TEST – Devil May Cry 3 Special Edition

DrFamikon
Temps de lecture:6 Minutes

En ce moment, les développeurs et les éditeurs aiment ressortir des vieux jeux de leurs tiroirs. Que ce soit Aladdin, ou bien Crash Bandicoot, nos héros ont tous subi un petit lifting ou une refonte totale pour atterrir une nouvelle fois dans nos consoles. Capcom ne fait pas exception à la règle puisque la franchise Resident Evil revient d’entre les morts pour le plus grand bonheur des fans de la série ! Mais les zombies ne sont pas l’unique monnaie du géant japonais puisqu’un autre héros à la gueule d’ange revient régulièrement faire parler de lui. Son nom : Dante. Et avec ses deux célèbres pistolets et son épée, il compte bien réclamer une part du gâteau. Mais que vaut Devil May Cry 3 Special Edition sur Nintendo Switch ? La réponse se trouve juste ici !

Frères ennemis :

Il s’agit donc d’un portage de la version sortie en 2006 sur PlayStation 2 et PC. Ce « remake » possède également les mêmes ajouts de contenus. Les joueurs incarnent bien évidemment Dante, mais pourront aussi se faire plaisir avec son frère Vergil dans ce Beat’em All. On y retrouve bien entendu le fameux Palais Sanglant et ses 9999 étages avec ses créatures assoiffées de sang qui ne demandent qu’à succomber à vos coups. Petit bonus pour la version Switch, ce mode survie est jouable intégralement à deux et obligera les fils de Sparda à coopérer en local afin d’atteindre le sommet. Même si il n’y a rien de transcendant, on apprécie l’effort de Capcom de proposer quelques subtilités au titre que l’on connait (presque) par-cœur. Du côté des modifications, on retrouve bien évidemment les Styles mais cette fois-ci, il est possible de Switcher (comme la Nintendo) entre Trickster, Swordmaster, Gunslinger et Royalguard à la volée d’une simple touche. On peut faire de même avec les armes ce qui rend les combats nettement plus dynamiques. Bien entendu, les nostalgiques et les puristes seront ravis de savoir qu’il s’agit d’un mode de jeu que l’on pourra choisir avant le lancement de la partie. Même si on peut être retissant au premier abord, le mode « Freestyle » donne encore plus de peps au charismatique héros du jeu. Enfin, c’était sans compter sur la caméra qui fait toujours des siennes. Enchaîner les combos en mélangeant les Styles est parfois laborieux et on se retrouve souvent bloqué par un ennemi car la caméra est dans les choux.

Un portage honnête, mais sans plus :

 DEVIL MAY CRY 3Le portage de Devil May Cry 3 Special Edition s’avère honnête. Si le jeu semble avoir subi un tout petit lifting pour éviter de baver, les menus eux restent figés dans l’année 2006. Il en va de même pour les cinématiques oscillant entre le 4:3, le 16:9 ce qui donne un rendu très limite parfois insupportable quand la console est en mode TV. On a parfois l’impression que le jeu a été pensé uniquement en mode portable et que les développeurs n’ont jamais joué sur un grand écran. Cette version Nintendo Switch aurait mérité une refonte complète des menus et des écrans d’aide. Heureusement, l’expérience de jeu est très agréable et le titre ne souffre d’aucune saccade ou de ralentissements. La fluidité est parfaite mais surtout constante. Le plaisir de casser du démon sur une bande-son rock reste intacte ! On sent que Capcom s’est contenté de reprendre le travail déjà effectué sur sa HD Collection et que le service minimum a été ajouté.

Le travail d’Hideki Kamiya et d’Itsuno San sauve tout !

Si on ne devait parler que de ce portage, on pourrait s’arrêter là. Mais comme tout le monde, Devil May Cry a façonné notre façon de voir les choses à travers nos yeux de gamer. Difficile de descendre ce chef-d’oeuvre tant son aventure gothique aura marqué notre esprit au fer rouge. Le jeu peut se vanter d’avoir élevé l’action à un autre niveau et encore aujourd’hui, les titres qui peuvent rivaliser avec le travail d’Hideki Kamiya et d’Itsuno San sont rares. Ce dernier réalisera par la suite Devil May Cry 4 et 5, dans lesquels les défauts de Devil May Cry 3 seront gommés mais ce prequel racontant la jeunesse de Dante reste encore aujourd’hui un hit ! On y suit donc le fils du Légendaire Chevalier Sombre Sparda qui, il y a deux mille ans, s’est retourné contre les siens pour abriter l’humanité des forces démoniaques. Afin de sceller ces dernières, il a enfoui le Temmen-Ni-Gru, une tour ténébreuse, et caché sa clé ainsi que sa propre épée. Des années plus tard, alors que Sparda a disparu et que sa femme, Eva, est morte assassinée, leurs deux jumeaux vivent tant bien que mal leur héritage. Si Dante assume totalement son humanité et voue sa vie à traquer les démons, Vergil, lui, accepte sa part d’ombre et tente de déterrer le Temmen-Ni-Gru.

Devil May Cry 3 conte alors une histoire rock’n’roll, au sein d’un immense environnement dans lequel il faudra faire des allers retours pour ouvrir des portes. À la manière d’un Resident Evil, le but est ici d’avancer en dézinguant un maximum de démons et affronter des centaines d’ennemis et une poignée de boss coriaces. Un jeu d’aventure décomposé en 20 missions qui déboucheront chacune sur une note de style. Extrêmement dynamiques, les cinématiques délirantes affichent un jeune Dante provocateur  adepte de la punchline et dont la personnalité se ressent également manette en main. Comptez une dizaine d’heures pour venir à bout de l’intrigue finale et pour mettre un terme aux agissements de Vergil. Mais Devil May Cry 3 n’est pas un jeu facile et chaque combat sera une épreuve et il vous faudra bien maîtriser vos armes pour défaire vos ennemis. La mise en scène s’accorde avec la jouabilité ultra-rythmée, malgré une caméra toujours rigide et la direction artistique ne perd rien de sa superbe, même en 2020. Capcom s’est également attelé à une autre modification de taille avec la possibilité de changer de style à la volée. Dante peut opter pour quatre styles qui lui apporteront des facultés uniques : Trickster pour la mobilité, Gunslinger pour les armes à feu, Swordmaster pour les armes blanches et Royalguard pour la défense. Mais vous découvrirez au fur et à mesure que le jeune homme ne dispose pas que de ces quatre styles là… Un ajout qui avait déjà été apporté dans Devil May Cry 4 et qui donne encore plus de charisme à Dante (comme si il en avait besoin)…

 

Conclusion :

Capcom livre ici une nouvelle édition qui n’est peut-être pas parfaite, mais qui risque de faire plaisir à beaucoup de monde. Que ce soit au niveau du multijoueur, du changement de Style ou bien de léger lifting qu’a subit Dante, cette Special Edition ne vous laissera surement pas indifférent. On pourrait cependant reprocher au géant japonais l’absence de refonte des menus et des cinématiques mais pouvoir emmener les fils de Sparda partout avec nous est un véritable plaisir. Le tout est parfaitement fluide et le jeu ne possède aucun bug. Malheureusement, la caméra fait encore des siennes et la difficulté pourrait rebuter certaines personnes. Une fois les commandes bien assimilées, c’est un véritable plaisir !

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Devil May Cry

6.5

Note

6.5/10

POINTS POSITIFS

  • Un Beat'em All nerveux
  • Les changements de Style
  • Le multijoueur
  • INTEMPOREL
  • La possibilité de choisir sa version

POINTS NÉGATIFS

  • La caméra
  • Un portage trop simpliste

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