TEST – Planet of Lana 2 : Children of the Leaf

Sorti en 2023 sur Steam puis en avril 2024 sur consoles, Planet of Lana nous a laissé une très bonne impression. En effet, le titre développé par Wishfully et édité par Thunderful Publishing a été un véritable coup de cœur au sein de la rédaction de Geeknplay, où il avait récolté un 9 bien mérité. C’est dire à quel point nous étions ravis de pouvoir replonger dans les aventures de cette jeune fille et de son compagnon trop choupinou. Toutefois, légion sont les titres à décevoir leur public en proposant une suite bâclée. Planet of Lana 2 en fait-il partie ? L’attente est-elle à la hauteur de nos espérances ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble à travers ce test de Planet of Lana 2, réalisé sur Nintendo Switch via un code fourni par l’éditeur.

Avant-propos et Histoire

Tout d’abord, nous vous conseillons fortement de faire le premier épisode avant de vous lancer dans l’aventure de cette suite. En effet, l’histoire de Planet of Lana 2 se passe quelque temps après les péripéties du 1er opus, et il serait dommage de ne pas connaître les protagonistes et les événements passés. Cette section risque d’ailleurs de spoiler ceux qui comptent faire les épisodes dans l’ordre.
Ceci étant dit, Planet of Lana 2 vous met à nouveau dans la peau d’une jeune fille prénommée Lana. Pour rappel, elle avait pu sauver sa sœur dans le premier épisode grâce à sa rencontre avec Mui, une drôle de petite créature mi-chat, mi-écureuil et mi-robot. En effet, les robots étaient devenus fous et kidnappaient tous les humains aux alentours. Lana et son petit compagnon avaient pu stopper les intentions belliqueuses des machines. Les hommes et les robots purent alors cohabiter pacifiquement.

Les péripéties de cet opus commencent avec Lana qui explore les vestiges du vaisseau abandonné depuis des siècles, vu dans le 1er épisode, accompagnée cette fois-ci d’une jeune enfant nommée Anua. Toutes deux retrouveront Mui quelque temps plus tard, et leur jeu les amène même jusqu’à la cabine du capitaine.

Bien plus tard, après être rentrées au village des pêcheurs grâce à Rakuen, nous retrouvons nos héroïnes en promenade vers la tombe des parents de Lana. C’est alors qu’un véhicule volant laisse tomber un monolithe étrange aux émanations dangereuses. Profitant d’un moment d’inattention de Lana, la curiosité d’Anua lui est fatale. En s’approchant trop près, celle-ci s’intoxique et s’évanouit.

Lana va alors devoir tout faire pour trouver un remède et sauver la petite, tandis que la révolte gronde contre ceux qui détruisent la nature pour récupérer le précieux minerai dangereux, source d’énergie. Une rébellion qui entraîne avec elle sa grande sœur Elo. Si Lana voulait suivre son aînée dans la lutte, elle ne doit pas oublier que le destin de l’enfant repose sur elle.
Rakuen, l’ancien, lui donne alors une liste d’ingrédients très rares à récupérer afin de pouvoir sauver la vie d’Anua.

Commence alors vraiment l’aventure de Planet of Lana 2, qui amènera la jeune fille à voyager aux quatre coins du monde, tandis qu’elle sera confrontée aux groupes d’humains qui utilisent la technologie des machines comme arme et l’emploient pour exploiter les ressources de la planète sans se soucier de l’environnement. Elle rencontrera également Tailo, un habitant d’une tribu vivant dans la forêt, et croisera même la route d’un étrange prophète…

Planet of Lana 2 propose donc une véritable odyssée pleine d’émotions, dont la durée est significativement plus longue que l’opus précédent, même si elle se termine en 6-7 heures. Les décors sont variés et le clin d’œil au long métrage d’animation Princesse Mononoke de Miyazaki et à son dieu cerf prend tout son sens dans un chapitre du jeu. La faune et la flaure ainsi que les thèmes abordés font irrémédiablement pensé aux œuvres du studio Ghibli voir même à Avatar de James Cameron.

En outre, comme dans Planet of Lana, chaque niveau renferme un morceau d’illustration cachée. En effet, il vous faudra trouver des capsules qui renferment ces fragments. Une fois complétés, ceux-ci nous renseignent un peu plus sur l’histoire de cette civilisation. Une bonne occasion de refaire le titre afin de compléter un « dessin » significatif.

Un gameplay qui a fait ses preuves

La jouabilité du titre repose principalement sur l’interaction entre Lana et Mui. Vous contrôlez la jeune fille et donnerez des ordres à la petite créature. Cette dernière possède des talents cachés et peut ainsi court-circuiter les machines ou prendre possession mentalement de créatures inférieures vivantes. Ainsi, une fois mises hors service pendant un court instant, Lana pourra prendre le contrôle de machines volantes. De même, Mui pourra par exemple contrôler de petits poissons afin de pouvoir explorer les profondeurs maritimes et emprunter des passages sûrs. Toutefois, notre petit compagnon craint toujours autant l’eau, et Lana devra souvent trouver le moyen de le protéger des liquides.

Les puzzles sont logiques, les dangers omniprésents, mais le titre est beaucoup plus rythmé que dans l’épisode précédent. De plus, on reste beaucoup moins coincés et les bugs sont beaucoup plus rares. Même si Lana souffre toujours d’une certaine raideur, elle est néanmoins maintenant capable d’effectuer des glissades salutaires. De plus, ses capacités de nageuse seront souvent mises à contribution.

La succession d’énigmes n’est jamais frustrante, et on apprend de nos erreurs. Aucun passage n’est vraiment rédhibitoire, et la frustration n’est jamais vraiment présente. On apprend de ses erreurs, et l’aventure peut très bien se jouer en famille ou entre amis en se passant la manette une fois un échec rencontré. Car il faut bien avouer que l’on meurt assez souvent, finalement.

Logique et timing sont les maîtres mots de la réussite de votre aventure ! Attention à ne pas vous emmêler les pinceaux.

Une suite convaincante

Planet of Lana 2 prolonge le plaisir rencontré dans le premier épisode. Le titre de Wishfully repose sur des bases solides, notamment la symbiose qui s’instaure entre Mui et Lana, telle celle que l’on pouvait trouver dans les œuvres de Fumito Ueda comme Ico. D’ailleurs, on retrouve Takeshi Furukawa dans la composition de la bande originale du titre. L’artiste avait déjà su composer The Last Guardian et l’OST du premier épisode.

Discrète mais efficace, les compositions du compositeur japonais font mouche et parviennent à nous émouvoir lorsqu’il le faut. Enfin, encore une fois, à part le préambule, l’histoire n’est pas sous-titrée et la langue des protagonistes est inconnue. À vous de comprendre au-delà des mots. Un parti pris qui accentue l’immersion dans cet univers si particulier.

Conclusion

Adam Stjärnljus et son équipe nous proposent avec Planet of Lana 2 une suite convaincante qui ravira ceux qui ont été conquis par le premier épisode. La série sait s’imposer comme une référence du genre de jeu d’action scénarisé qui nous enchante depuis Another World d’Éric Chahi, en passant par Limbo et Inside du studio Playdead. Seule ombre au tableau idyllique de ce test, outre la faible durée de vie ? On attend avec impatience la suite !

Conclusion

8,9/10

Les plus

  • Un scénario intéressant
  • Les puzzles
  • L’alchimie entre Mui et Lana
  • La direction artistique
  • On a hâte de découvrir la suite

Les moins

  • Encore trop court
  • La rigidité du gameplay
  • Manque de vraies nouveautés
  • Le cliffhanger