Face à la disparition croissante de jeux vidéo rendus injouables ou retirés des plateformes en ligne, une pétition citoyenne intitulée « Stop Killing Games » appelle les éditeurs et les autorités à protéger les droits des joueurs. Un combat qui a récemment pris une nouvelle dimension avec le soutien public d’un député européen.
Des jeux qui disparaissent, même pour les acheteurs
À l’ère du tout numérique, de nombreux jeux ne sont plus accessibles une fois retirés des plateformes ou si les serveurs sont fermés. Pire encore : même les joueurs les ayant acheté légalement peuvent se retrouver dans l’impossibilité d’y jouer. Ce phénomène soulève des questions sur la propriété réelle des biens numériques.
Parmi les cas marquants :
The Crew (Ubisoft) : rendu totalement injouable après la fermeture de ses serveurs, même en solo….Car le jeu fut retiré de la bibliothèque des utilisateurs.
Overwatch 1 : désactivé au profit de sa suite, sans solution pour les fans de la version originale.
GTA Trilogy : les versions classiques supprimées lors de la sortie de l’édition « définitive », pourtant controversée.
Une pétition pour défendre les droits des joueurs
La pétition « Stop Killing Games », lancée par des créateurs de contenu et soutenue par des associations comme l’Electronic Frontier Foundation (EFF), réclame :
Le droit d’accès permanent aux jeux achetés.
Des lois protégeant les consommateurs dans le domaine du numérique.
La préservation du patrimoine vidéoludique, au même titre que d’autres œuvres culturelles.
Un député européen rejoint le mouvement
Un événement marquant dans cette mobilisation : le député européen Marcel Kolaja (vice-président du Parlement européen et membre du Parti Pirate) a publiquement signé la pétition. Il a également invité ses collègues eurodéputés à faire de même, soulignant l’importance de défendre les droits numériques des citoyens européens.
🗣️ « Ce n’est pas seulement une question de jeux. C’est une question de droits numériques fondamentaux. Lorsque vous achetez quelque chose, vous devez pouvoir y accéder durablement. » – Marcel Kolaja
Ce soutien politique ouvre la voie à des discussions législatives potentielles au sein de l’Union européenne, notamment autour de la propriété numérique et du droit à la réparation et à la conservation des contenus achetés en ligne.
Une prise de conscience nécessaire
Alors que les plateformes de distribution comme Steam, Epic Games ou Ubisoft Connect dominent le marché, il devient urgent de poser des règles claires. Beaucoup de joueurs réalisent aujourd’hui qu’ils n’achètent pas vraiment un jeu, mais une licence temporaire, pouvant être révoquée à tout moment.
La pétition « Stop Killing Games » cristallise cette inquiétude croissante. Elle dépasse le simple cadre du jeu vidéo pour poser une question fondamentale : que signifie « posséder » un bien numérique ?
Pour soutenir la démarche, la pétition est disponible en ligne. Elle a déjà recueilli plus d’un millions de signatures et pourrait bien faire bouger les lignes, à condition que la pression citoyenne et politique continue de monter. Alors, si vous souhaitez préserver le jeu vidéo et défendre vos droits, c’est sans doute le moment de signer la pétition!

