Critique – Super-Héros Malgré Lui

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À l’heure où les franchises de super-héros Marvel et DC dominent aussi bien culturellement que financièrement les cinémas du monde entier, la France ne tarit pas de quelques grands projets parfois à gros budget !

Mais pour ce qui est du genre super-héroïque, est-elle franchement à la hauteur ?

Un film très inégal…

Le film nous projette dans la vie d’un acteur raté voyant sa carrière enfin lancée lorsqu’on lui propose le rôle principal du film « Badman ». Mais après un accident de voiture, il se prend vraiment pour ce justicier librement inspiré de Batman. La « Bande à Fifi » passe son temps à tourner en dérision la figure du justicier masqué, mais le tout avec des scènes d’action plutôt réussies mais pas vraiment à la hauteur de ce que pouvait proposer Nicky Larson et le Parfum de Cupidon.

Le début se passe bien, on retrouve l’humour habituel de Philippe Lacheau. On nous plonge dans les coulisses d’un film français de super héros qui a conscience que cela est un grand défi à relever pour une société de production. Dans cette première partie du film : des situations comiques toujours incongrues mais qui restent un minimum crédibles, au niveau de ce que peut donner une comédie. Mais lorsqu’on arrive aux premières scènes d’action, leur efficacité est indéniable, mais cette efficience les projette trop en décalage avec l’énorme ton comique du film.

Le problème est ici : l’identité et la paternité du film sont en réalité son plus gros défaut. L’histoire nous propose (ou peut nous proposer) divers intrigues très intéressantes mais ne s’y lance pas, notamment sur le métier de militaire de la sœur de Cédric, le personnage principal, ce qui aurait pu donner à ce personnage féminin plus de matière. Avec un tel concept, un véritable sérieux pouvait se tenir sur la longueur du film avec des relations entre personnages servis sur un plateau d’argent, mais le film n’en fait rien. Celui-ci préfère aller parfois très loin dans les blagues jusqu’à en être très lourd. Certaines, oui, font vraiment mouche aussi dans la deuxième partie du film, mais lorsque que le métrage redevient sérieux, on y croit plus vraiment, le sérieux lui-même devenant plus comique qu’autre chose.

Le film ne sais vraiment pas où se placer, entre sérieux et rigolade.

Une avalanche de références !

Captain Marvel citée de la bouche de Chantal Ladesou dans les premières lignes du film, il n’en fallait pas moins pour prétendre à moultes références à nos super-héros préférés. Charles Xavier, Wolverine, Mystique, Groot, Les Gardiens de la Galaxie… tant de références aussi bien musicales que supposées par des costumes. Mais la chose est que cela ne reste que des références, rien de plus, et le film ne vas pas plus loin dans son délire. Ces références ne restent que factuelles et sans réel intérêt pour la grande majorité d’entre elles.

En plus des références fictionnelles, certaines sont bien réelles et flirtent avec des événements médiatiques qu’a connu la France et l’étranger (Alec Baldwin, Notre-Dame, Mamoudou Gassama), ces moments rares du film étaient presque les plus hilarants.

Un potentiel quasiment gâché.

Le film navigue entre un méchant trop inexistant, rendant les enjeux poreux, des blagues parfois trop prévisibles et lourdes, et même quelques incohérences, comme une scène où des personnages (certains mêmes policiers) n’ont pas du tout l’air alertés par la potentielle mort brutale d’une dizaine d’enfants à 15 mètres devant eux.

Le métrage souffre même de certains problèmes de mixage. Il arrive à deux ou trois reprises qu’une phrase dite ne soit pas compréhensible, ou qu’une musique intra-diégétique s’entende trop fort en dépit des voix des acteurs. Aussi, le film nous fait profiter d’un texte d’annonce de lieu un peu avant la fin, alors qu’aucune annonce de ce type n’a été faite depuis le début du film.

Conclusion :

On a l’impression que le film sous-exploite son intrigue. Les décors ne sont malheureusement pas assez variés (certains sont même réutilisés), et lorsqu’un décor ressort du lot, il n’est pas utilisé complètement. Le personnage principal a l’air de subir un scénario pas assez ambitieux. Dommage que ce film ne soit pas une belle surprise comme l’a été son adaptation Nicky Larson et le Parfum de Cupidon. Ce n’est pas souvent que la France a la possibilité de faire du super-héros, et le pari est encore loin d’être remporté.

Super-Héros Malgré Lui, réalisé par Philippe Lacheau, est sorti le 2 février 2022 dans nos salles françaises.

L’équipe de GeekNPlay vous conseil tout de même d’aller voir le film pour vous faire votre propre avis. Et vous ? L’avez-vous déjà vu ? N’hésitez pas à nous le dire en commentaire ou sur nos réseaux sociaux (Facebook, Twitter) !

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Yinsen

Le gaming, comme le gras, c'est la vie ! Mais faut pas trop en abuser ;)

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