Critique – Demon Slave

DrFamikon
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Temps de lecture:4 Minutes

Chez Geeknplay, on aime les jeux-vidéo mais on aime aussi les jeux de société, les films et les livres. Alors forcément, quand on nous propose de découvrir une nouvelle série, on n’hésite pas une seule seconde. Il y a quelques temps, et à notre plus grande surprise, nous avons reçu un exemplaire de Demon Slave, le nouveau manga du scénariste de Red Eyes Sword. Déjà disponible au Japon depuis 2019, ce Shonen a été relativement bien apprécié par le public et c’est donc grâce à Kurokawa que ce dernier arrive en France. Mêlant à la fois action, aventure, drame, fantasy, romance ou encore magie, la série donne le pouvoir aux femmes et enchaîne son héros !

La femme est l’avenir de l’homme !

Sur Mato, une cité venue d’une dimension démoniaque, existe un fruit appelé Pêche. Une ressource spéciale qui a la particularité de donner des super-pouvoirs à celles qui les mangent. Ces femmes sont des membres des escadrons anti-démons. Le jeune Yûki Wakura se retrouve plongé dans la dimension de Mato. Acculé par une horde de monstres, il est sauvé de justesse par une jeune femme capable de le transformer en une créature surpuissante. Mais l’activation de ce pouvoir comporte une condition : il doit devenir son esclave… Demon Slave est donc une création de Takahiro. Ce dernier a commencé sa carrière comme scénariste de jeux vidéo chez InterArt. Depuis 2006, il est scénariste de plusieurs mangas, dont le célèbre Red Eyes Sword. Pour donner vie aux personnages de Demon Slave, c’est le mangaka Youhei Takamura qui se charge des dessins. Après avoir remporté la 74e édition du prix Tezuka avec son manga Meg Ryan no kimi et fait ses débuts dans le Jump SQ, il figure aujourd’hui parmi les dessinateurs les plus talentueux. Parmi ses œuvres, on cite également I-Revo: Ice Revolution (2008), Listen to me, girls. I am your father! (2011), Yae no Sakura(2012), ou encore Nightmare Funk (2014).

Dans Demon Slave, on se retrouve donc dans un univers où les rôles sont inversés. Ici, ce sont les femmes qui sont aux pouvoirs en majorité et qui ont des avantages sur les hommes. En effet, un jour, une dimension démoniaque a fait son apparition. Dans cette dernière on y trouve un fruit qui s’appelle la « pêche ». Cette dernière peut conférer des pouvoirs à celui qui le mange, mais fonctionne uniquement sur les femmes.
Un jour, un jeune garçon du nom de Yûki va se retrouver malgré lui plonger dans la dimension de Mato. Ce sont des choses qui malheureusement arrivent et la seule chose à faire est d’attendre l’arrivée de l’escadron des femmes qui ont des pouvoirs et peuvent vaincre ses créatures. C’est ce qu’il fait et justement une femme arrive. Mais cette dernière à un super-pouvoir étrange et au lieu de le renvoyer dans son monde, elle lui demande de l’aider. Ce qui diffère des autres Shonen fait donc la force de ce manga. Pour une fois, la femme prend la place centrale de l’histoire et n’est pas relayée au rang de bonne ou d’attribut sexuel… Enfin, pour le deuxième terme, ça se discute. Car si le manga est bourré d’action, il est toutefois réservé à un public averti et comporte de nombreuses scènes dénudées.

Des femmes, des boobs et du sang :

Si l’humour est omniprésente, le fan-service l’est tout autant. Sans trop rentrer dans les détails pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir la série, si la « maîtresse » de Yûki peut faire de ce dernier son esclave, elle doit le récompenser quand son « travail » a été bien effectué. Elle doit donc réaliser les pulsions et les envies de Yûki et même si celui-ci n’est pas un pervers désaxé, on parle tout de même d’un adolescent entouré de femmes… Mais tout est amené de manière comique et Demon Slave ne vire à aucun moment dans le hentai.
On profite donc de ce manga comme on profite d’une bonne bière, en lisant l’histoire d’une manière fluide tout en prenant le soin d’admirer le travail de Youhei Takamura. On peut dès ce premier tome découvrir également beaucoup d’action et cela donne un avant-goût plutôt prometteur pour la suite. Chaque fille qui compose l’escadron possède sa propre personnalité que l’on découvre au fur et à mesure et plus les pages se tournent, plus on a hâte de découvrir la suite. Kyoka est à la fois dominatrice et respectueuse avec l’adolescent, une dualité lié à son don. Shushu, qui peut modifier son physique, ne connait rien aux garçons et va jeter son dévolu sur le nouveau venu. Nei qui est la plus jeune, est adorable avec ce dernier, un peu comme une petite sœur. Quand à Himari, elle est la plus dur avec le concierge, disant haut et fort qu’il n’a rien à faire là…

Conclusion :

Bien que l’histoire de Demon Slave se mette en place de façon classique, le tout est parfaitement bien maîtrisé et l’univers est très bien expliqué. L’intrigue de la série se développe peu à peu et le bonus explicatif du scénariste à la fin est très intéressant. Savant mélange d’action, d’humour et d’ecchi bien dosé, le twist final donne envie de lire la suite et sera très certainement le fil rouge de la série…. La patte de Takahiro est reconnaissable entre mille et grâce à sa collaboration avec le mangaka Youhei Takamura et son style graphique relativement détaillé, on ne peut que passer un agréable moment de lecture.

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Demon Slave

8

Note

8.0/10

POINTS POSITIFS

  • Le style graphique de Youhei Takamura
  • Le style unique de Takahiro
  • Le pouvoir aux femmes
  • L'univers

POINTS NÉGATIFS

  • Il fallait marquer quelque chose, alors : le twist final
  • LE twist qui nous oblige à patienter pour savoir la suite !

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