PlayStation – Pourquoi le format physique est-il toujours aussi important ?

Après quatre semaines d’un silence pesant, PlayStation est enfin sortie de sa réserve au sujet de l’arrêt complet des disques prévu pour le début de l’année 2028. Pour légitimer cette décision choc, la direction met en avant la domination écrasante du dématérialisé, qui représenterait désormais plus de 80 % des ventes mondiales de logiciels.

Pourtant, la réalité du terrain s’avère bien plus nuancée. Une étude récente menée par le cabinet Akinea Analytics vient contredire la communication officielle en révélant une vérité que le constructeur semble occulter. D’après leurs analyses financières, le marché de l’occasion et les reventes physiques génèrent encore plus de 2,4 milliards d’euros de pouvoir d’achat réinjectés directement par les joueurs dans l’achat de consoles et d’accessoires.

Près d’un jeu sur deux encore vendu en boîte comme Final Fantasy 7 Rebirth !

Les données publiées par le cabinet Alinea Analytics viennent flanquer un sacré coup de canif dans le discours officiel des partisans du 100 % dématérialisé. Si certains voulaient faire passer le disque pour un vestige du passé, la réalité des gros hits PS5 prouve exactement le contraire.

En tête de gondole, Final Fantasy VII Rebirth frôle la parité parfaite avec 48 % de ses ventes réalisées en version physique. Juste derrière, la mascotte Astro Bot réalise un véritable tour de force en s’imposant en rayon à hauteur de 45,8 %. Même constat pour les super-productions d’éditeurs tiers comme Assassin’s Creed Shadows (36,3 %) ou des exclusivités majeures comme Marvel’s Spider-Man 2 (34,8 %) : plus d’un joueur sur trois continue d’exiger sa boîte en plastique avec son disque à l’intérieur !

« Quand un jeu sur deux chez Square Enix ou PlayStation se vend encore en rayon, m’expliquer que le disque ne sert plus à rien relève du déni pur et simple ! » — Une réaction indignée d’un collectionneur sur X.

Des écarts qui peuvent s’expliquer

Si les gros titres solos maintiennent la barre très haut, le reste du classement révèle un paysage à deux vitesses. Les chiffres d’Alinea Analytics montrent qu’au-delà de la barre des 30 %, l’attachement au support physique dépend énormément du genre de jeu :

  • Des titres comme Clair Obscur: Expedition 33 (32,2 %) et Monster Hunter Wilds (30,7 %) conservent une base d’acheteurs physiques très solide.
  • Le virage numérique amorcé : Des productions comme Split Fiction (26,6 %) ou Black Flag Resynced (24,9 %) glissent doucement vers le tout-en-ligne.
  • Les extrêmes du dématérialisé : En bas du tableau, des mastodontes de masse comme Madden NFL 26 (12,9 %) ou Black Myth: Wukong (10,8 %) s’achètent quasi exclusivement sur les stores numériques.

Cette fracture montre bien que le marché physique ne s’effondre pas de lui-même : il reste important grâce les gros jeux narratifs, les RPG et les exclusivités de prestige.

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justemr

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Fan de jeux vidéo et d'animation japonaise depuis mon enfance, j’espère partager ma passion avec tous les curieux.

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