TEST – Borderlands 3

Borderlands 3

Après une absence de plusieurs années, l’équipage de Borderlands fait son grand retour avec un nouveau volet. Baptisé sobrement Borderlands 3, le jeu de 2K Games et de Gearbox revient donc faire chanter les fusils sur Pandore…mais pas seulement. Si ces prédécesseurs avaient mis un grand coup de pied dans la bouche d’un Skag pour sortir un FPS totalement déjanté, ce quatrième opus pousse encore le vis un peu plus loin, quitte à commencer à donner la nausée avec ses blagues redondantes…

Am stram gram…

Borderlands 3Et on commence directement par une bonne mise en bouche, fidèle à l’ambiance et à l’esprit de Borderlands. Après une petite cinématique d’intro accompagnée d’une bande-son parfaite qui nous rappelle très fortement le premier volet, place à la sélection de votre personnage. Comme dans les épisodes précédents, vous aurez le choix entre 4 classes de Chasseur de l’Arche qui possèdent leurs propres caractéristiques. Un assassin du nom de Zane qui utilise des gadgets pour vaincre ses adversaires, un robot vagabond prénommé FL4K qui invoque des bestioles et qui peut se rendre invisible ou alors Moze, l’artilleuse qui contrôle une sorte d’ours méca surpuissant et pour finir, Amara la sirène qui a la particularité de pouvoir foncer dans le tas ou attaquer à distance.

Le premier gros point positif de Borderlands 3 réside donc dans le choix de son personnage, mais également dans le choix de ses compétences. Tous les chasseurs possèdent trois branches qui peuvent radicalement changer votre façon de jouer. Les combinaisons sont donc nombreuses et il est également possible de réinitialiser son set en plein milieu du jeu pour changer de tactique. Si vous jouez en ligne, vous ne tomberez jamais sur le même chasseur que vous, même si votre coéquipier à le même personnage à la base.

Des loots par millier !

Borderlands 3Si votre avatar sera unique, ça ne sera pas uniquement lié à ses compétences. En effet, le jeu compte plus d’un milliard d’armes ! Pour mettre tout de suite les choses au clair, les caisses de loot sont dissimulées dans tous les recoins de la carte et les armes seront donc très simple à trouver. Si ce chiffre peut sembler énorme, en réalité, seuls les caractéristiques (et parfois la couleur) changeront. Par exemple, vous pouvez trouver un fusil classique et dix mètres plus loin un autre fusil mais qui fera plus de dégâts oui qui possédera un bonus spécial etc. Du coup, il y en a pour tous les goûts. Du fusil à pompe au pistolet, du lance roquette à l’arme électrique… Malheureusement, on passe énormément de temps dans son inventaire à comparer ses flingues afin de trouver celui qui nous correspond le mieux.

Comme dit plus haut, le loot est omniprésent dans Borderlands 3, ce qui fait qu’on tombe très rarement à court de munitions. Et c’est parfois même trop car à chaque action, une pluie de nouveaux objets vient nous envahir. Mais c’est ce qu’on attend de ce jeu et on prend plaisir à dégommer un boss pour le regarder cracher des armes en priant pour en obtenir une légendaire, à la manière d’un Destiny. Les combats sont simples mais la victoire est toujours aussi jouissive. On avance dans un lieu rempli d’ennemis, on canarde, on ramasse le butin et on recommence. Malheureusement, ces nombreux affrontements sont souvent gâchés par des blagues lourdes et un humour que même Bigard n’oserait pas faire. C’est simple, chaque fois qu’un personnage ouvre la bouche, il faut s’attendre à une phrase pipi-caca, puis à une vanne digne de figurer dans TPMP. La VF enfonce encore plus le clou en parsèment tous les dialogues des mots “culs” et d’autres sobriquets… Alors oui, la licence n’est pas culte pour sa recherche littéraire mais on a parfois l’impression que les développeurs voulaient réitérer la hype de Borderlands 2 avec “étalon du cul”. C’est dommage car certains passages pourraient limite nous faire verser une larme, jusqu’à ce qu’un clap-trap ou un guignol s’en mêle avec une vanne bien lourdingue.

Vers l’infini ! Et au delà !

Borderlands 3Avant de partir pour Pandore, nous allons juste parler des graphismes de Borderlands 3. Comme pour ces prédécesseurs, le jeu utilise toujours un rendu de style cel-shading et l’Unreal Engine 4 améliore grandement ce dernier. Les textures sont propres, les jeux de lumière sont parfaitement bien réussis et c’est un régal de se promener dans les différents environnements que nous propose ce quatrième opus. On prendra aussi un certain plaisir à contempler les nouvelles couleurs du jeu, bien loin des tons ternes et maussades d’autrefois. D’ailleurs, l’ambiance se fait très vite ressentir après quelques heures puisque cette fois-ci, Pandore n’est plus le seul terrain de jeu des Chasseurs de l’Arche. Cette dernière fera plutôt office d’introduction et permettra également au titre de présenter les protagonistes et les antagonistes de l’histoire. Chaque planète possède donc son propre rendu graphique se qui rend l’immersion encore plus intéressante. Vous aurez l’occasion de contempler le paysage plus d’une fois vu qu’il faudra souvent revenir sur vos pas afin de terminer le titre à 100%. Un peu comme un Star Wars : The Old Republic avec votre vaisseau qu’il faudra regagner une fois la mission principale terminée. À bord de celui-ci, vous trouverez quelques consommables et quelques objets à acheter avant de repartir vers de nouvelles aventures. En réalité, ce passage sert plus de “pont” entre les mondes et le but sera toujours le même : nettoyer une planète, retourner sur son vaisseau, sélectionner un nouveau lieu et profiter du temps de chargement. Un autre point positif qui a grandement changé la vie des joueurs : la carte. Celle-ci devient beaucoup plus lisible et il est désormais possible de se téléporter à un endroit précis ci celui-ci est équipé d’une station de voyage rapide. Une option très intéressante, surtout pour celles et ceux qui aiment platiner les jeux et qui veulent faire toutes les missions annexes.

Maintenant qu’on a fait le tour des graphismes, des armes et des pouvoirs, place aux personnages. Si comme dit plus haut l’humour utilisée devient très vite lassante, les antagonistes eux manquent cruellement de charisme. Vous aurez à affronter deux “méchants”, accros aux réseaux sociaux qui veulent également leur part du butin. Les jumeaux Calypso ne sont finalement là que pour amuser la galerie, un peu à la manière d’une mauvaise téléréalité. Ils seront d’ailleurs très vite relayés au second plan par les nombreux personnages secondaires de la série. Gearbox marque ici un bon point puisque c’est avec une petite pointe de nostalgie que l’on retrouvera les grands noms des épisodes précédents dont certains de Tales from the Borderlands. Petit plus, il est également possible de changer son avatar avec la tronche d’un de ces anciens protagonistes afin d’explorer Pandore, Prométhée ou encore Eden-6.

Un cerveau pour deux :

Borderlands 3Dommage que le même effort n’est pas été fourni sur l’ensemble des ennemis et des adversaires. L’IA semble complétement à la ramasse par moment et quelques bugs viennent souvent gâcher la fête. La difficulté n’est pas insurmontable et l’ensemble de l’aventure peut très bien se faire seul, mais c’est vraiment en ligne que le jeu prend tout son sens. Rejoindre une partie et trouver un coéquipier se fait d’une manière très simple et Gearbox a inclut un système de chat basique mais efficace qui permet de communiquer très facilement. Comme dans les autres jeux de ce genre, avant de faire une partie en ligne, vous devrez choisir quelques options comme le fait de devoir ou non partager le butin etc…

Par contre, de nombreux lags viennent ternir le mode online ce qui rend certains passages presque impossible à franchir. Quelques bugs empêchent également un deuxième joueur à monter sur le même véhicule que le votre et pour finir, lors de certains combats, tous les ennemis se concentreront sur un seul personnage au lieu d’en attaquer plusieurs. Heureusement, les mises à jour commencent à corriger ces problèmes mais c’est toujours dommage de devoir attendre la sortie du jeu pour régler les différents soucis…

Conclusion :

Bordelands 3 demeure tout de même un jeu très agréable à faire. Le rendu graphique est de toute beauté et la durée de vie de la quête principale est assez importante. Comptez environ 30 à 40h pour terminer l’histoire et faire quelques missions à côté afin d’avoir un équipement convenable. Au niveau des armes et du loot, la quantité est monstrueuse et c’est un régal de ne jamais trouver un flingue que l’on possède déjà. Le fait de pouvoir changer ses compétences et les mixer peut donner une approche totalement différente à chaque personnage créé et les nombreux outils de personnalisation font de tous les joueurs des êtres uniques. Malheureusement, tout ça et un peu gâché par un humour parfois limite semblable à celui du tonton un peu beauf de la famille. L’IA aussi ne brille pas par son intelligence tout comme les dialogues qui plombent un peu l’ambiance. Rajoutez à cela queqlues bugs et quelques lags et vous obtenez un titre qui possède de grandes qualités, mais qui aurait du mériter encore quelques mois de cuisson pour réaliser un sans faute !

7

Note

7.0/10

POINTS POSITIFS

  • l'unreal Engine 4
  • Le nombre de personnages secondaires
  • Le nombre d'armes
  • La personnalisation des capacités de son personnage
  • Les différents environnements

POINTS NÉGATIFS

  • L'humour trop lourde
  • Une IA à la ramasse
  • Trop de bugs, surtout sur la version PC

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