dépeint une nouvelle fois un capitalisme jusqu’au-boutiste, avec l’exploitation d’une nouvelle source d’énergie qui peux tout révolutionner, mais au détriment de l’espace et du temps. Une seule chose nous a fait grincé des dents, à savoir l’apparition en boucle de certains scènes avant de commencer des simulations de guerre, et ce, même si vous avez terminé l’histoire principale. Cela vient effectivement gâcher le plaisir de jeu.
Dinosaures vs exosquelettes : A vos marques. Prêt ? Massacrez !
Nous en avons fini avec la technique et l’histoire, il est désormais temps de passer à l’un des points clés d’Exoprimal, à savoir son gameplay. Lors de la sortie de la production (14 juillet), un seul mode de jeu était disponible, à savoir la survie jurassique. Ce même mode contient trois sous modes de jeux : le JCJ (dans lequel vous affrontez directement l’équipe adverse à la fin), le JCE (dans lequel vous devez remplir des objectifs avant la team adverse) et le Hasard (un mélange de JCJ/JCE dans lequel vous obtenez un boost d’expérience pour chaque simulation de guerre complétée). Durant la première phase des simulations de guerre, vous devez remplir différents objectifs donnés, puis dans la deuxième phase, vous affrontez (ou non) la team adverse afin de déterminer l’équipe gagnante.
Plusieurs missions sont présentes, comme l’escorte d’un cube de données, la récupération de cartouches, de la défense de zone ou encore un gros marteau à transporter pour briser des barrières d’énergie avant l’équipe adverse. Notez également que durant la campagne principale, les deux équipes joindront leurs forces pour affronter de puissants bosses. Mais depuis peu, un deuxième mode de jeu a fait son apparition, et il s’agit du Gant sauvage. Dans ce mode réservé exclusivement aux joueurs ayant terminé l’histoire principale, vous devez affronter plein de dinosaures, le tout dans un temps record afin d’obtenir de nombreuses récompenses. Si le gameplay d’Exoprimal peut paraître assez répétitif au début, il devient toujours plus jouissif avec le temps.
Tout d’abord, les différents exosquelettes offrent de nombreuses options de gameplay et une très grande rejouabilité, notamment en ce qui concerne l’équilibre stratégique des équipes. Les machines sont divisées en trois catégories, à savoir Assault, Tank et Soutien. Dans la première catégorie, nous retrouvons le Deadeye (un exosquelette dotée d’un puissant fusil d’assaut), le Zephyr (machine rapide et parfaite pour le corps à corps), le Barrage (exosquelette conçu pour les adorateurs de Michael Bay) ainsi que le Vigilante (machine possédant un gros fusil sniper, idéal pour les campeurs). Ensuite, nous avons la catégorie des Tanks, avec le Roadblock (exosquelette doté d’un puissant bouclier, parfait pour tanker tous les dégâts), le Krieger (puissante machine pour infliger des dégâts de zone) et le Murasame (un samouraï mécanique possédant une grande épée, parfait pour le corps à corps et infliger de gros contres). Pour terminer, voici la catégorie Soutien, avec le Witchdoctor (machine pouvant créer des zones de soin et paralyser ses ennemis), la Skywave (exosquelette aérien idéal pour soigner les alliés et arrêter le temps) ainsi que le Nimbus (machine pouvant attaquer comme soigner à l’aide de pistolets interchangeables).
Dans le même registre, chaque exosquelette a droit à un équipement annexe lors des simulations de guerre. Cela peut prendre la forme d’un canon d’épaule infligeant de lourds dégâts à distance, d’un bouclier protégeant des dégâts, d’une petite zone de soin ou encore d’un gros shuriken pouvant paralyser les dinosaures et les exosquelettes hostiles. Toujours concernant les exosquelettes, vous devez savoir que ces derniers sont entièrement personnalisables. En effet, plus vous jouez avec les machines, et plus elles prendront des niveaux. Des modules seront alors débloqués, et ces mêmes modules (également améliorables) augmenteront les différentes capacités des exosquelettes. Enfin, divers cosmétiques peuvent être débloqués avec l’argent du jeu (le BikCoin) ou le pass de survie (pass séparé en saisons et proposant de nombreux skins pour les machines).
Passons maintenant aux dinosaures. Eh oui, si les machines d’Aibius en ont dans le ventre, les dinosaures ont largement de quoi broyer de l’acier. Raptors, suchominus, ptéranodons, pachycéphalosaures, carnotaures, tricératops, T-Rex, anchylosaures, néosaures gazeux, néosaures snipers, néo-anchylosaures… Exoprimal possède tellement de dinosaures que nous ne pouvons pas tous les citer. D’ailleurs, le bestiaire s’étoffera au fur et à mesure que vous progressez dans l’aventure, histoire d’offrir toujours plus de challenges durant les simulations de guerre.
Comme évoqué précédemment, les deux équipes joindront leurs forces afin d’affronter de puissants bosses. Si lesdits combats offrent des défis corsés, le boss final aurait pu être un peu plus difficile. Pour terminer sur les simulations de guerre, vous pouvez faire usage de différents objets lors des combats, comme des canons lasers, des plateformes aériennes ou encore des barrières pouvant absorber les dégâts. Dans le même registre, chaque équipe se verra attribuer un Dominateur. Ces appareils permettent à un joueur d’invoquer un puissant dinosaure afin d’aller semer le chaos dans l’équipe adverse, histoire de potentiellement changer le cours d’une game. Concernant le gameplay d’Exoprimal, nous regretterons simplement certains problèmes d’équilibrage, comme l’attribution d’un Dominateur à une équipe qui a déjà une avance colossale sur le cours de la partie, ou un petit manque d’explications pour les objectifs finaux (notamment en JCJ).
Conclusion
Alors, que-dire de la dernière production de Capcom ? Eh bien, nous sommes complètement charmés par Exoprimal. Avec sa technique irréprochable, une histoire complexe quand on prend le temps de s’y plonger et un gameplay toujours plus jouissif, Exoprimal est un excellent jeu multijoueur proposant des parties toujours plus endiablées avec ses différents exosquelettes et son gigantesque bestiaire préhistorique. Les quelques cinématiques récurrentes viendront un peu ralentir le rythme de jeu, mais le fun est toujours bien présent à chaque simulation de guerre. Pour couronner le tout, Capcom rajoutera du nouveau contenu à travers de nombreuses mises à jour, histoire que les exosquelettes continuent d’affronter des vagues de dinosaures sans fin.
Test effectué sur PlayStation 5
Voici d’autres captures d’écran de nos simulations de guerre
Conclusion
Voici d'autres captures d'écran de nos simulations de guerre
Les plus
- Une technique irréprochable
- Les différents exosquelettes présents et entièrement personnalisables (modules et cosmétiques)
- Une histoire kitsch au début, mais qui se complexifie avec le temps
- Des dinosaures à ne plus en savoir que faire
- Du fun à chaque simulation de guerre
Les moins
- Un seul mode de jeu disponible au lancement
- Des petits problèmes d’équilibrage lors des parties
- Certaines cinématiques repassent en boucle (même si vous avez terminé l’histoire)
- Un petit manque de précision au niveau des modes de jeu (en JCJ plus précisément)



















































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