[MAJ] TEST – Doom Eternal + DLC

DrFamikon
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Temps de lecture:9 Minutes

DOOM Eternal

Célèbre franchise apparue pour la première fois en décembre 1993, Doom a fait couler beaucoup de sang et beaucoup d’encre. Il faut dire que le FPS a été la cible de plusieurs critiques notamment à cause de sa violence. Mais la licence de id Software continue de faire vivre le Doom Slayer à travers les âges et après un épisode fortement réussi en 2016, le plus courageux des soldats va une fois de plus risquer sa vie pour sauver la Terre ! Mais peut-il y arriver ou doit-il se résigner à prendre sa retraite ? La réponse se trouve dans ses lignes !

Allô la boucherie Sanzot ?

Fidèle à lui même, le Doom Slayer apparaît dès le lancement du jeu avec une bande son bien lourde et bien grasse qui montre que notre héros n’est pas venu là pour rigoler. C’est d’ailleurs le célèbre compositeur australien Mick Gordon qui est en charge de la bande originale de Doom Eternal et on reconnait très vite la patte de l’expert ! L’introduction se laisse visionner tranquillement pendant que l’on se prépare à une boucherie monumentale, domaine de prédilection de la saga Doom des frères Carmack et de John Romero. Si avec Doom 2016 on avait bien retrouvé l’essence même de la série, sa suite enfonce un peu plus le clou et les développeurs de chez id Software sont définitivement revenus aux fondamentaux avec un FPS nerveux, rapide et gore à souhait. Quelques améliorations viennent de surcroît améliorer un jeu quasiment parfait pour notre plus grand plaisir et on sait (avant même d’avoir lancé le premier chapitre) qu’on va en prendre plein les mirettes.

Le scénario est beaucoup plus travaillé que son prédécesseur et permet aux joueurs de rapidement s’identifier au Doom Slayer. On apprend donc que près de 60% de la population de la Terre a été décimée et que pour rétablir la paix, un seul homme a été appelé… C’est simple, très américanisé mais ça a le mérite d’être clair. Et même si ça pue la testostérone à plein nez, on ne va pas bouder notre plaisir ! La première cinématique permet donc de comprendre instantanément l’enjeu de cette guerre et l’histoire nous promet de voyager aux quatre coins de la Terre mais également sur Mars et même ailleurs. La mise en scène particulièrement soignée se prête parfaitement à l’ambiance morbide qui semble régner en permanence dans les lieux que traverse le Slayer et le jeu se montre très fluide.

La mort sinon rien !

Une fois les bases expliquées, on prend le contrôle du futur sauveur de la galaxie et on se rend tout de suite compte que le FPS est nerveux et que les décors sont très bien travaillés. Guns à la main, on enchaîne les Headshots et les Glory Kills avec une facilité déconcertante. De quoi faire passer Negan et sa célèbre Lucille pour des enfants de chœur tant la violence est omniprésente. Démembrement, exécution aérienne, fusil à pompe entre les deux yeux, découpage de tête…les possibilités de venir à bout des ennemis sont nombreuses et il est également possible de se servir du décor pour arriver à ses fins. Le level design est extrêmement riche et chaque niveau possède son lot de surprises, de bonus et de secrets. L’exploration est tout aussi importante que le découpage de démons et vous devrez aussi passer par des phases de plateformes afin de progresser dans l’aventure. Si cela ne requiert pas énormément de réflexion, cela permet de ne pas enchaîner simplement les combats.

Pour ce qui est du gameplay, Doom Eternal mise tout sur la nervosité et pour cela, la bande-son de Mick Gordon se prête parfaitement au jeu. Le but est simple : foncez dans le tas pour faire un maximum de dégâts ! Pour ce faire, vous pourrez compter sur un arsenal complet (lance roquette, fusil à plasma, fusil à pompe, lance grenade…) qui s’étoffera au fur et à mesure de votre progression. Vous aurez également la possibilité d’améliorer vos armes grâce à des modules afin de libérer encore plus de puissance et surtout…afin de pouvoir survivre plus longtemps. Car oui, la difficulté est tout de même à prendre en compte au lancement de la partie (bien qu’il soit possible de la modifier à tout moment) et nous vous déconseillons de jouer les guerriers dès le début en commençant avec un niveau un peu élevé (oui, c’est du vécu).

L’arme fatale !

Comme dit plus haut, chaque arme possède donc deux modules que vous pourrez activer grâce à des jetons. Ces modifications vous permettront de changer radicalement l’issue d’un combat et vous allez très vite devoir apprendre à jongler entre vos différents modules. Heureusement, la maniabilité est excellente et changer d’arme et d’attribut en plein affrontement se fait très simplement. On a très vite l’impression de maîtriser la situation à 100% et les Glory Kills (les finish moves) donnent encore plus de peps à l’ensemble. Chacune de ces « exécutions » permettent de récupéré un peu de vie et des munitions et chaque ennemi possède ses propres mises à mort.

Pour couronner le tout, Doom Eternal se permet même de se prendre pour un RPG avec la possibilité d’améliorer l’armure de votre Slayer mais aussi ses armes ou encore ses capacités. Et si vous aimez le challenge, vous allez adorer les différentes épreuves dispersées tout au long de votre périple. Au final, en prenant votre temps, il vous faudra entre 15h et 20h pour voir le Slayer remplir sa mission. Une durée de vie amplement suffisante quand on voit tout ce que le jeu a à nous offrir. Et si vous en voulez encore un peu, vous pourrez toujours aller faire un tour du côté du multijoueur. Dans le «Battlemode», un joueur incarne le Doom Slayer, tandis que deux autres participants se retrouvent du côté des démons. La règle est simple : sortir vainqueur de cet affrontement !

DLC – The Ancient Gods, Part One :

Cinq mois après DOOM Eternal, le premier DLC en standalone du jeu débarque avec un Slayer toujours aussi nerveux et avec des ennemis toujours plus nombreux. Mais cela suffit-il pour vouloir affronter l’Enfer et ses démons une nouvelle fois ? Car maintenant que l’Icône du péché et la Khan Maykr ne sont plus, que pourrait-il bien arriver ? Et bien si vous pensez que notre cher héros peut enfin prendre des vacances, ce n’est pas vraiment le cas d’id Software… Des démons sont restés sur Urdak et ont corrompu le lieu saint ce qui oblige une nouvelle fois le Doom Slayer à reprendre du service. Ce ne sera pas une mince affaire, car le challenge est ici au rendez-vous. 

Fais-moi mal :

Voila un mode de jeu qui porte bien son nom. Aussi intense que la dernière partie du jeu de base, The Ancient Gods Part 1 n’hésite pas à inonder l’écran d’ennemis en tout genre des les premières minutes…Et le choc peut être relativement violent pour celles et ceux qui n’auraient pas joué à Doom depuis 5 mois…Tout va très vite, les ennemis se multiplient, les totems sont plus nombreux et les munitions viennent parfois à manquer. On nage ici en plein cauchemar et même si c’est relativement jouissif, pour un standalone c’est un peu brutal.

Trois niveau seulement composent ce contenu additionnel mais vous allez vite vous rendre compte que c’est largement suffisant pour en passer des nuits blanches. Le premier se situe sur une station militaire en plein milieu d’un océan en proie à une tempête. Arènes, plateforme, exploration… Un niveau 100% Doom ou le danger est omniprésent. Une mise en bouche ou la difficulté ira crescendo au fur et à mesure de votre progression.

Le second niveau se passe dans Les Marais Sanglants. Cet environnement semble tout droit venir d’un Devil May Cry avec ses architecture gothique et ses marécages brumeux. Le principe est toujours le même et même si les « énigmes » sont présentes (on parle quand même de Doom donc pas d’affolement), il est relativement aisé de trouver le sens de la visite et de terminer la zone assez vite. Enfin, pas tout à fait car c’est sans compter sur la présence d’un brouillard épais qui cache une grande partie de l’écran. Une nouvelle menace ingénieuse de la part des développeurs mais si vous rajoutez en plus 2 Maraudeurs en même temps (sinon c’était sans doute trop simple) cela devient vitre frustrant.

La tête dans le brouillard :

Si ce brouillard est une nouveauté pour le Slayer, d’autres fonctionnalités seront également au rendez-vous et ne manqueront pas de charisme.  Par exemple, il faudra à un moment suivre un loup fantomatique qui purifie l’air autour de lui. Il faudra donc se battre dans une zone restreinte en enchainer les combats pour ne pas perdre trop de vie en sortant de cette dernière. De plus, ce DLC intègre un nouvel ennemi assez badass, un spectre capable de posséder les sbires de l’enfer et de renforcer leurs statistiques. Pour le vaincre, il faudra d’abord affaiblir son hôte puis utiliser l’un des tirs secondaires du fusil à plasma pour le tuer…Un peu comme dans Ghostbusters.

Le troisième monde est plus exotique et varié et sera très agréable à parcourir. Un nouvel ennemi fera son apparition et vous allez devoir garder la tête haute pour en venir à bout. Cet adversaire n’est sensible qu’au tir à la tête et n’est vulnérable que lorsqu’il prépare une attaque spéciale. Pour finir, même si ce n’est plus Mick Gordon qui est en charge de l’OST, la bande-son saura vous faire bouger. Andrew Hulshult et David Levy. Les nouvelles pistes collent parfaitement à l’ADN de DOOM avec des guitares saturées et des synthétiseurs dissonants. Pour ce qui est de la durée de vie de The Ancient Gods, Part 1, il vous faudra à peu près 5 heures de jeu pour en voir la fin, ce qui est peut-être un peu court pour le prix (20 euros pour la 1re partie, 30 euros pour le season pass au complet).

 

 

Conclusion :

Comme son prédécesseur, Doom Eternal va très certainement marquer son époque. id Software semble être revenu à ses racines et ce FPS est particulièrement réussi. Du début à la fin, le titre se veut nerveux et ne souffre d’aucun lag. Il est ainsi rare de s’ennuyer et l’exploration rajoute une petite donne de réflexion pour celles et ceux qui voudraient obtenir tous les secrets. La bande-son colle parfaitement à l’ambiance du jeu et la jouissance atteint d’ailleurs son paroxysme lors des derniers niveaux ou il faudra enchaîner les vagues de monstres surpuissants avec du bon gros heavy metal pour accompagner le bruit des guns. Irréprochable sur le plan technique, le titre est également très généreux en terme de contenu. De plus, les plus nostalgiques seront ravis de pouvoir débloquer des musiques issues des précédents épisodes.

The Ancient Gods, Part 1 est donc un véritable voyage en Enfer. Nerveux, éprouvant et difficile, le DLC joue avec nos nerfs du début jusqu’à la fin mais colle parfaitement avec l’univers sombre et violent de la licence.  Particulièrement ardue, cette extension sera toutefois un vrai parcours du combattant pour celles et ceux qui ne connaissent aps les mécaniques du jeu de base tant la vitesse est élevée. Les ennemis sont nombreux et rapides dès les premières minutes et même si l’on peut regretter un contenu plutôt léger et quelques passages en dessous du reste, il est difficile de ne pas apprécier le travail effectué en parcourant les 3 niveaux composant ce DLC. 

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Doom Eternal

9

Note

9.0/10

POINTS POSITIFS

  • Nerveux à souhait
  • Gore à souhait
  • Bande son sublime
  • Bonne durée de vie
  • Graphismes au top !

POINTS NÉGATIFS

  • À quand sur Switch ?
  • Un final un peu en dessous du reste

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