Critique – Taro Miyao adopte un chat !? tome 3 édité par Mana Books

Depuis début septembre, les amateurs de félins peuvent découvrir la suite des aventures de Taro Miyao. Avec une couverture toute choupinou et remplie d’humour, ce 3e tome de Taro Miyao adopte un chat !? (avant-dernier de la série) continue d’enchanter le lecteur avec des tranches de vie de notre auteur admirateur de Machiavel et de Niccolo, son chat si mignon. Ces nouveaux chapitres sont-ils à la hauteur des précédents ? C’est ce que nous allons tout de suite découvrir à travers la critique de ce manga offert gracieusement par les éditions Mana Books.

Petite piqûre de rappel

« L’histoire du manga suit le quotidien mouvementé de deux colocataires que RIEN n’aurait dû réunir. D’un côté, un chat. De l’autre, un jeune homme prétentieux, prêt à tout pour parvenir à ses fins… y compris adopter un bon gros matou. »

Taro Miyao est un romancier à succès à la vie bien rangée. Amateur de Nicolas Machiavel, le philosophe de la Renaissance, le jeune homme est égoïste et prend un malin plaisir à se servir des gens qui l’entourent afin de parvenir à ses fins. Un jour, alors qu’il fréquente une épouse richissime pour les besoins de son prochain roman, cette dernière lui offre un cadeau qui serait capable de soulager ses épaules.
« Le cadeau en question ? Un petit chat tout mignon. L’écrivain, d’abord réticent, découvre que ses douleurs disparaissent comme par magie lorsque le félin grimpe sur son dos… »
Notre protagoniste décide donc d’accepter ce cadeau malgré les contraintes, notamment la colocation forcée.

Si le premier volume mettait en place principalement les interactions du chaton et de son maître dans des situations incongrues et/ou hilarantes, le deuxième tome voyait s’agrandir les protagonistes qui gravitent autour d’eux. Ici, pour son troisième volume, l’auteur s’appuie sur ses acquis pour faire vivre ses personnages. Toutefois, un nouveau protagoniste au charisme indéniable fait son entrée dans cette bande de joyeux lurons.

Avec son esprit machiavélique, notre romancier à succès est bien décidé à se servir de tout cet entourage pour parvenir à ses fins. À savoir, pouvoir écrire son roman dans de bonnes conditions en profitant des « massages » de son chat pour soulager ses douleurs aux épaules et au dos.
Et pour que le félin soit heureux, il faut qu’il soit bien entouré !
Mais finalement, n’est-il pas pris à son propre jeu ? Ne serait-ce pas les autres qui se servent de lui, à commencer par son charmant colocataire à quatre pattes ?

Un troisième tome réussi mais sans réelle surprise

Le manga se découpe en 12 nouveaux chapitres (du 16 au 27) + un bonus de quelques pages. Le ton est d’emblée donné avec sa couverture humoristique qui nous montre le chaton appuyer ses pattes sur les lunettes de Tori Buetsu (le meilleur ami de Taro). La qualité matérielle de l’ouvrage est bien là avec ses 192 pages et sa taille de 130 x 180 mm.

Dans ses nouvelles aventures, notre auteur machiavélique coule des jours heureux avec son chat rythmés par les visites quotidiennes de ses nouveaux camarades. On retrouve d’emblée le responsable éditorial de Tao, Akimitsu Kosaba, complètement déstabilisé par son entrevue avec son auteur fétiche à la fin du tome deux. Pour rappel, ce dernier avait prononcé le mot « culotte » lors de leur rencontre !
Inquiet pour son protégé, Akimitsu se rend directement chez Taro et tombe nez à nez avec toutes les personnes qui gravitent autour de chez lui. Mine de rien, l’auteur d’habitude taciturne et reclus a bien changé depuis l’adoption de son chat qui règne en maître dans la maison. De quoi déstabiliser le responsable éditorial !

Une entrée en matière tout en humour. Toutefois, vous risquez de trouver les autres chapitres inégaux. Heureusement, on passe d’histoires quelconques à de véritables petits bijoux d’humour comme seul l’auteur Sho Yamazaki a le secret. Ainsi, suivant votre humour, les délires autour du caca et du prout pourront vous laisser dubitatif, mais nul doute que les possesseurs de chats se retrouveront indubitablement dans la plupart des chapitres tels que celui intitulé « Taro Miyao danse toute la nuit ». Vous pourriez même partir dans un fou rire incontrôlé. On a l’impression que Niccolo est un chat inexpressif et un peu « gueugueu » (idiot) , et l’illustrateur parvient à nous le rendre hilarant avec son air de ne pas y toucher. Taro Miyao n’est pas en reste et, encore une fois, l’auteur prend un plaisir à faire descendre son protagoniste de son piédestal.

Un nouveau personnage d’âge mûr.

Le papa de Kanako Katuso, la voisine de nos personnages principaux, débarque dans ce microcosme. Son arrivée permet un certain renouveau dans l’histoire. Il faut dire que c’est un personnage haut en couleur. De même, pas sûr que vous arriviez à reconnaître la charmante Shoko Shirasu (la vétérinaire) du premier coup d’œil. En outre, vous ferez également la connaissance dans ce tome du Kotatsu !

Tombé en désuétude chez les Japonais, le kotatsu est une table basse japonaise équipée d’un dispositif de chauffage. Véritable objet culturel au pays du soleil levant, tout lecteur de manga des années 80 a l’image de protagonistes réunis autour de cette table alors que l’hiver bat son plein.

Par exemple, dans Urusei Yatsura, (Lamu) ; Rumiko Takahashi met en scène le Katatsu Neko. Le fantôme d’un chat mort de froid à la période d’Edo. Il squatte souvent la table d’Ataru ou reste souvent avec le vieux Cherry.

Ceci étant dit, notons que le manga se termine sur un bonus de quelques planches seulement, mais qui vous laissera avec un sourire sur les lèvres ! Dès lors, on n’a qu’une seule envie ! Lire la suite !

Conclusion

7,5/10
Taro Miyao 3 ne déçoit pas et reste dans la lignée de la série même si une certaine lassitude peut se faire sentir. Mine de rien, nous arrivons déjà à l’avant-dernier volume de la saga et même si l’histoire tourne un peu en rond, force est de constater que les moments humoristiques sont encore légion dans ce volume. Même s’il faut l’avouer, les chapitres sont inégaux et si vous n’aimez pas les chats, vous risquez de passer à côté de la saga. On apprend également que l’auteur a eu des difficultés à dessiner ce volume à cause de son état de santé et de sa vie privée. Gageons que le 4e volume soit à la hauteur de nos espérances et parvienne à conclure en apothéose les aventures de Niccolo et de Taro Miyaou ! Rendez-vous le 05 novembre pour le savoir !

Les plus

  • Dans la lignée des précédents volumes
  • Humour toujours présent
  • Les dessins
  • Toujours aussi "feelgood"

Les moins

  • Une certaine lassitude
  • Ne plaira pas à tout le monde
  • Il faut aimer les chats
yancha

yancha

Rédacteur avec pas mal d'XP au compteur ayant grandi avec les bornes d'arcades à l'ère 8 et 16 bits.

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