Depuis maintenant deux semaines, il est possible de s’aventurer dans un monde magique en incarnant des mangoustes sauteuses ! En effet, Nikoderiko: The Magical World est disponible sur tous les médias actuels et vous promet une grande aventure pleine de rebondissements. Développé par le studio indépendant VEA Games et édité par Knights Peak, ce titre puise ses origines dans les classiques des années 90. Il suffit de regarder le trailer afin d’irrémédiablement penser à Donkey Kong Country ou Crash Bandicoot. Véritable hommage ou plagiat éhonté sans personnalité, c’est ce que nous allons découvrir à travers ce test réalisé sur Nintendo Switch via un code fourni par l’éditeur.
Il était une fois, une île…
Niko et sa sœur Luna, deux jeunes mangoustes, découvrent une ancienne relique sur une île magique. Hélas, le méchant baron Grimbald, de la Cobring Gems Company, la leur arrache. Pour sauver l’île et ses habitants, nos deux héros bondissants devront se lancer dans une aventure haute en couleurs à travers 7 mondes uniques pour vaincre les méchants ! Heureusement, ils pourront compter sur leurs amis animaux pour les aider dans leur quête.
Il faut bien avouer que la vidéo d’introduction ne dure pas bien longtemps pour planter le décor. En outre, quelques bugs viennent gâcher l’expérience visuelle de ces courts métrages, et les dialogues traduits en français défilent malheureusement à vitesse grand V et il arrive que nous rations la fin des conversations ! Pour pallier à cet inconvénient, nous vous conseillons de faire apparaître, d’emblée, toutes les lignes de dialogue via le bouton A.
Mais Nikoderiko : The Magical World ne s’embarrasse pas d’une histoire complexe. Vous êtes les gentils et vous allez devoir battre les méchants. Le reste est finalement secondaire. Après tout, il suffit qu’un méchant vole des bananes pour faire une histoire… Alors ne jetons pas la pierre à ce méchant baron qui a soif de richesse. Ceci n’est qu’un prétexte pour vivre une grande aventure mettant en scène deux mangoustes.
Un air de déjà joué
Le titre du studio VEA Games repose sur un gameplay qui a fait ses preuves. Ainsi, 90% des niveaux vous fait évoluer dans des décors en 2.5D et propose une jouabilité typique. A savoir, une touche pour sauter, une autre pour faire des glissades. Vous pouvez déployer votre paravoile pour planer vers des objets cachés ou vous sortir de situation périlleuse, mais les habitués du genre trouveront vite leur marque. En outre, le fait de pouvoir porter un coup spécial vers le bas vous permet de détruire les décors pour vous frayer un chemin vers des passages secrets ou éliminer un ennemi récalcitrant.
Ceux-ci doivent être identifiés afin d’être mieux éliminer. Si les croco, les serpents lambdas demandent juste à être assommés via un saut sur leur tête ou via une glissade, certains vous demanderont une certaine stratégie. En effet, par exemple, les hérissons doivent être battus vers l’arrière, et il faudra identifier à quel type de crabes vous avez affaire pour ne pas être blessé par leur pinces. Les plus récalcitrants auront besoin que vous leur jetiez une caisse pour être défaits.
Enfin, chaque monde propose un boss belliqueux qui vous permettra de tester votre logique et votre dextérité.
Pour vous aider dans vos aventures, vous aurez le loisir de chevaucher des montures merveilleuses. Ainsi, le crapaud cracheur vous permettra d’explorer les niveaux terrestres plus sereinement, au même titre que les sangliers indestructibles. Les hippocampes, quant à eux, vous permettront d’appréhender les passages aquatiques plus sereinement. Enfin, c’est à dos de dragons que vous pourrez parcourir les cieux.
Dans les faits, il est possible d’acheter 3 types de créatures via la monnaie du jeu afin de faire apparaître ces montures à n’importe quel moment du jeu, ou presque. (certaines zones ne le permettent vraiment pas)
A certains moments, le titre rompt la monotonie d’un gameplay 2D en vous proposant d’évoluer dans un monde 3D. Le passage se fait naturellement et on a l’impression d’incarner un marsupial bien connu créé par les cofondateurs de Naughty Dog. Mais ce n’est qu’une impression…
De plus, un certain problème de lisibilité nous empêche d’être vraiment précis dans les déplacements, mais cela reste relativement amusant.
En outre, les niveaux sont parsemés de bonus. Ainsi, vous aurez tout loisir de récolter des chauves-souris, des verts luisants, des lucioles, des parchemins et des pièces uniques pour les échanger contre des créatures ou des objets pour agrandir votre musée. Vous débloquerez ainsi dessins préparatoires, musiques et personnages en 3D.
D’autre part, vous pouvez également récupérer les lettres N, I, K et O afin de former le mot KONG NIKO, récupérer deux clés bien cachées à travers des niveaux cachés dans des tonneaux et enfin, retrouver un magnifique diamant. Cela prouvera que vous avez fait le niveau de fond en comble et sera une condition sine qua non pour finir le jeu à 100%. En aurez-vous vraiment envie ? c’est une autre question.
Toutefois, ces artefacts ne servent à rien d’autre ! Pas d’échange possible, pas de nouveaux niveaux optionnels et encore moins de nouvelle vie étant donné qu’elles sont infinies dans Nikoderiko: The Magical World.
En effet, ce titre de plateforme est destiné à tout type de joueurs de 7 à 77 ans et sa difficulté est beaucoup moins frustrante qu’un Donkey Kong Country. Une aventure qui s’apprécie a fortiori à deux !
Un mode deux joueurs réussi
Si l’aventure solo peut être agréable, il faut bien avouer qu’elle représente un petit challenge en mode normal. Une fois perdus vos 3 cœurs, il faudra repartir du checkpoint et certains passages sont plutôt ardus. Il vous faudra alors connaître le pattern par cœur afin de triompher de certains passages délicats. Seule solution pour avancer sans trop de problème, partager l’aventure à deux!
Que vous choisissiez Niko ou Luna, le gameplay sera exactement le même. En effet, aucune différence notable permet de différencier les deux protagonistes. Leurs capacités sont donc similaires en tout point.
Une fois que votre coéquipier perd ses 3 cœurs, il flottera dans les airs jusqu’à ce que vous le délivriez. Tachez de ne pas mourir avant sa délivrance. Comme les vies sont infinies, les résurrections aussi ! Malgré tout, le jeu n’est pas pour autant facile et propose un joli challenge.
Si la frustration ne vient pas de sa difficulté, Nikoderiko: The Magical World s’offre de nombreux bugs qui pourraient faire grincer quelques dents.
Des bugs à foison
Au début de ce test, nous évoquions des bugs concernant les cinématiques vidéos visibles sur Nintendo Switch qui souffraient d’un rendu parfois discutable. L’image a, en effet, tendance à être « divisée » en deux parties alors qu’elle ne le devrait pas. De même, il arrive qu’un décalage de son apparaisse. Si cela n’est pas très gênant durant les phases hors jeu, c’est tout de suite un peu plus désagréable ingame. Heureusement, ces moments sont très rares. Toutefois, d’autres bugs sont présents durant les niveaux. Si on peste au début devant ceux-ci, force est de constater qu’on peut également s’en amuser, a fortiori si on est deux. Il est en effet amusant de voir sa monture flotter dans les airs avec impossibilité de l’enfourcher à nouveau. De même, comment ne pas être dubitatif devant un boss qui refuse de se battre et vous oblige à recommencer l’affrontement vu qu’il faut qu’il vous attaque pour que vous puissiez contre-attaquer ! Et à votre avis, que se passe-t-il quand votre personnage est bloqué sur sa monture avec impossibilité d’avancer ? Recommencer le niveau bien sûr ! Parfois, votre acolyte se retrouvera bloqué dans les décors eux-mêmes !
Toutefois, vous pourrez parfois profiter des bugs eux-mêmes ! Par exemple, pour atteindre une plateforme en hauteur, il vous suffira de prendre appui sur votre coéquipier pour bénéficier d’un saut supplémentaire ! Je ne suis pas sûr que cette fonction ait vraiment été prévue par les développeurs. En tout cas ! Elle se révèle très utile et efficace. De même, il arrive que votre coéquipier, s’il meurt avec sa monture, réapparaisse avec celle-ci alors que le passage ne devrait pas lui permettre !
Plus embêtant, il arrive également souvent que lors des parties à deux joueurs, la caméra ne sache pas sur quel protagoniste se focaliser. Ce qui peut être relativement…
Conclusion.
Si les premiers pas dans l’aventure sont fades, Nikoderiko: The Magical World révèle sa saveur après ses premiers mondes et gagne en intensité. Même si l’on découvre le même gameplay qu’un Donkey Kong Country avec ses passages sur chariots dans des mines, ses tonneaux, ses montures, ses phases aquatiques, ses bonus et un background similaire, Nikoderiko: The Magical World parvient de justesse à éviter le plagiat éhonté.
Ainsi, si nous conseillerons au possesseur de Nintendo Switch de passer leur chemin afin de se procurer l’original, nul doute que les possesseurs d’Xbox, PlayStation ou PC seront ravis de retrouver le gameplay d’un titre phare de Nintendo dans une aventure originale et amusante.
Car, même si ce n’était pas gagné, Nikoderiko: The Magical World est parvenu malgré tout à nous charmer et n’est finalement pas la catastrophe attendue.
Toutes les images de Nikoderiko: The Magical World illustrant cet article ont été capturées sur Nintendo Switch par nos soins.
Conclusion
Les plus
- Une aventure colorée
- Un jeu agréable à deux joueurs
- Un gameplay qui a fait ses preuves
- Les musiques sympathiques de David Wise
- Des bugs amusants
Les moins
- Une aventure solo qui peut être frustrante
- Beaucoup de bugs
- Un manque de rejouabilité certain
- La danse de la victoire de Niko
- La voix de Niko













