Avatar Frontiers of Pandora KeyArt

Les fans du film à succès Avatar réalisé par James Cameron, ont attendu avec impatience l’arrivée d’un jeu vidéo qui leur permettrait d’explorer la planète exotique de Pandora. Le développeur Massive Entertainment et l’éditeur Ubisoft ont répondu à cet appel avec Avatar: Frontiers of Pandora, une aventure qui promet sur le papier de se plonger dans un monde éblouissant et dangereux. Le titre est sorti le 7 décembre 2023 sur PlayStation 5, Xbox Series, Amazon Luna et PC ! Celui-ci est-il a la hauteur de nos attentes ? La réponse ci-dessous.

Synopsis

Avant de plonger corps et âme dans l’univers teinté de bleu et de nature luxuriante, il est bon de savoir où se situe le jeu ? Celui-ci reprend t-il la trame du premier fil ou du second ? Ou se situe-til entre deux ? A cette question, nous disposons d’une réponse, et nous diront qu’il se situe entre deux !

Dans le jeu, vous incarnez un Na’vi enlevé par la société militariste humaine connue sous le nom de RDA. Le but est de vous façonner pour devenir un émissaire pour les humains auprès des Na’vi. Pour cela, vous avez été formé et façonné pour servir leur objectif… Malheureusement, l’expérience dégénère, car le tout n’est pas fait avec de bons sentiments et la violence fait partie de votre quotidien. On vous empêche de chanter, de réagir comme un Na’vi et on vous invite à rejeter vos origines… Verdict, une catastrophe arrivera et vous sortirez de la RDA plus de 16 ans plus tard. À ce moment-là, il faudra découvrir comment vous reconnecter à votre héritage perdu et découvrir ce que signifie vraiment être Na’vi.

Bien évidemment, le tout ne sera pas une balade de plaisance, car en plus de découvrir ce que cela veut dire d’être un Na’vi, vous aurez la lourde charge de combattre la RDA, car vous entrerez directement en résistance.

Voilà, le pitch du démarrage et l’on peut dire qu’une seule chose, c’est que les graphismes nous frappent la première fois que vous sortez des bâtiments grisonnants de la RDA pour découvrir la planète Pandora qui regorge de choses à découvrir. Mais avant d’en arriver là, il va falloir choisir votre personnage, le sexe de celui-ci, sa voix et divers éléments cosmétiques (nez, bouche, yeux). Si cela est sympathique, le tout est assez pauvre, et vous ne passerez finalement que peu de temps à faire votre personnage. C’est dommage, mais ce n’est pas le seul couac du jeu.

Gameplay

Vous voici dorénavant un Na’vi libre qui peut enfin explorer le monde de Pandora, mais pour vous, cela est nouveau et vous ne connaissez rien de cet univers, car vous avez été élevé par les humains. Verdict, vous allez devoir passer votre temps à explorer les alentours à analyser les plantes et les animaux dans la région inédite de la frontière occidentale de Pandora.

Notez que le monde est assez vaste, car les développeurs ont opté pour un “open world” proposant une multitude de décors entre falaises abruptes à escalader, îles flottantes dans les airs à explorer, de grandes plaines verdoyantes à visiter, et les nombreuses grottes et les différents postes de la RDA… Il y a de quoi faire !

Comme vous pouvez le comprendre, Avatar: Frontiers of Pandora propose un environnement libre que vous pouvez visiter comme bon vous semble… Enfin, presque ! Vous pouvez certes vous balader sur la carte et découvrir petit à petit les lieux. Mais la plupart du temps, il faudra suivre la quête principale ou une quête secondaire pour avancer dans le scénario et découvrir les différents biomes de Pandora.

De ce côté, les développeurs proposent deux alternatives aux joueurs. Sois-vous avez la possibilité d’avoir un marqueur sur la carte qui vous indique la zone à atteindre pour profiter du jeu pleinement sans vous prendre la tête. Ou alors, il est possible de désactiver l’HUD pour une liberté totale dans le jeu. Cette deuxième option est réservée aux joueurs chevronnés qui aiment prendre leur temps et avancer dans le jeu à leur propre rythme. En désactivant l’HUD, c’est à vous de trouver les lieux sur la carte, et pour cela, il va falloir fouiller et potentiellement rencontrer des ennemis de la RDA ou encore des animaux féroces, pour ne citer qu’eux.

D’ailleurs, ce n’est pas la seule option disponible dans le jeu, car le titre propose également un niveau de difficulté sur plusieurs échelons, ainsi qu’une gradation de la difficulté des combats allant de basse à élevé! Dans les faits, tout est fait pour que le titre soit accessible, mais ce n’est pas forcément le cas…Car le jeu propose une difficulté Crescendo…Enfin, ça c’est ce que nous aurions aimé vous dire ! Car dans les faits Avatar: Frontiers of Pandora propose un gameplay qui ne séduira pas l’ensemble des joueurs !

Le titre est annoncé comme un jeu d’action-aventure avec des phases de FPS classiques… Cela aurait pu être plaisant, surtout que votre personnage mesure 2m50 et peut littéralement assommer un garde d’un gros coup de poing. Mais dans les faits, le jeu vous incite à être discret, et on a plus l’impression de devoir jouer à un Splinter Cell qu’à un jeu d’aventure… Malgré que notre rang soit à la hauteur du challenge.

Car oui, comme la plupart des jeux Ubisoft, le titre propose un arbre de compétences en plusieurs branches qui permet d’améliorer les compétences de votre personnage (Guerrier, chasseur, fabricant, etc.), et le tout vous donne un niveau à votre personnage pour partir à l’aventure ! Du coup, si on vous propose une mission de rang 10, alors que vous n’avez qu’un niveau de 6 ou 7, il est grandement conseillé de flâner autour de vous pour trouver des quêtes secondaires qui vous permettront d’augmenter votre rang.

Et si vous avez un rang assez élevé, il n’est pas sûr que vous sortirez vivant de l’aventure, car l’IA peut se montrer très agressive et vous tuera en peu de temps. Du coup, il est conseillé d’éviter les ennemis, de s’accroupir dans les hautes herbes et d’utiliser votre vision pour voir les soldats de la RDA avant qu’il ne soit trop tard. Au final, il ne sera pas rare de devoir recommencer plusieurs fois certaines missions pour avancer dans le jeu, car la mort vous aura frappé. Est-ce grave ? Oui, et non ! Certains joueurs décrocheront du jeu même en aimant l’univers, car ils auront l’impression de subir le titre, quand d’autres profiteront de leurs nombreuses tentatives pour admirer les environnements et écouter la sublime OST du jeu.

On ne va pas se mentir, chez GeekNPlay, on a apprécié le jeu après avoir parcouru plus de 40% du titre… Pourquoi ? Tout simplement, car notre équipement était enfin à la hauteur et parce qu’on avait enfin le sentiment de liberté que l’on attendait depuis le début, grâce au Ikran qui nous permet de voler dans Pandora ou via les banshee (sorte de cheval) qui permettent d’explorer les plaines. Car oui, une fois atteint un certain niveau, le jeu reste sympathique à faire et l’on assimile le gameplay du titre, et du coup on évite les attaques frontales avec la RDA.

D’ailleurs, parlons-en de l’univers du titre, celui-ci n’est pas fait que de missions principales et secondaires, il nous permet également de découvrir de nouvelles fractions de Na’vi inconnues au bataillon. Celui-ci nous parle également de gastronomie, de tissage, d’écologie et même de technologie.

En effet, les plantes que vous trouverez pourront vous servir à cuisiner des plats qui vous permettront de récupérer de l’énergie. D’ailleurs, les plantes ne servent pas qu’à être cuisinées, car elles peuvent également vous servir à fabriquer vos flèches. Du coup, il est important de bien connaître les plantes qui vous entourent dans le jeu pour évoluer convenablement et ne pas être en manque de flèches, par exemple. Notez qu’il y a sans doute deux plantes à ne pas louper. L’une d’elles vous donne une graine qui permet de vous guérir instantanément, ce qui peut être un atout lors d’attaques face à la RDA, et la seconde plante vous permettra de gagner des points de vie de manière définitive.

Comme vous pouvez le ressentir, le jeu de Massive Entertainment est fidèle aux films avec la faune et la flore qui auront un intérêt réel dans le jeu, comme le message écologique avec les Na’Vi proches de la terre.

Mais comme je l’annonçais ci-dessus, le jeu met aussi en avant la technologie via un pistolet qui pourra grandement vous aider dans l’aventure. Celui-ci vous proposera de pirater diverses choses, comme des ordinateurs de la RDA pour récupérer des données, de pirater une tourelle automatique pour ne pas se faire attaquer, ou encore rétablir le courant pour ouvrir une simple porte. Est-ce vraiment utile dans le gameplay du jeu ? La question peut se poser, mais cela permet d’avoir un Na’Vi qui comprend la technologie humaine et qui peut aider les autres Na’Vi qui ne sont pas à l’aise avec la technologie et n’osent pas toucher à ce qui vient des d’humains.

Au final, l’idée du pistolet technologique nommé SID est une bonne idée, même si la pratique peut être déroutante par moment, avec des piratages longs alors qu’un ennemi est proche de vous. Et si celui-ci vous voit, vous savez que vous allez potentiellement mourir.

En dehors de la quête principale, des quêtes secondaires, des phases d’exploration, de découverte, de chasse ou encore de technologie, le titre vous propose également des enquêtes qui ne servent à rien… Enfin presque ! Désolé les développeurs, mais la plupart des enquêtes se finissent en quelques secondes, et on a la vague impression qu’elles ont été ajoutées par la suite pour faire du remplissage dans le jeu. Est-ce vraiment le cas ? La question reste posée. Mais on peut dire que celles-ci sont peu intéressantes et ne servent finalement qu’à alimenter une brève de scénario avant de passer à la suite.

Comme vous pouvez le comprendre, le jeu propose un gameplay diversifié, mêlant des phases d’action, d’aventure, d’enquête, de chasse, de découverte, d’écologie pour une durée de vie avoisinant les 25 heures, si vous arrivez à survivre. On notera que durant cette période, nous avons apprécié la bande son et les graphismes, même si graphiquement parlant on aurait apprécié avoir un titre d’une qualité supérieure. Si le titre est beau, il est  malgré tout dépassé par les AAA actuels et peut se montrer moins convaincant dans certains passages. Malgré tout, l’expérience reste satisfaisante et le titre possède une jouabilité instinctive. Du coup, est-ce un jeu presque parfait ? Pas vraiment, et on en reparle ci-dessous.

Ce qui nous a déçu

Sur le papier, Avatar: Frontiers of Pandora semblait être un excellent jeu qui devrait permettre aux fans d’explorer le monde de Pandora… Malheureusement, le titre ne séduira pas l’ensemble des joueurs pour diverses raisons.

Premièrement, certains joueurs arrêteront l’aventure, car l’IA est beaucoup trop agressive et une fois repérés, les ennemis vous assaillent de partout : tir de sniper, robots qui vous focalisent à la mitrailleuse, ou vous lancent des grenades… et même si vous êtes caché dans un bosquet ou derrière une plateforme, ils vous trouvent rapidement ! D’ailleurs, certains méchas doivent se nommer “flash gordon” tant ils se déplacent à une vitesse beaucoup trop élevée… Mais si vous persistez, ou si vous baissez la difficulté, vous pourrez bien évidemment prendre du plaisir et continuer l’aventure, même si l’IA reste “très agressive”.

Deuxièmement, certaines quêtes secondaires ne sont pas vraiment intéressantes, mais quasi obligatoires à faire si vous souhaitez récupérer des points d’expérience qui vous permettront de faire évoluer votre personnage… C’est dommage, car cela gâche un peu l’immersion dans le jeu !

En parlant d’immersion, parlons des phases de transition. On a l’impression d’être revenu en arrière, on parle avec un personnage en face à face en plan fixe, puis un écran noir et on revient sur le jeu avec les directives à faire ! Le pire reste le passage où l’on vous dit “suivez-moi” et que le personnage n’est même pas devant vous ! Il faut chercher après… Du coup, pourquoi dire “suivez-moi” si on ne suit personne, mais qu’on le rejoint plus loin ? La question reste posée.

Vous en voulez encore ? Alors parlons des graphismes et des techniques. Graphiquement parlant, le jeu est assez séduisant, et l’on passe un bon moment à explorer l’univers d’Avatar et le monde de Pandora ! Les décors sont nombreux, les plantes diversifiées, et de nombreux animaux et insectes peuplent l’univers… Mais le tout est inégaux ! Certains passages sont jolis et d’autres moyens ! Certes, les environnements pollués par la RDA sont grisâtres et ajoutent peut-être un effet “moins reluisant” ! C’est dommage, car avec les consoles actuelles et la technologie disponible sur PC, il y avait moyen de faire bien mieux ! Alors, certes c’est joli, mais on reste un peu déçu, car les jeux permettant d’explorer l’univers d’Avatar ne sont pas nombreux et qu’il faudra faire avec celui-ci pendant de nombreuses années

Au niveau de la technique, nous avons également eu quelques problèmes. Par exemple, lors d’une discussion avec un personnage pour continuer notre quête principale, l’écran est soudainement passé au noir avec le logo de chargement en bas de l’écran… Mais l’audio a continué comme si de rien n’était, puis nous sommes réapparus et le jeu a relancé le passage en question avec cette fois l’image et le son ! Bizarre, n’est-ce pas ? Vous en voulez d’autres ? Eh bien, nous avons également eu un passage où l’on devait calmer un Ikran et où le script du jeu devait vous débloquer une action à faire à l’écran… Et celle-ci n’est pas apparue ! Verdict, nous avons dû mourir pour recommencer ce passage !

Comme vous le voyez le titre n’est pas exempt de défauts, mais reste malgré tout sympathique à jouer, et il dorénavant temp de passer à la conclusion.

Conclusion

Avatar: Frontiers of Pandora est un jeu qui respecte l’œuvre de James Cameron. Le titre vous invite à découvrir comment vous reconnecter à votre héritage perdu et découvrir ce que signifie vraiment être Na’vi, le tout dans un Pandora en monde ouvert que vous pourrez explorer à pied, en Ikran ou en Banshee. Le titre respecte également la nature des Na’vi qui vivent en harmonie avec les plantes et les animaux, et fait passer un message pour les humains qui ne respectent pas forcément la nature ni la terre qu’ils empoisonnent.

Dans les faits, le titre reprend tout ce qui fait le charme des films, mais manette en main, il reste cependant “imparfait”, en raison d’une IA trop agressive, de quêtes secondaires sans intérêt et de quelques soucis techniques ici et là. Ce n’est pas forcément le grand jeu que l’on attendait, mais si vous persévérez un minimum, Avatar: Frontiers of Pandora saura vous séduire par son univers, ses nombreux paysages, et vous permettra de voir l’évolution de votre personnage pour devenir le véritable Na’vi qu’il a toujours souhaité devenir.

*Test effectué sur PlayStation 5

Quelques images supplémentaires

Avatar: Frontiers of Pandora

7.7

Note

7.7/10

POINTS POSITIFS

  • Un jeu Avatar
  • L'exploration en monde ouvert de Pandora
  • Le respect de l'œuvre de James Cameron
  • La sublime bande-son de Pinar Toprak
  • La possibilité de voler via l'Ikran et de cavaler avec un branshee dans le jeu
  • L'évolution de l'histoire et de notre personnage durant l'aventure
  • Une durée de vie correcte

POINTS NÉGATIFS

  • Quelques soucis techniques
  • Une IA trop agressive la plupart du temps...
  • Des quêtes secondaires peu inspirées
  • Les phases d'enquêtes
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Bomboy

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