Vous l’avez sans doute remarqué si vous êtes fans de mangas : cet été, une pléthore de nouveaux titres feront leur apparition, que ce soit sur les plateformes de streaming ou en librairie. Et franchement… il y en a beaucoup. Trop même, pour pouvoir tout regarder ou suivre toutes les œuvres qui sortiront chaque semaine.
Chez GeekNPlay, on adore suivre les dernières nouveautés de la sphère manga, mais on va pas vous mentir : on a un peu galéré à se décider sur quoi suivre cet été. Alors, forcément, en tant que fans de shonen percutant, avec une histoire bien ficelée et une animation qui envoie du lourd, on s’est tout naturellement tournés vers Gachiakuta.
Ce manga, vous en avez sûrement entendu parler : il est sur toutes les lèvres depuis quelques mois. Et pour cause ! Avec l’histoire de Ludo, son univers brutal où la différence de classe sociale est omniprésente, ses personnages et ses combats impressionnants, Gachiakuta a su se faire une place solide dans le cœur des lecteurs.
Mais maintenant, une question se pose : est-ce l’adaptation animé sera fidèle au manga ? Est-ce qu’elle arrivera à capturer l’intensité de l’univers et cette direction artistique si unique ? Est-ce que l’anime parviendra à séduire à la fois les fans de la première heure et les nouveaux venus ? On tentera de répondre à toutes ces questions dans cette critique, réalisée grâce à l’envoi d’un lien presse par Crunchyroll.
Gachiakuta : un manga qui sort du lot !

Si vous ne connaissiez pas Gachiakuta avant, vous en entendrez définitivement parler dans les jours qui viennent. Le manga est écrit par la mangaka Kei Urana, qui a fait ses débuts en tant qu’assistante d’Atsushi Ōkubo, la mangaka derrière Soul Eater et Fire Force (et on perçoit d’ailleurs certaines inspirations dans les dessins). Depuis 2022, elle publie son tout premier manga à succès dans le Weekly Shōnen Magazine.
Dès le départ, le manga impressionne avec son système de classes sociales injuste. Bien sûr, on avait déjà lu pas mal de chapitres du manga, donc on attendait avec impatience la sortie de l’anime.
Comptabilisant aujourd’hui pas moins de 15 volumes, le manga est déjà bien installé dans la manga sphère. En effet, l’œuvre a reçu le Global Special Prize lors des Next Manga Awards de 2022, et a été nommée pour le 47e Kodansha Manga Award, dans la catégorie shōnen, en 2023.
Fun fact : l’auteur de Soul Eater et Fire Force recommande lui-même de lire Gachiakuta… comme quoi, la relève est assurée !
Mais que raconte Gachiakuta ? Avant d’entrer dans les détails, voici un rapide résumé proposé par Crunchyroll pour ceux qui ne connaîtraient pas encore :
Sortir des profondeurs de l’enfer pour changer un monde de rebuts ! Rudo vit dans les bas-fonds d’une ville flottante, où les pauvres tentent de survivre dans l’ombre des riches qui mènent la belle vie, déversant leurs ordures en dessous, dans l’abîme. Accusé un jour à tort, il est envoyé en exil là où s’accumulent les détritus. Tous ces déchets de l’humanité ont engendré des monstres cruels et terrifiants, mais Rudo n’a qu’un objectif : découvrir la vérité et se venger de ceux qui l’ont envoyé dans cet enfer. Pour cela, il devra maîtriser un pouvoir qui sommeille en lui et rejoindre les Nettoyeurs, un groupe qui combat les énormes créatures peuplant la fosse
Un système de classe qui dérange

C’est de là que tout part, dès les premières pages de Gachiakuta. On est propulsé dans un monde profondément injuste, où un énorme fossé sépare les riches des pauvres. Sur cette île céleste suspendue dans les airs, une frontière invisible mais bien réelle délimite les privilèges. Les plus aisés vivent en hauteur, protégés, pendant que les plus démunis tentent de survivre dans des quartiers délabrés, saturés de déchets.
Un système de castes qui n’est pas si fictif que ça quand on y pense. On retrouve ce genre de contraste dans la vraie vie, que ce soit en Inde, en Afrique ou même ailleurs, où les bidonvilles côtoient parfois, à quelques centaines de mètres, des zones résidentielles ultra-privilégiées. Gachiakuta met le doigt sur un mal bien réel… et le fait avec une violence stylisée mais significative.
C’est dans ce contexte que l’on fait la rencontre de Ludo, un jeune garçon né du mauvais côté. Comme beaucoup d’autres, il tente de survivre dans cette décharge à ciel ouvert, entassé avec les rejetés de la société, souvent descendants de criminels ou considérés comme tels. Méprisés, oubliés, exclus : les habitants de cette zone vivent dans des conditions à peine humaines. Et ceux qui enfreignent encore les règles… sont littéralement jetés dans l’abîme. Oui, balancés dans un gouffre géant avec tous les ordures. Plus symbolique, tu meurs.
Mais Ludo ne se résigne pas. Il refuse d’accepter son sort et tente de tirer quelque chose de cette montagne de déchets. Chaque jour, il part dans les décharges à la recherche de matériaux récupérables, qu’il revend pour survivre. Une activité risquée et illégale, qui ne plaît pas à son père adoptif et attire l’attention des forces de l’ordre. Alors Ludo court, se cache, mais il ne plie pas.
Ce qui nous a marqués, c’est à quel point ce personnage respire la rage de vivre dans un monde qui veut l’étouffer. Gachiakuta n’est pas juste un manga de baston stylé (même si les combats claquent vraiment).
Le début d’un sentiment amoureux… brisé trop tôt

Même si la vie dans les bas-fonds ne lui laisse aucun répit, Ludo trouve un semblant de paix dans sa relation avec Chiwa, une gamine comme lui, née du mauvais côté de la société. Elle aussi est une descendante de criminels, et pourtant, elle garde une innocence, une douceur, un courage presque lumineux dans cet environnement crasseux.
Tandis que le reste du monde tourne le dos à Ludo, Chiwa, elle, reste. Elle le soutient, le défend, parfois même contre les autres enfants du bidonville qui, bien qu’issus du même monde, se moquent de lui. C’est dans ce lien que naît quelque chose de fragile, de sincère. Une amitié forte, qu’on sent doucement glisser vers un sentiment plus profond, plus tendre… et peut-être, qui sait, vers un premier amour.
Dans cet enfer quotidien, Ludo et Chiwa sont l’un pour l’autre une bouffée d’oxygène, un rappel que malgré les ordures, les murs et la haine, l’humain peut encore ressentir de la chaleur.
Mais évidemment, rien n’est simple dans Gachiakuta. Et l’auteur ne prend aucun détour pour nous le faire comprendre. Ce fragile équilibre vole en éclats, et la violence narrative s’abat sans prévenir. En effet, Ludo est plus tard accusé de meurtre…
L’animation parvient plutôt bien à retranscrire cette violence, grâce à ses plans percutants (notamment dans les dernières secondes de l’épisode), à ses contrastes de couleurs bien dosés et aux expressions faciales des personnages (surtout de Ludo) ! On imagine sans difficulté un monde aussi brutal et désespéré.
Des combats impressionnants dans ce deuxième épisode !

Si on avait adoré l’ambiance du premier épisode avec Ludo sur cette île céleste aux contrastes saisissants, ce deuxième épisode nous plonge dans quelque chose de beaucoup plus sombre… et franchement intense ! Ludo chute dans la Fosse, ce gigantesque amas de déchets qui fait office d’enfer pour les exclus. Ici, l’air est irrespirable et des créatures terrifiantes, appelées Composites – nées des détritus jetés par les riches – rôdent sans merci.
C’est véritablement ici que l’ADN shōnen de Gachiakuta explose à l’écran. Entre une animation toujours aussi stylée et des affrontements bien nerveux, on découvre enfin les gants de Ludo en action. Et on fait surtout la connaissance d’un nouveau personnage qui impose direct le respect : Enjin qui ne fait qu’une bouchée des monstres, le tout avec prestance.
Une vie bien plus sombre en bas

Autant dire que, comparée à la vie sur l’île – même dans les bidonvilles – celle de la Fosse est clairement un niveau au-dessus en termes de dangerosité. L’air y est toxique, les masques à oxygènes sont obligatoires, et la survie dépend souvent de la loi du plus fort. Ici, certains n’hésitent pas à vendre les nouveaux arrivants pour de l’argent. Et c’est Ludo qui va en faire les frais…
Heureusement, Enjin le sauve in extremis des Composites, mais ce n’est pas vraiment un cadeau : il veut tester son potentiel. Résultat : Ludo se retrouve balancé entre les mains de types peu recommandables. Mais contre toute attente, notre héros sort les crocs ! Grâce à ses gants capables de transformer n’importe quel objet en arme, il retourne la situation et prouve qu’il n’est pas juste un gamin tombé du ciel. Impressionné, Enjin lui propose alors de le recruter… Un duo de choc en vue ? Affaire à suivre !
Ce deuxième épisode poursuit sur la lancée du premier avec une bonne dose d’action, un monde plus approfondi, et une tension constante. On commence à entrevoir les règles impitoyables de la Fosse et les mystères qui l’entourent. Le rythme est fluide, la mise en scène percutante, et chaque détail de l’univers semble pensé avec soin. Bref, ça donne clairement envie d’en voir plus !
Malheureusement, il va falloir faire preuve de patience : l’épisode 3 de Gachiakuta est repoussé au 27 juillet à cause des élections japonaises. Une pause frustrante, mais qui ne fait que renforcer notre impatience chez GeekNPlay !
Conclusion
Ce premier épisode de Gachiakuta pose les bases d’un univers aussi crade que fascinant. Entre critique sociale, injustice criante et rage de vivre, on est happés par la descente aux enfers (littérale) de Ludo. Et pourtant, malgré la noirceur, il y a de la lumière : une touche d’humanité, une once d’amour, et cette flamme qui pousse notre héros à ne pas baisser les bras. Le deuxième épisode est quand à lui plus dynamique et est rythmé avec des combats bien chorégraphié !
L’animation, sans révolutionner le genre, rend plutôt bien hommage à l’ambiance crasseuse et tendue du manga. Mention spéciale aux expressions bien appuyées et aux décors qui collent parfaitement à l’ambiance poisseuse de la série. Si l’anime continue sur cette lancée, on pourrait bien tenir l’une des pépites de l’été !
Alors, est-ce que Gachiakuta va réussir son pari en animé ? Pour nous, c’est un grand oui ! Restez connectés sur GeekNPlay, parce qu’on compte bien suivre les prochains épisodes de près.
*Critique réalisée grâce à l’envoi d’un lien presse par Crunchyroll.
Conclusion
L’animation, sans révolutionner le genre, rend plutôt bien hommage à l’ambiance crasseuse et tendue du manga. Mention spéciale aux expressions bien appuyées et aux décors qui collent parfaitement à l’ambiance poisseuse de la série. Si l’anime continue sur cette lancée, on pourrait bien tenir l’une des pépites de l’été !
Alors, est-ce que Gachiakuta va réussir son pari en animé ? Pour nous, c'est un grand oui ! Restez connectés sur GeekNPlay, parce qu’on compte bien suivre les prochains épisodes de près.
*Critique réalisée grâce à l’envoi d’un lien presse par Crunchyroll.
Les plus
- Un univers original et marquant
- Un protagoniste attachant
- Une animation propre et efficace
- Des combats épiques
- On attend la suite !
Les moins
- On cherche encore...






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