Palworld

Il a fait couler de l’encre avec pas mal d’histoires, notamment vis-à-vis de la licence Pokemon (par ici pour les articles en question). On est bien ici pour parler de Palworld. C’est un jeu d’action aventure et de survie proposé par Pocket Pair en accès anticipé depuis le 19 Janvier. Il est axé sur l’exploration, la survie en milieu hostile (création de base et crafting), et l’élevage possible de tous les monstres qu’on rencontre. Nous avons mis le temps, mais le moment est venu de vous dire ce qu’on en a pensé.

Un jeu de survie Isekai

Première chose, on créé son personnage. On trouve les possibilités assez équilibrées (ni trop, ni pas assez). Il y a de quoi faire dans une interface assez simple pour donner le style qu’on veut au personnage. Pas d’histoire où notre personnage se fait renverser par un camion, ou meurt d’une quelconque façon. On se réveille directement en terrain hostile à la façon des Isekai. 3 petites bêtes mignonnes se demandaient peut-être à quelle sauce nous manger (on pourrait vraiment le voir comme ça !!). Heureusement pour nous, elle sont peureuses et filent en zigzagant. Nous démarrons alors l’apprentissage de la survie au milieu des Pals, créatures peuplant ce monde. On sent tout de suite que l’important sera la collecte des ressources, l’organisation de la base et la capture des Pals. Palworld propose un gros ajout des jeux d’élevage et de survie : les monstres attrapés peuvent être déployés et servent à gérer la base. Cela devient alors un jeu de gestion où il faut exploiter les capacités de chacun. Une fois que la base tourne correctement sur les ressources de base (nourriture, bois et pierre), notre personnage va y mettre du sien également. Les Pals ne peuvent pas tout faire ! Des ressources de plus en plus rares seront en effet nécessaire pour des structures et des équipements plus évoluées. On doit les trouver à travers le monde, dans des zones plus ou moins risquées, et à la force de nos bras… ou surtout de la qualité de notre pioche.

La possibilité de jouer à plusieurs (jusqu’à 32 !!) peut rendre le jeu vraiment vivant. On peut choisir de faire des groupes (dit guilde ?) mais mis à part le fait de se voir difficilement à travers la carte, on sent qu’il manque quelque chose pour améliorer les interactions entre nous. Gardons à l’esprit que Palworld est encore en accès anticipé.

Palworld, un grand monde sauvage

On découvre alors un monde vaste, aux graphismes jolis et colorés. On rencontre de nombreuses créatures qui coexistent ou non. Il arrive en effet qu’ils se battent entre eux de temps en temps. Un détail qui rend le côté sauvage vraiment bien fait (en plus d’avoir des Pals agressifs ou passifs), on peut les voir se nourrir eux-mêmes.  Cela évite sûrement l’amoncellement de cadavres avec lesquels jouer au foot (c’est glauque, mais fun). A côté de ça, on va rencontrer très peu d’humains (sauf ceux qu’on croise et qu’on dézingue sans discuter). En terme de construction, nous ne voyons que des ruines investies par la faune et la flore. Seul de très rares villages d’irréductibles… survivants existe. Nous pouvons y faire notre commerce, mais véritablement rien de plus. Il y aurait pourtant quelque chose à exploiter sur les différentes factions : contrebandiers, Ligue de Protection des Pals, mercenaires… . Comme Palworld est vendu comme un jeu ouvert, donner le choix aux joueurs d’aider un camp ou un autre rendrait le jeu bien plus “vivant”.

Les différents biomes sont bien développés. Chacun a ses propres Pals, ressources et niveau de difficulté (tant côté monstres que côté environnement). Il faut réussir à s’adapter. Un environnement trop chaud ou trop froid va nous tuer à petit feu. Nous avons plusieurs options : créer les bons vêtements, faire un feu ou s’accompagner d’un Pal qui nous protège contre les éléments. Il faut évidemment atteindre un certain niveau pour pouvoir débloquer la technologie adéquate.

Il est dommage de démarrer toujours au même endroit, mais une option permet de se faire mourir. On voit alors plusieurs spot de réapparition à travers le carte. Pourquoi ne pas le faire avant même de démarrer ? On peut voir la capacité de chaque spot en terme de quantité de ressources et Pals. A nous de choisir quelle difficulté mettre en plus de celle de base. C’est donc parti pour développer ses capacités et technologies, mais surtout pour capturer et “s’occuper” des Pals. Oui, c’est pour leur bien, elles n’auraient jamais pu s’en sortir seules dans la nature (s’auto-convaincre, c’est bien).

La gestion de la survie dans Palworld

Le jeu regroupe plusieurs styles en un : la survie, la gestion, et l’élevage. La survie dépend beaucoup de notre capacité d’adaptation (et du craft de l’équipement adéquate). Pour les affrontements, il suffit de faire preuve de jugeote sur le niveau des monstres et adversaires. L’Intelligence Artificielle est réellement bien pensée. Des conflits entre Pals et groupe d’humains surviennent, et même entre deux groupes d’humains (c’est tellement représentatif de la réalité…). Bon allez, ce n’est pas parfait, particulièrement sur les humains. En plein combat, ils vont se mettre à courir contre le décor et ne plus nous calculer. A cela s’ajoute que certaines attaques vont pousser l’opposant DANS le décor. Cela devient alors difficile de les atteindre. Sur ce point, il faut également faire attention à nous-même !! Sur un monture et dans un espace étroit, certains attaques qui demandent un mouvement peuvent nous bloquer dans le décor (et bonne chance pour se débloquer !!!).

Bref, passons à la gestion de nos camps. Les pals vont, comme dans un jeu de gestion, faire leurs actions suivant leurs compétences. Mais ils doivent aussi se nourrir, dormir, prendre des pauses, et peuvent tomber malades ! Dans l’ensemble, c’est bien foutu. L’interface de construction est assez intuitif. Le gros manque serait l’affectation des Pals à des tâches spécifiques. On doit les trouver, les porter et les lancer sur le bâtiment où on veut les affecter. C’est assez lourd à faire, d’autant plus que la taille de certains pals (boss ?) empêche de trouverle bouton pour porter. Une interface qui indique juste quel pal on envoie à quel bâtiment serait bien plus simple. Cela intervient surtout sur les ranchs où les Pals vont se reproduire. Pour le reste des bâtiments, dès qu’il y a quelque chose à faire, ils finissent par y aller eux-mêmes… sauf quand ils sont “bloqués”. Il arrive que suivant le terrain du camp, les pals arrivent à tomber d’une falaise ou à se coincer dans des endroits improbables. Ils ne peuvent alors plus rien faire, ont faim et finissent même KO. On doit les désinvoquer et réinvoquer pour les remettre au milieu du camp. Les choix qu’il nous reste pour éviter au maximum ces soucis : trouver un meilleur endroit, bien laisser de l’espace pour circuler, et tout reconstruire sur une base plane. Les grosses constructions tendent à rentrer dans le sol et on ne voit pas une partie importante (un coffre ou les oeufs du Ranch notamment ?). C’est le point noir de ce système, il est compliqué de gérer une pente. Impossible de réussir une construction bien carrée ou de mettre des escaliers entre deux plateformes séparées.

De la capture à l’élevage intensif

Il nous reste l’élevage. La capture est assez intuitive, même si parfois la visée reste incertaine. Le % de chance affiché nous montre l’importance de vite passer aux sphères supérieurs. Mais cela reste une probabilité et ça jouera avec nos nerfs (capturer à 1% de chance ou rater à 99%, c’est le yoyo avec nos émotions). Trouver des oeufs à l’état sauvage reste une bonne solution pour débloquer de nouveaux Pals et remplir le “Paldex”. Mais si on espère de bons passifs, la solution vient dans l’élevage dit “intensif”. Cela devient possible seulement à partir d’un certain niveau. Autant attraper les Pals est assez basique, autant les faire se reproduire va demander des ressources difficiles à obtenir pour cuisiner des gâteaux. Il y a en effet de bonnes chances que les Pals obtenus héritent des passifs de leurs parents. Voilà une possibilité d’optimisation de nos travailleurs ou combattants qui n’est pas à négliger quand on voit la quantité de travail qui les attends, ou le niveau des boss qu’on peut croiser.

Pour conclure, Pocket Pair fait plaisir à tous les amateurs de jeux de survie. La difficulté est présente, aussi bien au démarrage qu’à plus haut niveau. On peut comprendre que la narration n’ait pas été mise en avant pour cette version non aboutie. Le seul indice que nous avons parle des “clés” de ce monde, des tours qu’il faudra évidemment visiter (et y combattre des “maîtres” ?). Mais avant, il faut survivre !! Le petit guide tutoriel est simple et efficace. Le monde est vaste, graphiquement bien réussi et la vie “sauvage” est bien pensée. Le côté capture de monstres est plutôt bien ficelé. Dommage cependant que les captures “humaines” soient complètement inutile. On attend une réelle amélioration de l’écran de construction pour pouvoir bâtir sur des zones plus escarpées. Améliorer la gestion des Pals sur le camp aurait également un grand impact sur la frustration de galérer à leur donner un médicament ou de les affecter à un poste. Je finis peut-être par le plus important, il faut trouver une musique d’ambiance !!! Sauf lors des combats, il y a quand même un vide abyssal quand on explore.

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Sôji

aime le loot

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