Disponible depuis le 24 novembre sur PC via Steam, le titre développé par Blue Backpack et édité par ByteRockers’ Games et PARCO GAMES est désormais disponible sur console depuis le 1er mai. Ce sympathique Metroidvania fera certainement penser à Hollow Knight aux afficionados du genre. Mais Constance tient-elle la comparaison avec le mythique titre de la Team Cherry ? C’est ce que nous allons découvrir à travers ce test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’un code fourni par l’éditeur.
L’histoire de Constance.
Constance est une jeune fille qui se retrouve mystérieusement emprisonnée par ses démons intérieurs. L’originalité du titre est qu’il aborde les thèmes de la santé mentale, de la créativité et de la culture du travail et de la performance.
Chaque monde explore une facette de la psyché de l’héroïne et tous sont remplis de dangers. Il faudra néanmoins tous les traverser, affronter une myriade d’ennemis et terrasser de terribles boss afin de récolter des larmes, seuls moyens pour la protagoniste de retrouver ses esprits et affronter à nouveau son quotidien IRL.


Un plaisir visuel
Force est de constater que le titre est très joli. En tout cas, n’importe qui ayant un faible pour des décors et personnages faits main dans un univers en 2D appréciera sans nul doute chaque tableau qui compose le titre. Constance propose plusieurs univers, de la « jonction rafistolée» à «l’académie astrale» en passant par l’enchanteur « Cirque Chaotique » : chaque monde propose ses décors et ses particularités.
Les ennemis organiques ou mécaniques ont également un côté attachant et mignon. Les boss proposent aussi un character design détaillé et réservent des moments d’anthologie, notamment avec leurs patterns à connaître par cœur pour ne pas succomber. Mais nous y reviendrons plus tard.
Enfin, les personnages secondaires ont également leur identité propre, même si, bien entendu, c’est bien le personnage de Constance qui a bénéficié des soins les plus particuliers.
Le travail de l’artiste Sunitha Sangaré est vraiment l’un des principaux points forts du soft. À fortiori lorsque l’animation est d’une fluidité exemplaire. Vous pourrez d’ailleurs effectuer des réglages dans les paramètres afin de jouer sur l’équilibre performance/rendu graphique. Sachez néanmoins qu’en réglage normal, le soft ne souffre que de rares baisses de frame rate. Rien de gênant en tout cas pour votre progression.




Un gameplay exemplaire
Constance ne révolutionnera pas le genre. S’appuyant sur des mécaniques de gameplay déjà vues ailleurs, tel le dash, le titre de Blue Backpack propose toutefois quelques originalités dans sa manière de proposer sa vision des choses. Par exemple, le saut contre les murs vous transforme en peinture et vous permet également de glisser le long de parois verticales sans être gêné par des pièges léthaux. Les coups spéciaux puisent également dans une réserve qui, une fois utilisée, grignote votre point de vie. Lorsque vous mourrez, vous pouvez choisir de continuer là où vous en étiez vraiment, plutôt que de recommencer à un portail de sauvegarde. Toutefois, dans ce cas-là, les ennemis seront beaucoup plus puissants et résistants et ceci, jusqu’au prochain portail.
De plus, certains passages sont plutôt ardus, mais se traversent néanmoins à coup de die and retry. Souvent optionnels, ces derniers permettent de gagner des items ou pouvoirs cachés. Notons également ce passage plutôt difficile pour échapper aux crocs d’un animal géant afin de récupérer la larme de la bibliothèque. Vous risquez de mourir plusieurs fois avant d’atteindre la sortie.


En outre, les boss sont parfois punitifs, et il ne faudra pas hésiter à attendre un peu, histoire de gonfler ses points de vie ou ses pouvoirs afin de triompher de l’adversité. Un ascenseur principal vous permettant de vous déplacer assez facilement d’une zone à l’autre. Même si on fait souvent des allers-retours.
Notons également que la possibilité de prendre des photos in-game afin de pouvoir retrouver des endroits cachés est une option bienvenue qui vous évitera de faire vos propres cartes à la main. Un gain de temps non négligeable !
Sinon, Constance se manie avec fluidité et la mécanique de jeu est très agréable. Il y a vraiment de très bonnes idées dans ce titre, notamment le passage du Metroidvania à la vraie vie du personnage principal, qui a tendance à nous déstabiliser et nous plonge vers les raisons du burn-out de l’héroïne.
Car oui, sous couvert d’un Metroidvania lambda, Constance raconte l’histoire d’une femme en proie au doute face à son travail créatif et ses interactions sociales. Et c’est bien là l’une des forces du titre. Le jeu ne vous raconte pas son histoire de manière linéaire : il préfère la suggérer. À vous de décrypter les environnements oniriques, les dialogues percutants et les symboles récurrents de l’aventure.
Le jeu aborde ainsi des thèmes universels et profonds : le burn-out, la création artistique, la dépression, la reconstruction. Pourtant, il ne tombe jamais dans le mélodrame.
Enfin, sachez que vous pourrez apprécier le titre sans vous embêter avec le message général. Mais ce serait dommage. De toute façon, si vous cherchez un Metroidvania bourrin, Constance n’est pas fait pour vous.



Les points faibles du titre.
Commençons directement par le principal point faible du titre : sa durée de vie. Ce Metroidvania se finit en une dizaine d’heures. Ce qui peut sembler court, à fortiori lorsqu’on sait que l’on fait pas mal d’allers-retours malgré la présence de l’ascenseur. Malgré tout, le fait de pouvoir faire ce type de jeu sans y jouer pendant 50 heures peut également être un point positif. Pour moins de 20 €, l’aventure est suffisamment maîtrisée pour proposer un agréable moment. Si vous cherchez un véritable challenge et une durée de vie conséquente, allez voir du côté d’Hollow Knight ou de SilkSong, voir d’Ori.
Les scènes d’action sont rares, mais plutôt intenses. Le titre est une bonne entrée en matière de Metroidvania.
(À noter que, pour l’anecdote, j’ai rencontré un bug en début de jeu. En effet, malgré ma sauvegarde et en quittant le jeu pour essayer la démo de Tomodachi, j’ai eu la désagréable surprise de constater que ma sauvegarde s’était effacée toute seule… Pas très rassurant.
Toutefois, ce problème ne s’est pas reproduit par la suite. Mais devoir refaire 2 heures de jeu, c’est toujours un peu frustrant, même si c’est passé finalement relativement vite.)




Enfin, sachez que Constance est suffisamment maîtrisé pour ne pas vous faire regretter votre achat, même si nous vous conseillons d’attendre une éventuelle promo. À noter que si vous comptez explorer le titre à 100 %, il vous faudra quelques heures de plus. Enfin, finir le jeu une première fois vous proposera de rejouer en mode maudit.
Bizarre également qu’il n’y ait pas de boss rush et que la version Switch ne propose pas de trophées.
Mais ne boudons pas le plaisir réellement ressenti durant toute l’aventure.
Conclusion
Nous ne pouvons donc que vous inciter à surveiller une éventuelle promotion afin de succomber, comme nous, au charme de ce sympathique titre.
Les plus
- La direction artistique
- Les thèmes abordés
- Le gameplay
- Les personnages et boss
Les moins
- La durée de vie
- Le prix
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